Organisée chaque année depuis 2006, la tessonnade est une manifestation dédiée à la terre cuite, notamment la terre cuite comme matière archéologique. Potiers amateurs et confirmés, amateurs d’archéologie se côtoient sur fond d’animations grand public, d’expérimentations bon enfant et de conférences.

Cette année, la tessonnade a lieu à Salles (33) du 20 au 26 mai. On peut retrouver sur le blog de la manifestation le programme complet.

http://tessonnades.blogspot.fr/p/tessonnade-2012.html

On y découvre que le CRESS (Centre de Recherches et d’Etudes Scientifiques de Sanguinet) est partenaire de la tessonnade, permettant un déploiement des animations archéologiques autour de la hache polie (fabrication/usage) et du bouleau (production de récipient, de bétuline), mais aussi de la vannerie. Le programme évoque également des sorties botaniques. Ambitieux, certes, mais trop éclectique sûrement : en quoi cela colle-t-il à l’essence même de la tessonnade telle que présentée également sur le même site? Il serait bon de renommer cet élan généreux (et peut-être en cela mal canalisé, pagaillous comme diraient les gens du coin) afin de permettre d’assumer des animations diverses, oscillant entre découverte du milieu naturel, ethnologie, musicologie, archéologie, l’inévitable atelier raku (aussitôt que l’on parle poterie, aussitôt apparait quelqu’un prétendant faire du raku et conséquemment pondre des récipients moches, pardon, originaux) etc.

Centenaire des arènes de Dax

 

Samedi 25 mai 2013 Dax, salle René Dassé, mairie, 10 heures

Matin 10 h

• François Bordes : De la rue à l’arène jusqu’en 1913.

• Hubert Delpont : Histoire de la création des arènes.

• Marie Pendanx : Les arènes au cœur de la vie locale.

• Kévin Laussu : Architecture des arènes.

 

Après-midi 15 h

• Jean-Pierre Laulom : Quand la mitre n’aimait pas les cornes.

• Marie Pendanx : Les bandas dans l’arène.

• Alexis Arras : Un nouveau souffle sur les arènes : les années 1960 et 1970.

Entrée libre et gratuite

Le patrimoine bâti rural ancien du Lot-et-Garonne est évoqué dans trois articles parus dans la revue InSitu – Revue des Patrimoines. A noter que deux des articles sont signés Hélène Mousset, conservateur du Patrimoine au Service Régional de l’Archéologie d’Aquitaine (après être passée par le service Inventaire de la DRAC Aquitaine). On découvre dans ces articles quelques clés de lecture du bâti ancien, bien utiles dans une région où la persistance de certains archaïsmes fausse parfois la datation des bâtiments.

Alain BESCHI et Hélène MOUSSET, « La vallée du Lot en Lot-et-Garonne : inventaire topographique », In Situ, 6, 1995 : http://www.insitu.culture.fr/article.xsp?numero=6&id_article=mousset-691

Résumé : La remise en navigation du Lot est à l’origine du projet d’inventaire du patrimoine de la vallée dans sa partie lot-et-garonnaise. L’ampleur du territoire – 12 cantons riverains – et de la perspective historique – du Moyen Age à nos jours – imposaient d’emblée rigueur et objectifs clairs : méthode raisonnée de l’inventaire topographique pour un bilan homogène du patrimoine, fondée sur une enquête systématique du paysage bâti et du mobilier public, sans a priori. Le premier résultat est un catalogue patrimonial sous forme de bases de données. Mais ce corpus documentaire hétérogène et touffu n’est pas une addition de monographies : il peut et doit être interrogé et exploité comme un ensemble apportant une connaissance renouvelée du territoire. Sans prétendre réaliser une synthèse de la totalité des données pour l’ensemble de la vallée, les exemples qui vont suivre illustreront la façon dont le travail d’inventaire apporte réponses et nouvelles interrogations, concernant notamment l’occupation du sol, les paysages et l’architecture de cette partie de l’Agenais. Recherche de l’empreinte d’une époque déterminée, examen de la permanence des paysages bâtis sur la longue durée et observation des traces de mutations et flexions historiques, sont un triple niveau d’analyse attendu dans le cadre d’un inventaire sur un vaste territoire rural.

Hélène Mousset, « L’habitat rural des vallées de la Baïse et du Lot : contexte agraire et paysager », In Situ, 5, 2004 : http://insitu.revues.org/2337

Résumé : Un inventaire du patrimoine a été réalisé dans dix-sept cantons ruraux le long du Lot et de la Baïse. Ce territoire s’étend sur plusieurs secteurs géographiques et se caractérise par un habitat et des paysages variés. L’étude des relations entre l’habitation et les dépendances agricoles a permis d’envisager les systèmes agraires et leur évolution. En outre, l’ensemble des éléments bâtis du territoire ayant été pris en compte, cet inventaire rend possible une approche de l’histoire des paysages ruraux.

Alain Beschi, « Apports, limites et perspectives des méthodes « classiques » de datation du bâti en milieu rural : quelques exemples dans les vallées de la Baïse et du Lot », In Situ, 9, 2008,: http://insitu.revues.org/3587

Résumé : Les campagnes d’inventaire menées ces dernières années en Aquitaine dans les vallées de la Baïse et du Lot ont permis d’éprouver les méthodes généralistes de datation du bâti en milieu rural. Celles-ci nécessitent l’élaboration de critères fiables ainsi que la constitution de référentiels et d’outils typo-chronologiques. Les quelques exemples présentés ici s’attachent à montrer que, au-delà de la collecte de l’information patrimoniale sur un territoire, l’Inventaire, par son jalonnement chronologique, participe à la constitution d’un socle de connaissances sur l’histoire des campagnes.

 

L’Encyclopédie Bonneton est une sorte de condensé de tout ce qu’il faut savoir sur chaque département ou région. On y trouve un ensemble d’informations plutôt bien sourcées, avec des contributions de spécialistes des thèmes abordés. Au début des années 2000, une nouvelle version est sortie, colorée, avec une actualisation de pas mal de données. Nous avons souhaité vous présenter l’ouvrage dédié aux Landes, du moins, sa première partie : Histoire et Histoire de l’Art.

Aux commandes, plusieurs pilotes sont connus dans le paysage universitaire régional ou les différentes sociétés savantes : Bénédicte Boyrie-Fénié (spécialiste de linguistique d’oc et de toponymie), Jean Tucoo-Chala (ancien conservateur de l’écomusée de Marquèze), Francis Dupuy (sociologue spécialiste des relations sociales de la Grande Lande au XIXe siècle), Jean-Pierre Lescarret (spécialiste de la société traditionnelle de la Grande Lande), Bernard Traimond (sociologue spécialiste de la société landaise) etc.

Nous vous conseillons vivement d’acquérir cet ouvrage, dont voici un extrait.

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