Bienvenue sur le blog du Club Dubalen

  • Qu’est-ce que le Club Dubalen?

Il s’agit d’un groupe de femmes et d’hommes réunis autour de la question du Patrimoine Historique et Archéologique de l’Aquitaine, principalement de l’Aquitaine méridionale. La plupart d’entre nous est membre du tissu associatif local, parfois rattaché à des organismes de recherche ou membre d’équipes institutionnelles.

Nous agissons de manière désintéressée et jamais au nom du Club. Celui-ci est principalement une plateforme de discussion et de réflexion utilisant internet comme moyen de communication et de transfert de documents. On pourrait parler aussi de think tank, expression à la mode. Nous nous connaissons tous, nous nous rencontrons régulièrement et en cela, n’avons en aucune manière besoin de fonctionner en tant qu’association loi 1901.

Notre but est de promouvoir la recherche archéologique et historique régionale. Nous sommes attentifs à la transmission du savoir, aux outils de médiation, à la protection du Patrimoine et des sites archéologiques et surtout, nous agissons autant que possible pour éviter approximations, désinformation ou répétitions d’idées reçues. Faire partie du tissu associatif, par exemple, nous permet d’oeuvrer dans un but pédagogique et de nous constituer en tant que relais locaux de l’information scientifique.

  • A quoi sert ce blog?

Vous tenir informés de publications, expositions, débats en lien avec la recherche archéologique ou historique régionale. Vous pourrez aussi télécharger divers documents (articles, photos) en rapport avec la thématique qui nous occupe le Patrimoine ancien de la région.

  • Pourquoi « Club Dubalen »?

Nous avons souhaité rendre hommage à Pierre-Eudoxe Dubalen, chercheur passionné et désintéressé dont la carrière fut exemplaire : archéologue, botaniste, géologue, il fut aussi l’artisan d’un travail de médiation patrimoniale conséquent par la création et l’actualisation régulière d’un musée qui finit par porter son nom : le Musée Dubalen à Mont-de-Marsan, structure aujourd’hui disparue. La citation en en-tête est de lui et l’image à gauche est un traitement graphique d’un de ses portraits.

7 Thoughts on “Bienvenue sur le blog du Club Dubalen

  1. Quand j’entends, ou lis de tels discours sur « les pilleurs » qui arrachent du sol le patrimoine de notre passé etc etc… Autant je pourrais être d’accord avec ce genre de pensées, mais alors il faut que l’on m’explique: j’ai emmené dernièrement mes enfants découvrir l’ancien site de fouille gallo romain de Biganos….
    Mon dieu, quel désastre: abandon dans un état déplorable, les toiles de protection en lambeau, des buttes de terres de remblai du site laissées tel quel, un puits non protégé au milieu de nul part.. Bref, si cet endroit n’est plus intéressant pour l’archéologie et nos valeureux chercheurs, pourquoi ne pas autoriser les détectoristes à venir sortir de terre ce qui pourrait rester, plutôt que de laisser la foret, les piétinements, les chercheurs de cèpes et curieux venir salir un tel endroit si important à vos yeux??! Bref, la collaboration serait tellement plus judicieuse… Mais l’égoïsme étant tellement plus fort. Interdisez la vente d’alcool et la contrebande grandira, interdisez la légalisation du cannabis et vous en trouverez sous le nez de vos enfants devant les écoles, interdisez l’utilisation de détecteur de métaux… certains viendront nous piller! Bref, je ne supporte plus ces discours extrémistes! Combien de sites ou de lieux historique le sont devenus grâce à un usager de détecteur de métaux qui à fait une découverte et l’a signalée? Arrêtons de faire une généralité par seule jalousie.
    Très cordialement,

  2. Comme souvent, on ne peut se contenter d’une simple constatation en tant que promeneur pour comprendre la situation d’un site archéologique. C’est comme si quelqu’un qui n’y connait rien en chirurgie passait dans un bloc opératoire en plein milieu d’une opération à cœur ouvert et s’écriait « quelle boucherie! comment peut-on laisser faire ça! moi, j’ai regardé le « Journal de la Santé » sur Fr5, laissez-moi faire. »
    Le site de Biganos est actuellement gelé après une campagne de fouilles pluriannuelles et l’ensemble du mobilier exhumé et étudié a été regroupé courant 2013 dans le dépôt régional de Pessac. De ce que j’en sais, le responsable de cette campagne n’a pas encore fini la synthèse qui constitue un travail énorme. Ce que ne semblent pas comprendre les détectoristes dans leur majorité, c’est que l’archéologie ne se contente pas de creuser pour sortir des objets mais doit assumer la destruction partielle ou totale d’un site (l’archéologie est une des rares disciplines qui détruit pour pouvoir étudier) et en conséquence, prendre le maximum de précaution sur le moment dans les méthodes de fouille, d’observation, de relevé etc. cela dans le but de réaliser un rapport conséquent dans les années qui suivent, le plus détaillé possible, puis une publication dans un délai généralement plus long, délai lié aux obligations professionnelles qui limitent le temps à accorder à cette démarche nécessaire. C’est ainsi que dans le cas où un site n’est fouillé qu’en partie, puis « gelé », n’importe quel archéologue qui connait son métier peut reprendre la fouille après consultation de l’ensemble de la documentation laissée par son ou ses prédécesseurs. Il y a de nombreux cas en France et dans la région, on peut évoquer la villa de Lalonquette qui a connu une longue interruption de fouille, une reconquête du couvert végétal, puis de nouvelles campagnes de fouilles dans les années 90 et aujourd’hui, le site est viabilisé dans une perspective touristique. Certes, un site « gelé » n’a pas toujours bel aspect, surtout quand des visiteurs indélicats soulèvent les bâches, éventrent les niveaux, épierrent les murs, mais à qui est-ce la faute? pas aux archéologues, mais davantage aux collectivités territoriales qui ne prennent pas la peine d’assumer une vigilance même modérée de leur patrimoine. Il ne faut pas confondre. Et le fait de passer une poêle dans des niveaux encore en place de sites qui restent en partie à fouiller méthodiquement, je ne vois pas l’intérêt : sortir des monnaies, des boîtes à sceau, des fibules, des épingles de niveaux qui seront fouillés ultérieurement et qui se retrouveront sans mobilier métallique, ce n’est pas ce que l’on peut appeler de la sauvegarde du patrimoine. Le premier rôle de l’archéologie n’est pas de remplir des musées avec des objets sans contexte (cela l’a trop été par le passé, hélas et à présent que les musées doivent procéder au récolement de leurs collections, ce n’est pas sans poser problème).
    Concernant Biganos, donc, sachez que le site, bien avant que des fouilles d’ampleur n’y soient menées, a connu des pillages au détecteur de métaux (les premières fouilles ayant eu lieu il y a un siècle, cela fait partie hélas des passages obligés des pilleurs régionaux ou des pilleurs touristiques). J’ai fait partie de ceux qui ont vu les trous en forêt, bien nets, avec sur le déblai des bouts de métal non intéressant pour les pilleurs (et ne me dites pas que cela aurait pu être autre chose, je suis très bien renseigné). Les pillages n’ont pas cessé pendant les fouilles puisque le site a été « visité », les niveaux éventrés et des sépultures chamboulées par des indélicats profitant de l’accès facilité aux niveaux archéos généré par le décapage. Il y a eut dépôt de plainte, promesse que la police municipale surveillerait un peu plus la zone etc. Concernant votre visite du site, il n’y a aucun aménagement destiné à accueillir le public ce qui en principe aurait dû vous inciter à ne pas y pénétrer. Que je sache, les seules visites qui peuvent s’y faire sont encadrées strictement et il me semble qu’il ne s’en fait plus jusqu’à nouvel ordre. Vous reprochez une situation alors que vous prenez vous même des libertés.
    Bref, pas de fouilles depuis ces dernières années pour les raisons évoquées plus haut. Il y a des projets, mais il y a eu un temps blocage administratif (oui, parce que dans le souci de bien faire les choses, il existe des commissions qui régulent l’activité archéologique et qui font que l’on a des comptes à rendre et que lorsque les fouilles sont mal menées, les rapports mauvais, bâclés, il y a des sanctions; dans le cas de Boganos, même si l’on ne peut rien reprocher à l’archéologue et à son équipe, il a été demandé de temporiser pour « digérer » ce qui a été fouillé, c’est à dire produire le travail précisé plus haut). Bien entendu, il n’y a pas d’affichette à l’entrée du site pour vous expliquer tout cela. Mais il est quand même gonflé de porter des jugements sans maîtriser le dossier. Et pas besoin de vider le site de son métal, la forêt ne va pas ravager les structures au point de ne plus pouvoir rien étudier et les piétinements ne sont quand même pas si nombreux que les structures s’en trouveront arasées. En revanche, puisque le sort de ce site vous inquiète, je vous invite à produire deux courriers : l’un à destination de la municipalité de Biganos, l’autre à destination de la DRAC Aquitaine afin que vous y manifestiez vos inquiétudes et pourquoi pas vos attentes en matière de protection du site. Cela a permis dans d’autres cas, y compris en Gironde sur un site antique bien connu, de relancer la machine. Mais le fait que vous témoigniez d’une veille citoyenne ne vous donne pas blanc-seing et aucun détectoriste qui ne maîtrise pas un tant soit peu des notions de stratigraphie ou de relevé ne peut se substituer à des archéologues dans la recherche sur un site en place et non menacé par des aménagements invasifs ou destructifs.
    Une dernière chose : plusieurs membres du Club ont travaillé dans le domaine de la gestion de l’archéologie (de l’archéologie de bureau diraient d’autres avec un sourire aux lèvres) y compris en Aquitaine : le nombre de déclaration d’objets ou de sites faites par des détectoristes, même avant que l’HAPPAH n’existe, n’a jamais été conséquent. La plus grosse partie des sites découverts le sont soit par pratique de l’archéologie préventive, soit par les prospections pédestres d’équipes associatives ou universitaires. Et si certaines années sur une région comme l’Aquitaine, une dizaine de sites a pu parfois être signalée par des détectoristes, ce sont généralement des détectoristes qui avaient demandé une autorisation de prospection-inventaire au Service Régional de l’Archéologie et qui fonctionnaient avec méthode et honnêteté et qui aujourd’hui sont considérés comme archéologues amateurs (au sens noble du terme) par leurs pairs et sont en butte avec l’évolution de la détection en France. Quant à la jalousie, une belle invention du milieu dans lequel vous évoluez : pour qu’il y ait jalousie, il faudrait qu’il y ait envie de possession ce qui n’est pas le cas. De la rancœur, oui, parce qu’en dépit de tous les efforts de sensibilisation, de rencontres, discussions, interventions sur internet depuis les premiers forum, il n’y a jamais eu d’augmentation des déclarations (et je parle d’une situation antérieure à la création de l’HAPPAH) et par contre, augmentation des pillages sur des sites en cours de fouille sur lesquels intervenaient le jour des détectoristes (je ne parle pas d’affaires récentes, mais d’une situation globale observées au début des années 2000) qui suscitaient convoitise et jalousie (là oui) chez ceux qui partageaient leur passion pour la détection et agissaient à leur insu, quitte à pourrir la réputation des « bons » détectoristes. Enfin, concernant une belle invention de ces dernières années sur les forums, la « détection de loisir », demandez-vous pourquoi en parallèle tous les forums de discussion de détection ou presque sont tenus par des vendeurs de détecteurs. Un peu comme si un proxénète donnait des leçons sur le droit des femmes.
    Salutations cordiales.

  3. Je vous remercie infiniment d’avoir pris le temps de me répondre.
    J’entends et je respecte vos arguments ( j’y adhère même pour la plupart),
    néanmoins, vous ne me ferez pas croire que le site de Biganos est en standbye.
    Je n’ai pas pris de « liberté » de pénétrer dans un site non accueillant le public, car il se trouve dans le foret, sans panneau, sans balisage, sans banderoles de sécurité, bref aucune mise en garde ni information. Sans avoir eu l’information, je n’aurai jamais su qu’il se situait ici. Etant donné que la foret et public…. Je ne vois pas en quoi j’ai pris de libertés?
    Bref, ce qui me rassure, c’est le fait que vous sembliez ne pas être totalement fermé et extrémiste envers les detectoristes, puisque vous reconnaissez que certains, amateurs, peuvent contribuer au bon déroulement des recherches.
    Il est évident que je ne cautionne ni les pilleurs, ni les revendeurs et receleurs… Je dis juste que dans toutes les passions il y a tous les profils et qu’il faut juste dégonfler un peu parfois….
    Merci encore pour avoir fait preuve de courtoisie à mon égard en prenant le temps de me répondre,
    cdt

  4. Je tiens à préciser que la ligne du Club est claire sur un point : nous refusons l’existence d’une soi-disant détection de loisir, incompatible avec la réalité du terrain (et les archéologues anglais sont en train de durcir le ton dans la mesure où le treasure act légitime de nombreux pillages couverts par des musées complices trop heureux de remplir des vitrines en déboursant quelques milliers de livres sterling pour des objets exceptionnels). Les détectoristes aquitains que j’évoquais plus haut ont fait la démarche de demander des autorisations de prospection-inventaire, mais ils sont bien peu si l’on reprend les chiffres de ces 20 dernières années sur une région comme l’Aquitaine. Et très rares encore plus ont été les détectoristes non autorisés ayant trouvé de manière fortuite site ou objet qui ont pris la peine de faire un signalement au mieux au SRA, par défaut à la mairie du lieu de découverte. C’est dommage, les agents de l’Etat du SRA sont pragmatiques et savent faire la part des choses. Bien entendu, lorsqu’il y a pillage avéré, des actions sont menées. Le pire est l’interprétation de faits dans un but partisan : http://www.loisirs-detections.com/forum/viewtopic.php?f=10&t=13980 Dans ce cas, il s’agissait bien d’un pilleur ayant agi sur plusieurs sites pyrénéens, mais qui sur ce forum est prêt à l’entendre? D’autant qu’en parallèle, des détectoristes béarnais ont bel et bien signalé des haches en bronze auprès d’archéologues locaux et n’ont eu aucun problème. Si la création de l’HAPPAH a généré des crispations dans le milieu de la détection, cela a permis aux vendeurs de détecteurs et aux numismates professionnels d’achever de décourager les volontés de rapprochement des détectoristes vers les archéologues en les agrégeant servilement dans leur système de petits commerçants, utilisant très bien leurs forums pour assoir leur propagande et conforter la pérennité de leur marché et en inventant la notion non juridiquement cautionnée de « détection de loisir » (des numismates vont même jusqu’à prétendre que les archéologues veulent interdire la détection parce que les détectoristes seraient des archéologues amateurs qui les gênent : sauf que les archéologues amateurs existent en France et se portent très bien et collaborent avec les archéologues professionnels et n’utilisent pas de détecteurs mais appliquent les mêmes méthodes que l’archéologie professionnelle). C’est moche et la majorité des usagers de ces forums n’y voient que du feu et ne se rendent pas compte qu’ils sont manipulés et montés contre les archéologues. Si un détectoriste veut faire avancer la connaissance de son terroir, il demande une autorisation de prospection-inventaire, parcourt les terrains des communes concernées par la demande avec ou sans détecteur, pointe les sites ou objets découverts sur carte/plan cadastral, prend des photos et rédige un rapport documenté à la fin de l’année destiné au SRA, rapport dont la remise permet de valider une reconduction de l’autorisation tout en alimentant la base de données régionale des sites archéologiques. Quoi qu’on en dise sur les forums, c’est encore aujourd’hui possible de mener une telle démarche, à condition d’être méthodique et sérieux, bien entendu. Et généralement, au bout de quelques années, souvent agrémentées de rencontres avec des archéologues, la plupart des détectoristes qui ont suivi cette voie délaissent le détecteur pour se consacrer à l’archéologie amateur, la vraie.

  5. Cascarot on 19 mars 2016 at 16 h 31 min said:

    Bonjour,
    je vous remercie d’avoir repris cet article sur les Cascarots de Ciboure du 11 mars 2016. Je dois dire que ce travail ne m’a pas été facilité car depuis des dizaines d’années le mot Cascarot est mis à toutes les sauces.
    Je me suis donc attaché à un travail de fond et je ne me suis appuyé que sur des références historiques anciennes et certaines . apprécié de certains.
    On a tout lu: descendance de mariage de cagot avec des bohémiens, lépreux, mœurs légères, cathares etc
    J’ai donc pris mon courage à demain et j’assume l’origine de ce type sarrasin qui est dans les textes du XVIe !
    Il sera auBbiltzar des écrivains de Sare où je fais un exposé.
    Cordialement;

    • Bonjour,
      Nous ne pouvions manquer de reprendre cette information sur notre blog. A titre personnel, je pense que votre hypothèse vaut autant que celle des autres historiens s’étant penchés sur le sujet, d’autant que vous semblez la documenter de manière cohérente. Et comme me le souffle un des membres du Club, au moins, votre hypothèse concernant les Cascarots est garantie sans vikings et sans cathares !
      Cordialement.

  6. Cascarot on 21 mars 2016 at 15 h 18 min said:

    Bonjour,
    Merci de votre mot.
    Dans mon exposé je dirai que je ne suis pas parti d’un hypothèse. J’ai cherché les plus vieux textes possibles. Je suis assis dessus… Puis j’ai fait l’analyse et la synthèse et j’ai alors fait une conclusion. Si J’avais eu des Cathares ou des Vikings sur les archives j’aurais changé . Au XVII e tous écrivaient avec force détails qu’ils étaient de peau cuivrée, sourcils et cheveux noir, de type andalus et sarrasin… et puis cela avait disparu dans la littérature; certainement pas religieusement correct. Ni roux ni yeux bleus…
    Bien cordialement.

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