S’il existait jusque là quelques publications relatant l’histoire du pot à résine, nul auteur ne s’était lancé dans la rédaction d’une monographie sur le sujet. C’est chose faite à présent. Pour rappel, le pot à résine est un récipient conique en terre cuite (au moins au départ, il évoluera plus tard en ciment, plastique et même en verre au Portugal) destiné à recueillir la lymphe du pin (et non la sève), plus connue sous le nom de résine. Il en découle que ce pot est un élément central de la vocation industrielle de la forêt landaise, surtout de 1870 à 1950, puisque la résine une fois distillée entrait dans la fabrication de nombreux dérivés chimiques, grâce à ses deux produits obtenus après distillations, la colophane et la térébenthine. Une belle histoire dont la fin fut accélérée d’abord par la concurrence de produits résineux étrangers très compétitifs (Portugal, Espagne, Grèce et Chine) et définitivement anéantie par la concurrence des produits de synthèse issus de la pétrochimie, bien moins chers bien que moins performants.

Si dans un premier temps la récolte de la résine sur pin vif (on ne coupe pas le pin pour la récupérer, contrairement à la production de goudron ou de poix se faisant sur pin mort) nécessitait de creuser une cavité à la base de l’arbre, tapissée ensuite d’argile, le rôle fondamental d’un inventeur vers le milieu du XIXe révolutionnera considérablement la production. Pas tout de suite, mais c’est une autre histoire, sans doute développée dans l’ouvrage suivant :

pot

Source : http://www.sudouest.fr/2016/07/27/les-vestiges-des-remparts-a-nouveau-deshabilles-2448192-2780.php

Bordeaux : sous la place André-Meunier, un ancien fort et des galeries souterraines

Les vestiges apparaissent à 30 cm de profondeur. Il faudra donc enfouir les réseaux d’eau entre les pierres, au niveau des fossés et de la limite extérieure de la muraille Fort-Louis.
Les vestiges apparaissent à 30 cm de profondeur. Il faudra donc enfouir les réseaux d’eau entre les pierres, au niveau des fossés et de la limite extérieure de la muraille Fort-Louis. ©

photo claude petit

La place André-Meunier fait, en ce moment, l’objet d’un nouveau dépoussiérage archéologique. Ultimes fouilles préventives et révision d’histoire avant l’aménagement du parc.

Depuis une semaine et jusqu’au 5 août, la pelleteuse des espaces verts écaille doucement la surface du sol de la place André-Meunier, tandis que les archéologues du service de fouilles préventives de Bordeaux Métropole, déshabillent doucement la pierre et font parler l’histoire. Encore, a-t-on envie de dire. Oui, encore, car la place André-Meunier a déjà été « fouillée » cinq fois depuis 1998…

Un acharnement qui n’en est pas un et qu’explique David Hourcade, archéologue et responsable du service. « En 1998, il y a eu des sondages réalisés par le service régional de l’archéologie dans le cadre du projet du parking. En 2001, rebelote, cette fois pour la construction de l’IUT, puis en 2012 pour le projet du gymnase Aliénor. En 2015, c’est une surveillance archéologique qui est programmée dans le cadre d’un chantier concernant le système d‘évacuation des eaux usées. Enfin, en novembre dernier, un diagnostic archéologique était ordonné en vue du projet de réaménagement du parc de la place André-Meunier porté par la Ville de Bordeaux. »

Mélange des genres

Des microsondages alors réalisés par le service de David Hourcade qui ont permis de « repérer de manière plus précise les endroits où des vestiges étaient présents. Nous avons pu élaborer un plan avec les cotes d’apparition. » Mais au fait de quels vestiges parle-t-on ? Visiblement, les dessous de la place ne se lisent pas à l’œil nu car plusieurs ouvrages datant de différentes périodes se superposent.

David Hourcade en avait connaissance mais les nouvelles fouilles préventives qu’il a débutées cet été avec son équipe confirment les successifs chapitres historiques. Plans récupérés aux archives à la main, l’archéologue retrace la chronologie du site. Point de départ (visible) : la muraille du XIVe siècle dont la porte avait été prolongée par une barbacane comprenant une tour défensive de 13 mètres de diamètre. « Ensuite au XVIe, on parle du bastion des Anglais avec une pièce défensive très rare, à savoir une enceinte en forme de pointe de diamant. Puis au XVIIe, après la fronde ratée des aristos, Louis XIV décide alors de doter les principales villes de France dont Bordeaux de forts. C’est ainsi que la ville voit se construire le château Trompette et ici, sur la place André-Meunier, le Fort-Louis, dont une partie des canons était dirigée vers l’intérieur ! »

Pour voir l’historique et une illustration du Fort-Louis, c’est ici, sur le blog ds étudiants de l’IJBA.

Du fort, il ne reste qu’une partie du rempart et les fondations de la tour du XIVe… sous la terre. Rempart mis à nu par les archéologues en ce moment sur un espace découvert de 80 m². Mais d’autres vestiges y semblent imbriqués. « Oui, ce sont les abattoirs municipaux. En 1820, on fait table rase de l’ancien temps et donc du fort pour construire une ville nouvelle. Les pierres des fortifications sont jetées dans les fossés longeant les remparts. En 1831, les abattoirs sortent de terre. Un siècle plus tard, en 1940, ils seront détruits et une batterie antiaérienne allemande sera installée sur la place. »

Les galeries de l’occupant

Et le spécialiste de glisser que cette superposition d’époques a offert aux hommes et femmes du terrain, une surprise, en ce début de semaine. « Ici, dans le rempart a été construit l’abattoir et plus particulièrement sur cet emplacement, la machinerie hydraulique. Dessous, par une petite ouverture, nous avons découvert une salle voûtée, ancienne citerne de cette machinerie. Et tout autour ? Il nous faut le vérifier mais nous pensons que nous sommes en présence de galeries souterraines datant… de la Deuxième Guerre mondiale ! »

Quelles que soient les vérifications historiques, les fouilles préventives, elles n’iront pas plus loin. « L’État est arrivé au bout de ce qu’il pouvait faire sur ce chantier : en novembre, nous avons déterminé un plan de cotes d’apparition des vestiges et aujourd’hui, nous sommes là pour indiquer de manière précise au maître d’ouvrage où il pourra enfouir les réseaux d’eau à 1 m 30 de profondeur sans toucher à la pierre. A priori, c’est impossible puisque ces pierres effleurent à peine 30 ou 60 cm de profondeur. Mais il reste des lignes libres qui ne sont autres que les limites des murailles au pied desquelles, on peut s’engager en profondeur. Et c’est bel et bien là que les réseaux devront prendre place. »

Rions, petite localité de Gironde située dans l’Entre-deux-Mers, bénéficie d’un patrimoine bâti remarquable et pour cause : la trame urbaine médiévale ainsi que des éléments imposants de fortification sont bien préservés et ne demandent qu’à être détaillés et contextualisés. C’est ce que fait brillamment depuis plusieurs années David Souny, historien et archéologue diplômé de l’université Bordeaux 3 qui a posé ses valises dans ce joli village girondin. Vous apprendrez notamment qu’un Patrimoine en cache parfois un autre puisque le village de Rions est bâti sur…non, nous ne vous le dirons pas, allez suivre les (grands) pas de David Souny ! Le Club Dubalen vous recommande donc chaudement de suivre une de ses visites. N’hésitez pas non plus à consulter son site (http://www.histoiresdepierres.fr/) et sa page Facebook (https://www.facebook.com/david.souny.1) pour vous tenir au courant de son actualité : vous découvrirez qu’il ne se contente pas d’être guide à Rions, mais officie aussi à Bordeaux et ailleurs, tout en menant des recherches, notamment sur le fabuleux village médiéval de Saint-Emilion (Gironde). Et il fait en plus partie d’une troupe de reconstitution médiévale, Historia Aquitanorum.
Vous comprenez maintenant pourquoi les visites de David Souny autour du Patrimoine médiéval girondin constituent notre coup de coeur.

Les visites guidées commencent jeudi

Documents en mains, David Souny propose de visiter Rions ou Bordeaux la nuit.
Documents en mains, David Souny propose de visiter Rions ou Bordeaux la nuit. ©

photo G. H.

Durant l’été, David Souny, historien et guide conférencier, propose des visites ouvertes à tous. Des visites accessibles à des familles avec enfants.

Durant l’été, David Souny, historien et guide conférencier, propose des visites ouvertes à tous.

Des visites accessibles à des familles avec enfants, notamment celle de la petite cité médiévale de Rions en fin d’après-midi, qui se poursuit par une soirée conviviale au cœur du village. Départ de la visite guidée à 17 h 30, devant la Maison de marchand, suivie d’une soirée grillades conviviale, place de l’Ancienne poste, en compagnie d’un musicien rionnais et d’un viticulteur du territoire.

L’autre visite proposée consiste à redécouvrir Bordeaux à la tombée de la nuit. Départ devant la cathédrale à 20 h 30. Le parcours passe ensuite par la Grosse Cloche, la porte Cailhau, les quais et la place de la Bourse pour arriver au Grand Théâtre.

À chacune de ces visites, et au fil de ces circuits, de nombreuses illustrations en grand format (plans, dessins et photos anciennes), commentés par David Souny, permettent de mieux comprendre l’histoire de ces sites, leur évolution et leurs monuments disparus.

Les réservations sont obligatoires.

Gilbert Habatjou

Contact : David Souny au 06 18 12 82 17 ou au 09 83 55 27 69 dsouny@histoiresdepierres.fr

Une bonne nouvelle !

Source : http://www.sudouest.fr/2016/07/04/orthez-des-fouilles-archeologiques-autour-de-l-eglise-saint-pierre-2423375-4329.php

Orthez : des fouilles archéologiques autour de l’église Saint-Pierre

Deux tranchées avaient été creusées en janvier, derrière l'église Saint-Pierre dans le cadre des fouilles archéologiques préventives, avant les travaux de rénovation du centre-ville
Deux tranchées avaient été creusées en janvier, derrière l’église Saint-Pierre dans le cadre des fouilles archéologiques préventives, avant les travaux de rénovation du centre-ville ©

LUCE GARDÈRES

Le grand chantier d’aménagement du centre-ville n’est ni remis en cause ni retardé pour autant

Le centre-ville d’Orthez va subir un grand lifting sur 15 000 m2 d’espaces publics et pour un montant de 2,250 millions d’euros : les travaux doivent démarrer au dernier trimestre 2016.

En janvier, lors des sondages archéologiques préventifs, des sépultures et fondations anciennes avaient été découvertes à l’arrière de l’église Saint-Pierre. Les services de la Communauté de communes de Lacq-Orthez, en charge des travaux d’aménagement, viennent d’indiquer que des fouilles archéologiques vont devoir être diligentées à cet endroit, afin de préserver les vestiges enfouis.

« La durée de ces fouilles sera de trois ou quatre mois, est-il précisé. Il est à noter que ces fouilles complémentaires ne remettent pas en cause le chantier d’aménagement à venir pas plus qu’ils ne retardent l’opération, ce ‘chantier dans le chantier’ étant intégré au calendrier », tiennent à rassurer élus et techniciens en charge du projet.