Le journal Le Figaro évoque la découverte de peintures rupestres près de Bilbao (Espagne). Source : http://www.lefigaro.fr/culture/2016/05/24/03004-20160524ARTFIG00317-decouverte-de-peintures-rupestres-de-12000-ans-au-pays-basque.php

Découverte de peintures rupestres de 12.000 ans au Pays basque

En Espagne, des gravures d’animaux ont été retrouvées par une équipe d’archéologues près de la ville de Bilbao, dans la grotte d’Atxurra. Les dessins dateraient de l’époque de la fin du Paléolithique supérieur.

Des archéologues ont découvert un important ensemble de peintures rupestres ayant plus de 12.000 ans au Pays basque espagnol, ont annoncé mardi 24 mai les autorités locales.

Les gravures et peintures, découvertes à environ 50 kilomètres de Bilbao dans la grotte d’Atxurra, à 300 mètres de profondeur, représentent en majorité des animaux, notamment chevaux, bisons, chèvres et cerfs.

«Aujourd’hui, Atxurra peut être considérée comme la grotte avec le plus grand nombre de gravures du Pays basque», a affirmé lors d’une conférence de presse Lorea Bilbao, responsable de la culture de la province de Biscaye, où se trouve le site.

70 peintures animales

Les archéologues ont estimé le nombre de peintures représentant des animaux à au moins 70, s’étendant sur «environ 100 mètres», selon l’exécutif provincial. «Toutes les graphies montrent une cohérence interne notable qui peut être attribuée, sans réserves, à la fin du Paléolithique supérieur» et plus précisément il y a 12.500 à 14.500 ans, selon le document.

La grotte ne sera pas ouverte au public pour conserver les oeuvres et en raison des difficultés d’accès.

Les spéléologues chargés en 2014 par les autorités locales d’explorer la grotte, découverte en 1929, ont découvert ces peintures en septembre dernier. Le nord de l’Espagne abrite de nombreuses grottes décorées de peintures rupestres du Paléolithique. Certaines, notamment celles de la grotte d’Altamira et sa «salle aux bisons» multicolores, sont classées au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Les archéologues ont estimé le nombre de peintures représentant des animaux à au moins 70, s’étendant sur «environ 100 mètres», selon l’exécutif provincial. Crédits photo : HO/AFP

A deux reprises parurent des actes de colloques liés à l’étude de l’environnement ancien de la Grande Lande. A deux reprises furent mises en avant les étapes principales de l’évolution de l’écosystème du plateau landais :

_ en 1984, PAQUEREAU M. M , Analyse palynologique de la tourbière de Bourricos (Landes), dans « La Grande Lande histoire naturelle et géographie historique », Actes du colloque de Sabres 27-29 novembre 1981, CNRS, 1984.

_ en 2011, FAURE E. et GALOP D., La fin du paradigme du désert landais : histoire de la végétation et de l’anthropisation à partir de l’étude palynologique de quelques lagunes de la Grande Lande, dans « De la lagune à l’airial, le peuplement de la Grande Lande », Actes du colloque de Sabres 8 et 9 Novembre 2008, Aquitania, 2011, suppl. 24.

Nous n’évoquerons pas d’autres publications moins détaillées mais dont les conclusions sont identiques.

Malgré des données collectées scientifiquement, avec méthode et des résultats clairs, on continue à lire sur internet les mêmes bêtises sur le passé de la forêt landaise, souvent dans des sites d’offices de tourisme et malheureusement dans des sites institutionnels dont l’argumentaire a été allègrement pioché dans les services communication d’entreprises du bois. Un peu comme si on voulait comprendre la prostitution en ne sollicitant que la parole des proxénètes !

Quelques exemples :

http://www.landes.chambagri.fr/fileadmin/documents_CA40/Internet/foret/historique-foret_landes.pdf

http://www.aquitaineonline.com/images/stories/Pdf_2015/origines-foret-des-landes.pdf

http://www.aquitaineonline.com/actualites-en-aquitaine/nature-et-environnement/1374-foret-des-landes-de-gascogne.html

Donc, non, la forêt landaise n’a pas été détruite par des hordes barbares au IVe siècle, puis par on ne sait qui au XVe siècle, non les arbres dans les lignites de Laluque ne prouvent pas « l’antériorité » de la forêt landaise (les dinosaures de Charente prouvent l’antériorité de quoi alors ?) etc.

L’histoire de la forêt landaise, la vraie, c’est celle-là, tirée de l’article de FAURE et GALOP cité plus haut :

Document-1-page8Evidemment, la croyance locale savamment entretenue par les premiers intéressés, selon laquelle l’arbre-roi des Landes a été de tous temps le pin, se retrouve contredite par les faits, puisque c’est le chêne qui a longtemps dominé, que ce soit dans des climats identiques au nôtre, voire dans des périodes plus humides comme durant l’Age du Fer. Et il n’y a qu’à observer les parcelles depuis la tempête de 2009 : quelle essence colonise rapidement l’espace ? Le chêne.

On peut toujours trouver des choses intéressantes dans de vieilles publications. Exemple de géographie historique tiré de :

ANVILLE (Jean-Baptiste Bourguignon d’). Notice sur l’ancienne Gaule, tirée des monuments romains. Paris, 1760.

(page 258)

CURIANUM PROMONTORIUM. 45° , 17°. C’est Ptolémée qui l’indique entre l’embouchure d’une rivière qu’il nomme Sigmanus, et la Garonne. Or, il n’y a de pointe de terre qui soit remarquable dans toute la longueur de la côte depuis l’Adour jusqu’à la Garonne, que celle qu’on nomme le cap Ferret, qui n’est même une pointe, que parce qu’elle se trouve  resserrée entre la mer et le flanc du bassin d’Arcachon, sans avoir de saillie qui excède sensiblement le gisement général du rivage. Voyez au surplus l’article Sigmanus fluvius.

(page 606)

SIGMANUS FLUV. 45° , 17° Ptolémée indique l’embouchure de cette rivière entre l’Adour et la Garonne. Dans la version latine le nom est Igmanus, dans Marcien d’Héraclée Signatius. Si l’on s’attache à ce qu’il y a de plus remarquable en cet intervalle, cette bouche doit désigner l’entrée du bassin d’Arcachon, sans que la distance de deux tiers de degré qu’on trouve dans Ptolémée entre l’embouchure et le promontoire Curianum, qui ne saurait être que le cap Ferret, par lequel l’entrée d’Arcachon est resserrée, y mette un empêchement dirimant. Car, on doit être prévenu que ces positions de Ptolémée ne sont pas en général d’une grande précision vis-à-vis du local ; et un intervalle de 500 stades dans le périple de Marcien, n’y ajoute point d’autorité. Le Boucau de Mimizan, qui est à environ un demi degré du sud du cap Ferret, serait plus convenable à cet écart que met Ptolémée entre Sigmani ostia et le Curianum promontorium. Mais, le Boucau de Mimizan serait-il un objet qui méritât d’être distingué sur ce rivage, pour parvenir à la connaissance de Ptolémée, préférablement au bassin d’Arcachon ? La délicatesse de ceux qui argumentent sur les positions de Ptolémée, pour en faire rigidement le fondement de leurs opinions sur la situation des lieux, oblige d’entrer dans cette discussion, dont se croirait bien dispensé sans cette raison. En lisant dans Ptolémée Bigmanus, au lieu de Sigmanus, on pourrait y trouver du rapport avec le nom de Biganos, que porte un lieu situé près de l’entrée de la rivière de Leire dans le bassin d’Arcachon.