Incroyable ! Après la découverte de têtes de harpons vieilles de plus de 7 000 ans en Russie, le Comité International des Cultures Taurines s’est empressé d’y voir des extrémités de banderilles prouvant l’antériorité des courses de taureaux de combat dans cette partie orientale de l’Europe. Pour le Président du Comité, Hubert Labeyrie de la Vega, interrogé par un envoyé spécial du Club Dubalen : « il s’agit d’une justification essentielle qui permettra le développement de la tauromachie en Russie. Des contacts ont déjà été pris par des éleveurs de toros pour installer des élevages en Sibérie. Et avec un mec comme Poutine au pouvoir, on ne peut qu’être appuyé, car Poutine, viril comme il est, contrairement à tous ces parisiens bobos anti-tout, il ne peut qu’approuver,. C’est clair, car ce gars-là, c’est pas un (…) ». (nous tronquons la citation, tout le monde aura compris la fin du propos).

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Rappelons que ce même comité avait surpris tout le monde en réclamant la construction d’arènes à Montignac (Dordogne) au seul argument que des taureaux étaient représentés dans la célébrissime grotte de Lascaux et que dans la scène du Puits de la dite grotte, le personnage renversé par un auroch ne pouvait être qu’un torero puisque, toujours d’après le président du Comité « on voit très nettement le sexe du bonhomme et avec des attributs virils pareils, associés à un face à face démentiel entre l’homme et la bête, entre l’homme et son double animal, entre culture et nature, entre l’homme puissant et son propre désir, entre le jour et la nuit, entre l’eau et le feu, entre le tout et le rien, et entre (soupir), pardonnez-moi, je m’emporte, donc ce bonhomme-là, aussi bien avantagé par la nature, ça ne peut être qu’un torero, un homme, un vrai et pas une (…) » (nous tronquons la citation, tout le monde aura compris la fin du propos).

 

 

PS : évidemment, rien de tout ceci n’est vrai ! il n’y a pas plus de banderilles en Russie qu’il n’y a une scène de tauromachie à Lascaux. 😀 Bien entendu, le Club Dubalen ne porte aucun jugement sur la tauromachie, ni n’émet d’avis sur ceux qui la défendent et ceux qui la combattent, car ce blog n’est pas un lieu militant. Seulement, il est bon parfois de rire de certains sujets.

 

 

Le site internet Etsy permet d’acheter des créations originales à travers les diverses boutiques hébergées virtuellement sur cet espace dédié. Il y a du beau, du très beau et parfois du très moche. Quelle ne fut pas notre surprise en découvrant une interprétation, comment dire, très personnelle de l’artéfact archéologique sans doute le plus connu du département des Landes, à savoir la Dame à la capuche, mise au jour à Brassempouy à la fin du XIXe siècle ! Comme on dit habituellement sur internet pour de tels ratages, c’est un sacré « fail » !

Voir la page (il y a des clichés pris sous tous les angles qui permettront de mieux apprécier le travail de l’artiste 😀 ) : https://www.etsy.com/fr/listing/248265965/statue-de-la-deesse-venus-de-brassempouy

et la copie d’écran, au cas où cet objet unique serait vendu un jour et disparaitrait de la toile à tout jamais…

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Source : http://www.sudouest.fr/2015/12/17/retour-aux-origines-de-l-armagnac-2219805-2536.php

Retour aux origines de l’armagnac

Retour aux origines de l’armagnac
L’historien Jacques Lapart a rendu passionnante l’histoire de l’armagnac. ©

Photo R. H.

L‘historien Jacques Lapart a raconté, mercredi 9 décembre, l’histoire de l’armagnac dans la salle des alambics de la Cave de Nogaro. Danielle Marseillan, du Clan (Culture loisirs animations Nogaro), qui le présentait, a fait remarquer les odeurs, adaptées au propos.Le conférencier a exploité 400 registres de notaires pour ses recherches. Au Moyen Âge, il n’y a pas encore de distillation pour la boisson en Gascogne. On distille l’eau ardente en petite quantité, pour un usage médical. En 1310, selon Vital Duffour, l’eau ardente guérit 300 maladies.

La distillation fait « des débuts timides » au XVIe siècle avec l’exportation vers la Hollande, puis démarre pour de bon au XVIIe siècle, grâce aux marchands hollandais, au départ de Bayonne. Les Hollandais apportent « des chaudières à brûler le vin ». On ne distille pas. « On brûle. » « Les eaux-de-vie viennent de Chalosse, Tursan, Bas Armagnac (Nogaro, Cazaubon, Le Houga) et un peu de la Ténarèze. » Les vins ne « tiennent » pas longtemps, alors on distille. Les eau-de-vie partent « en charroi au mont de Marsan », puis vers Bayonne.

Commandes de l’armée

Au XVIIIe siècle, la production augmente et les clients ne veulent que de la blanche fraîchement distillée. Après la guerre d’Indépendance, les États-Unis ne se fournissent plus en Angleterre et achètent les alcools français à la place. Les guerres de la Révolution et de l’empire grossissent les commandes de l’armée. La Gascogne est couverte de vignes.

Au XIXe siècle, on perfectionne les chaudières. On commence à parler d’armagnac et à le faire vieillir. Un document de 1824 décrit les régions de production. Bordeaux supplante Bayonne pour l’export. Sous Napoléon III, c’est l’âge d’or. On distille malgré l’oïdium (un champignon). Après 1870, le phylloxéra détruit plus de 90 % du vignoble. À la veille de la Première Guerre mondiale, le vignoble est fragile et la qualité, sauf exception, n’y est pas. Depuis une cinquantaine d’années, de gros efforts sont faits pour l’améliorer.

Roland Houdaille