Tant du côté municipal que de la CUB, la décision de refaire le parking de la place Vialolle, situé devant la salle des fêtes, vient d’entrer dans sa phase concrète. Et si le fait de mettre sur cette surface, qui en avait bien besoin, quelques centimètres de bitume ne pose en soi aucun problème, il n’en va pas de même si l’on se décide à planter quelques arbres. En effet, ces derniers pourraient, avec leurs racines, commettre des dégâts, l’espace étant répertorié comme zone archéologique sensible.Preuves en main
Les recherches ont été confiées à David Hourcade, historien archéologue, spécialiste de l’époque romaine et responsable de cette opération pilotée par le service d’archéologie préventive de la CUB. La certitude de l’existence de cette villa gallo-romaine ne fait aucun doute, puisque des fouilles avaient été réalisées en 1900, des photos jointes au dossier ne laissant guère de place à l’incertitude. Mais un problème subsiste. À cette époque, leurs positions précises n’étaient mentionnées nulle part, pas plus que la profondeur de l’enfouissement. D’autant « que rien ne nous dit que les niveaux des terrains n’ont pas changé. Les seuls repaires visibles sur les photos sont les peupliers qui bordent la nationale 10. Mais si l’on pouvait retrouver ce qui est visible sur ces photos, ce serait le site gallo-romain le plus important de la CUB », explique David Hourcade.
Impacts de ces recherches
Les travaux, dont la durée est estimée à trois semaines, vont être effectués durant ce mois d’août. Et ce, afin de perturber le moins possible les utilisateurs du parking. De plus, ils seront effectués en deux fois, laissant ainsi libre la moitié de la surface totale du parking. Autre population impactée, le club de boules. Ce dernier avait, jusqu’à présent, ses terrains dans la zone de recherche. Pendant quelques semaines, il devra donc en trouver un nouveau pour tirer et pointer, en toute tranquillité.
Elles étaient là, presque à portée de main, enfouies sous la terre à une profondeur de 25 à 40 centimètres pour la plupart. 166 sépultures ont été découvertes près de l’église Saint-Pierre de Bruges, lors des fouilles archéologiques opérées d’avril à juillet par l’équipe du Service d’archéologie préventive de la CUB que dirige Christophe Sireix. Le chantier avait été lancé dans le cadre du projet d’aménagement de la place de l’église mené par la municipalité.
Un ancien cimetière
La grande majorité de ces tombes datent soit du Moyen Âge (certainement à partir du XIIe siècle), soit de l’époque moderne (entre la fin du XVe siècle et la fin du XVIIIe siècle) selon Juliette Masson, archéologue médiéviste qui a dirigé l’équipe sur place. Les ossements sont généralement en bon état de conservation et, parmi les défunts, toutes les générations sont représentées, du nouveau-né au vieillard.
La découverte la plus importante a eu lieu quelques jours avant la fin du chantier : les archéologues ont mis à jour deux tombes datant de l’époque mérovingienne (entre le Ve et le VIIe siècle). Ce n’est pas vraiment exceptionnel puisqu’une telle trouvaille a eu lieu récemment à Villenave-d’Ornon ou ailleurs, mais l’étude de ces vestiges intéresse tout particulièrement les chercheurs.
Selon Hélène Réveillas, archéo-anthropologue qui a travaillé à Bruges, ces deux tombes ont été repérées grâce à leur « bâtière », un couvercle en pierre, en forme « de toit » affleurant à environ 40 centièmes de profondeur. Ils étaient placés chacun sur un sarcophage « trapézoïdal », se présentant lui-même d’un seul bloc taillé dans le calcaire. Ces tombeaux, très anciens, gisaient côte à côte, au sud de l’église Saint-Pierre.
En fait, la découverte de ces sépultures n’est pas une surprise puisqu’un cimetière se trouvait autrefois près de cette église présentant des parties romanes.
Fioles et épingles
Ceci dit, rien ne prouve, selon Hélène Réveillas, que les deux sépultures d’époque mérovingienne aient été enfouies dans un cimetière. La jeune femme préfère parler d’un « espace funéraire ». « Nous étions alors en pleine campagne. On ignore aussi, si un lieu de culte se trouvait à cet endroit. »
Les éléments mis à jour ont été transportés au dépôt du Service régional d’archéologie de Pessac où se trouve une ostéothèque.
Ils feront l’objet d’études portant notamment sur les rites funéraires, la mise en place des paroisses ou encore les pathologies pouvant être repérées sur les restes des défunts. On s’interroge aussi sur la présence de linceuls, de vêtements.
Les archéologues ont trouvé deux coquilles Saint-Jacques percées dans deux tombes médiévales ainsi que des éléments laissant à penser que des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle ont été inhumés là, avec leur canne.
Des épingles, une boucle de ceinture, des boutons en os et des fioles, des orcels, ayant certainement contenu de l’eau bénite ont également été prélevés à l’intérieur des différentes sépultures qui perdent, ainsi, un peu de leur mystère.
860 personnes dont des scolaires ont visité le chantier pendant les recherches.
La Teste-de-Buch : un site archéologique majeur à valoriser
Suite à la découverte cet hiver à la dune du Pilat d’une sépulture datant de l’âge de fer, plus que jamais, l’Association des amis de la préfiguration du musée maritime et forestier du Pays de Buch prend de l’ampleur
L‘assemblée générale de l’Association des amis de la préfiguration du musée maritime et forestier du pays de Buch (AAPM) a fait salle comble vendredi dernier à la Maison des associations.Le président Philippe Jacques a retracé les actions de l’année écoulée en insistant sur le travail consacré à l’exposition sur l’histoire de La Teste, « Mythes et réalités », qui s’est tenue durant trois semaines à la salle Cravey.
Ce troisième volet de la saga patrimoniale locale a été consacré à l’histoire de l’ancien Captalat de Buch. Une exposition qui a rencontré un franc succès et intéressé neuf cents scolaires.
Grâce aux nombreuses fouilles effectuées en centre-ville et sur le littoral où des vestiges préhistoriques ont été découverts, en dix ans l’histoire locale est sortie de l’oubli à tel point que La Teste est devenue un des sites archéologiques majeurs d’Aquitaine.
Parallèlement plusieurs inventaires ont été terminés, ils concernent huit cents objets. D’autres inventaires sont en cours comme celui des plaques funéraires, le fond Lavaud, l’entreprise Duvaché… En outre, l’AAPM a reçu en fin d’année un formidable don fait par la famille Mercié : une importante collection d’outils de tonnelier, le témoignage d’un artisanat testerin.
L’archéologie locale a bénéficié de la succession des tempêtes hivernales qui ont fait reculer le rivage d’une dizaine de mètres entraînant la mise à jour de découvertes, la plus spectaculaire concernant une sépulture de l’âge du fer. L’intérêt scientifique du Pilat n’est plus à démontrer.
Alors, quand le futur musée va-t-il voir le jour ? Il reste l’objectif principal de l’AAPM et devra être suffisamment étendu pour abriter toutes les collections. Ainsi, Philippe Jacques avance une superficie souhaitable de 1 500 m², c’est-à-dire trois salles Cravey.
Pour le président, le cycle des expositions étant bouclé « il faut désormais se lancer dans la rédaction du projet scientifique et culturel, tâche ardue qui risque de prendre plusieurs années ». Par ailleurs, la création d’une exposition archéologique permanente qui trouverait bien sa place dans l’ancienne mairie a été envisagée.
Agglomération bordelaise : les archéologues ont découvert 166 sépultures
Le chantier archéologique qui vient de se terminer près de l’église de Bruges a permis de faire de belles découvertes, notamment deux tombes datant de l’époque mérovingienne
L‘ancien cimetière situé près de l’église Saint-Pierre de Bruges a livré une partie de ses secrets à l’issue du chantier archéologique qui vient de se terminer, mené dans le cadre du projet de réaménagement du centre-ville. Du 22 avril au 11 juillet, 166 sépultures ont été découvertes par l’équipe du service d’archéologie préventive de la Communauté urbaine de Bordeaux que dirige Christophe Sireix,Ces sépultures datent en grande partie du Moyen Age ( certainement à partir du XIIe siècle) et de l’époque moderne (de la fin du XVe siècle à la fin du XVIIIe siècle), selon Juliette Masson, archéologue médiéviste qui a dirigé les recherches sur place. Deux d’entre elles présentent un intérêt tout particulier puisqu’elle remontent à l’époque mérovingienne (du Ve au VIIe siècle). Elles se caractérisent par un couvercle en pierre de forme « trapézoïdale » au dessus du sarcophage.
Les ossements sont généralement en bon état de conservation et, parmi les défunts, toutes les catégories d’âges sont représentées.
Selon Hélène Réveillas, archéo-anthropologue, qui a également travaillé sur le site, des coquilles Saint-Jacques ont été retrouvées dans certaines sépultures médiévales, attestant que le défunt a effectué un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle et a été inhumé avec sa canne. Des fioles en verre ayant certainement contenu de l’eau bénite ont aussi été découvertes ainsi que des boutons en os ou encore des épingles.
Les éléments prélevés seront conservés par le service régional d’archéologie afin d’être mis à la disposition des chercheurs. Ils feront l’objet d’études portant, par exemple, sur les pratiques funéraires.
Histoire de rire un peu, on s’amusera du sous-titre de la photo de la sépulture en sarcophage : « cette sépulture daterait du Moyen Age ». Pourquoi employer le conditionnel puisqu’il est évident que la sépulture est médiévale?!
Le site archéologique de Bourrouilla à Arancou (64), occupé principalement au Magdalénien, fera encore et pour la dernière fois l’objet d’une fouille archéologique programmée, sous la direction de la préhistorienne Morgane Dachary. Cette ultime campagne se déroulera du 31/08/14 au 28/09/14. Pour plus de renseignements et s’inscrire, rendez-vous sur cette page : http://arancou-site-archeo.pagesperso-orange.fr/fouille.htm