La Teste-de-Buch et son patrimoine médiéval ont les honneurs du quotidien Sud Ouest (source : http://www.sudouest.fr/2015/10/28/on-fouille-autour-du-marche-2167843-2918.php) :

La Teste-de-Buch : on fouille autour du marché

Des fouilles sont en cours depuis jeudi sur l’ancien cimetière de la ville. Elles prendront fin dimanche.

La Teste-de-Buch : on fouille autour du marché
Accroupis, Philippe Jacques et Léopold Maurel, devant une fosse mise à jour. ©

Photo M. B.

Un chantier de fouilles est ouvert sur le Carreau du marché de La Teste-de-Buch depuis jeudi, et intrigue et questionne beaucoup, notamment sur leur durée.Lundi, le responsable pour le secteur du littoral atlantique Léopold Maurel du service régional de l’archéologie était présent sur le site et a apporté sa réponse : « C’est un chantier qui va durer jusqu’à la fin de la semaine normalement». « Ces fouilles sont logiques puisqu’on se trouve là sur l’emplacement d’un ancien château, à proximité de l’église paroissiale. Des recherches archéologiques ont déjà été menées antérieurement et ont démontré la présence de vestiges du Moyen Âge et même de la protohistoire. »

Pas de retard

Le chantier archéologique se situe précisément sur une partie de l’ancien cimetière de La Teste qui date de 1850-1900. « On travaille aussi sur des choses plus anciennes notamment sur le fossé qui entourait la ville, explique Philippe Jacques. Le chantier va se déplacer à l’ouest de l’église pour trouver l’autre partie du fossé et confirmer son positionnement et sa structuration. Peut-être qu’on pourra toucher à la tour médiévale. »

Ossuaires, squelettes, clous…

Est-ce que cela va retarder les travaux de réhabilitation du Carreau du marché ? Le maire Jean-Jacques Eroles précise : « un très bon travail a été réalisé avec la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), nous mettons le matériel nécessaire pour que le travail de l’équipe archéologique se déroule dans les meilleures conditions. Le calendrier des travaux de la réhabilitation du Carreau ne subira donc aucun retard ».

Philippe Jacques, responsable du chantier et archéologue bien connu à La Teste pour y avoir mené de nombreuses fouilles, ajoute : « Ces fouilles font partie d’une démarche logique dans le dossier des travaux du Carreau car on est sur le toit du site archéologique. » L’équipe qui travaille à ses côtés a reçu l’autorisation officielle du ministère de la Culture. Une équipe de bénévoles qui se compose de Guy Ligot et Pierre Bordes, deux fervents archéologues amateurs, et de Bernard Chieze, un archéologue à la retraite : « je suis réserviste comme les militaires, je veux défendre ce patrimoine archéologique ». Caroline Lantart est quant à elle la benjamine du groupe. étudiante en archéologie à Bordeaux, elle habite à Arcachon et vient en voisine…

Pour l’instant les recherches ont mis à jour, un ossuaire, un squelette, des restes de cercueil, des clous, des poignées. Des morceaux de céramique qui permettent de dater les différentes phases du comblement du fossé. Les morceaux de tuiles en ardoise retrouvées proviennent, par exemple, de l’ancien clocher de l’église qui a été détruite lors d’un incendie au XIXe siècle. Les fouilles achevées, les sites seront recouverts immédiatement. Lundi, toute trace aura normalement disparu.

On l’oublie trop souvent, mais l’archéologie est une discipline qui explore des périodes parfois très récentes. A titre d’exemple, il existe une archéologie de l’esclavage aux Etats Unis relative au XIXe siècle. Les deux grandes guerres du XXe siècle sont elles aussi entrées dans le domaine de compétence de cette discipline et l’on comprend mieux tout l’intérêt qu’il y a à condamner de manière exemplaire celles et ceux qui, armés d’un détecteur de métaux, fouillent illégalement les lieux de mémoire en quête de « militaria » pour agrémenter leurs sinistres collections ou augmenter significativement leurs revenus par la revente.

Source : http://www.sudouest.fr/2015/10/27/des-chantiers-a-la-carte-2166924-2733.php

Bassin d’Arcachon : une nouvelle cartographie des blockhaus engloutis

Le Groupement de recherches archéologiques du mur de l’Atlantique (Gramasa) édite une nouvelle carte sous-marine des blockhaus engloutis.

Bassin d'Arcachon : une nouvelle cartographie des blockhaus engloutis
Les blockhaus sont nombreux autour du Bassin d’Arcachon, comme ici au Cap Ferret. ©

Laurent Theillet

Lundi matin, Marc Mentel, le président du Groupement de recherches archéologiques du mur de l’Atlantique, secteur Arcachon (Gramasa), et Michel Daverat, le président du syndicat mixte de la dune du Pilat, ont présenté, à La Teste-de-Buch, la nouvelle carte sous-marine des blockhaus immergés au sud de la dune.« La dune n’est pas seulement un belvédère, elle fait partie des grands sites et fait l’objet de tout un programme de valorisation culturelle », rappelle le conseiller régional Europe écologie en expliquant le partenariat naturellement établi avec le Gramasa.

Sur le même sujet : Blockhaus sous la ville

Balades sous-marines

Regroupant des cadres de la plongée, le Gramasa a été créé en 2008 afin d’améliorer les connaissances sur les fortifications du mur de l’Atlantique et ce, dans une démarche de valorisation et de transmission. Dès 2005, Marc Mentel, à l’origine du groupement éditait la première carte consacrée aux dix hectares des Gaillouneys. Ce plongeur et professeur de lycée entendait proposer des balades entre le patrimoine historique et biologique sous-marin.

La carte présentée hier est consacrée aux Sablonneys, un site plus petit que celui des Gaillouneys mais dont l’intérêt est aussi important en terme de plongée, avec notamment une très bonne visibilité. Éditée une première fois en 2008, elle est aujourd’hui actualisée.

Cette image date de 1947 et représente l’un des six blockhaus, aujourd’hui englouti, qui trônait auparavant sur la dune.© Photo photo service historique de la Défense

La plongée modifiée

Parmi les nouveautés : les profondeurs maximales et minimales des six ouvrages du site. Ouvrages, qui, en 1945, se trouvaient tous sur la dune du Pilat. « Ce qui permet de multiplier les portes d’entrées », explique Marc Mentel qui voit dans ces cartes un outil de régularisation permettant d’éviter les conflits d’usage.

« La première carte sous-marine de 2005 a vraiment modifié la façon de plonger sur ce site », assure-t-il. Destinée aux plaisanciers et aux plongeurs cette carte se veut un « outil de référence sécurisé ». Lundi matin, représentants de l’État, gendarmes et membres d’associations, étaient présents lors de sa présentation. L’occasion aussi, et surtout, de présenter toutes les actions menées par les bénévoles de Gramasa.

Pour un parcours cohérent

En juin 2015, le groupement éditait pour la première fois un rapport de ses activités destiné au grand public. À cette même période, il participait avec la ville d’Arcachon à la présentation du blockhaus découvert enterré sous le parking de la gare. « Sa restauration va débuter en février », précise Marc Mentel.

Après avoir participé à un inventaire des ouvrages visibles avec l’Observatoire de la côte Aquitaine, le Gramasa continue son travail de recensement, point par point, des témoignages bétonnés de la Seconde Guerre mondiale. « Notre idée serait en effet de connecter tous les sites et de proposer un parcours cohérent. Ce qui va faire l’objet d’une thèse conduite au Gramasa », poursuit le président.

Le groupement est également souvent appelé en renfort lorsque des ouvrages existants et présents sur le domaine privé se trouvent menacés par des projets de construction. Ou de déconstruction.

Contact Gramasa sur le site Internet : http://www.gramasa.fr

Source : http://www.sudouest.fr/2015/10/10/et-la-fee-electricite-arriva-a-arnaga-2150292-4073.php

Et la fée électricité arriva à Arnaga

Et la fée électricité arriva à Arnaga
Pierre Néron dans la salle où se trouvent les commandes des différentes pièces de la Villa. ©

Photo Joseph Maya
Dans le cadre de la Fête de la science organisée avec le soutien de l’association des Amis d’Arnaga, une table ronde sur le thème « 100 ans d’électricité » aura lieu à l’Orangerie d’Arnaga, aujourd’hui, de 15 h 30 à 18 heures. En 1906, Edmond Rostand dîne à la lumière électrique et cent ans plus tard, c’est la lumière LED qui embellit les jardins de la demeure.Pierre Néron, archéologue industriel, a étudié le site pendant quatre ans et il racontera l’aventure de cette découverte avec son étonnement face à ces équipements inouïs : trois circuits électriques indépendants, des kilomètres de câbles encastrés, une puissance d’un demi-mégawatt ! Le scientifique avoue sa fascination à voir les piles toujours reliées au réseau.

Un plan dressé en 1902 signale une ligne électrique en bas du domaine et des cartes postales d’époque attestent de la présence de poteaux électriques. Comme un enquêteur, Pierre Néron replacera Arnaga dans l’histoire de l’électricité en ce début du XXe siècle, dans le monde et au Pays basque. Ce travail d’archéologie industrielle l’amène à considérer Arnaga comme un lieu unique en France, voire même en Europe, un « Pompéi de l’électricité ».

Retrouver la magie

Le docteur Yannick Deshayes travaille au sein du laboratoire de l’intégration du matériau système de l’université de Bordeaux. Après un historique sur les différentes sources de lumière, il dressera un tableau des technologies actuellement mises sur le marché et donnera quelques éléments de compréhension du fonctionnement de l’éclairage à LED et terminera par les développements en cours.

À cette table ronde, participera également Bixente Goytino, professeur de physique et conseiller municipal de Cambo-les-Bains en charge du développement durable qui présentera le nouvel éclairage des jardins d’Arnaga.

Demain, de 10 h 30 à 11 h 30 et de 15 à 16 heures, dans l’Orangerie, la villa propose de retrouver l’émerveillement des premières heures de l’arrivée de l’électricité par des expériences de magnétisme et d’électrostatisme de « magie électrique » avec des instruments reconstitués à l’identique.

Le public fera ensuite des objets mettant en œuvre cette « magie » réalisant ainsi des outils d’expérimentation ludiques.

Joseph Maya

Renseignements : 05 59 29 83 92 contact@arnaga.fr www.arnaga.com

Nous évoquions en juin dernier toutes nos inquiétudes quant au sort de l’ingénieur Didier Vignaud, par ailleurs archéologue au Centre de Recherches Archéologiques sur les Landes et collaborateur du Club Dubalen. Nous sommes heureux de vous annoncer qu’il est enfin rentré en France ! Merci aux soutiens à travers la pétition mise en ligne, soutiens dont nous avons pu voir la liste et dans laquelle nous avons été touchés d’y retrouver quelques grands noms de l’archéologie régionale. Le quotidien Est Républicain s’est fait l’écho de cette très bonne nouvelle (source : http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2015/09/11/ge-belfort-didier-vignaud-est-rentre) :

GE Belfort : Didier Vignaud est rentré

L’employé de GE Belfort retenu depuis dix mois en Algérie, après des accusations abracadabrantes d’espionnage de son propre chantier, a pu prendre un avion, jeudi soir, à Alger.

11/09/2015 à 10:13, actualisé à 10:43 Vu 4910 fois

Condamné à un an de prison en Algérie pour l'utilisation d'un quadricioptère en photo aérienne du chantier qu'il gère à Hassi R'Mel pour General Electric. Photo d'archives ER.

Condamné à un an de prison en Algérie pour l’utilisation d’un quadricioptère en photo aérienne du chantier qu’il gère à Hassi R’Mel pour General Electric. Photo d’archives ER.

Didier Vignaud est rentré en France. L’employé de GE Belfort retenu depuis dix mois en Algérie, après des accusations abracadabrantes d’espionnage de son propre chantier, a pu prendre un avion, jeudi soir, à Alger.
Il a atterri à Paris à 22 heures et a retrouvé sa famille, ce matin à Mont-de-Marsan. « Les choses ont commencé à bouger lundi sous l’action conjointe des services consulaires et du ministère de la justice Algérien » explique-t-il. « Mardi, j’ai demandé à General Electric de me commander un billet mais comme rien ne venait jeudi, je l’ai payé moi-même… ».
Jusqu’au bout, Didier Vignaud aura donc été abandonné par son employeur qui a été jusqu’à nier publiquement toute relation contractuelle avec lui. « Personne n’était au courant de mon retour pour éviter de fausses joies. jusqu’au dernier moment le procureur général a essayé de me retenir en réclamant le paiement de l’amende de 10.000 € mais il n’avait pas fait les papiers nécessaires. J’ai donc mis cet argent à la disposition de mon avocat algérien, dans l’attente de la révision du procès en cassation, dans un délai de un à cinq ans. Nous avons bon espoir d’obtenir une relaxe tant les contradictions sont nombreuses dans ce dossier. »
Pour l’heure, Didier Vignaud va consacrer son temps aux retrouvailles et à sa famille « après ces mois de tension, je vais me ressourcer psychologiquement. J’ai tenu le coup mais je ne veux subir le contrecoup. »
Les explications avec GE Belfort « viendront dans un second temps… mais on n’en restera pas là, on n’en restera pas là ! » assure l’ingénieur.

Fred Jimenez

Nous souhaitons faire un peu de pub à un jeune chercheur en archéologie/numismatique : il s’agit d’Eneko Hiriart, jeune homme passionné et passionnant qui a soutenu sa thèse intitulée Pratiques économiques et monétaires entre l’Ebre et la Charente (Ve s. – Ier s.a.C.) en 2014 à Bordeaux 3-Ausonius. Il propose ses services en SIG, DAO, expertises numismatiques, fouilles etc. à travers son site internet ArchéoGraphie : http://www.archeographie.fr/

Par ailleurs, il est possible de consulter ses travaux sur Academia : https://univ-amu.academia.edu/EnekoHiriart

Archéologues du préventif, du territorial, universitaires : n’hésitez pas à faire appel à lui !