Élément essentiel du patrimoine basque, mais aussi des sociétés pyrénéennes (dans lesquelles on ne possédait pas la maison, mais où la maison nous possédait, donnait le nom à la famille et allait de pair avec un droit d’ainesse absolu), la maison sera évoquée dans une conférence proposée vendredi 18 mai à Larressore. Le quotidien Sud Ouest l’évoque dans ses colonnes ce jour (source : https://www.sudouest.fr/2018/05/15/etxea-la-maison-basque-5057321-4221.php) :

Etxea, la maison basque

Publié le par Joseph Maya.
Etxea, la maison basque
La diversité des façades anciennes du centre du village.

Photo J. M.

L’association Aldaya propose ce vendredi 18 mai, à 20 h 30, à Pelerenia, une conférence sur la maison basque, l’Etxea.

Le Pays basque s’apprête à recevoir de nombreux nouveaux arrivants dans les prochaines années, et cette évolution démographique entraîne nécessairement des réflexions sur le logement et l’habitat. Les débats sur la question de l’architecture des nouvelles constructions soulèvent de vives réactions qui se fondent, il faut bien l’avouer, sur des interprétations ambiguës de la tradition.

Moderne ou ancien ?

Claude Labat, enseignant à la retraite, membre fondateur de l’association Lauburu, historien et auteur de nombreux ouvrages s’implique aujourd’hui dans la sauvegarde du patrimoine architectural historique et ethnographique du Pays basque. Il nous invite à un moment de réflexion dans le débat actuel au sujet de l’architecture contemporaine. Il nous propose en particulier de faire la part des choses entre le mythe de la maison basque, son accession au rang d’icône et le dogme qu’elle est devenue pour tous ceux qui l’opposent aux prescriptions des nouvelles normes de création. Il ne s’agit pas de valider tout ce qui se fait aujourd’hui en termes d’architecture, mais de montrer qu’on ne peut pas faire dire n’importe quoi avec la tradition. L’enjeu est de taille car il est à la mesure de ce qu’est devenue notre société : boulimique en espace et avide de clichés pour satisfaire une identité factice.

Faire basque suffit-il à respecter un territoire et une culture ? Faut-il préserver un décor ou favoriser un cadre de vie ? Autant de questions à se poser pour évoluer dans notre façon de voir ce pays, afin que ses habitants (anciens et nouveaux) sauvent l’essentiel.

Entrée libre.

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