Nous vous parlions il y a quelques jours du cas de Didier Vignaud. Le verdict est tombé : 1 an de prison ferme et 10 000 euros d’amende pour espionnage. Didier Vignaud, ingénieur, est aussi un des archéologues non professionnel les plus actifs de la région Aquitaine. Spécialisé sur le peuplement antique des Landes, notamment la production de poix romaine et les habitats secondaires en contexte rural, il est l’auteur de près d’une vingtaine d’articles dans des revues spécialisées. Il a fait appel de son jugement et à l’heure actuelle, il ne sait toujours pas s’il sera effectivement rejugé. Il peut à tout moment être incarcéré. Il est urgent que son cas soit connu pour que les pouvoirs publics agissent en sa faveur. Vous aussi, lectrices et lecteurs du blog, vous pouvez agir pour lui : signez la pétition

https://www.change.org/p/monsieur-fran%C3%A7ois-hollande-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-fran%C3%A7aise-monsieur-laurent-fabius-ministre-des-affaires-etrang%C3%A8res-pour-le-retour-de-didier-vignaud-en-france?just_created=true

Merci.

 

Nous n’avions pas jusqu’à présent communiqué sur cette information sensible, mais à présent, à la veille d’un verdict incertain, nous pouvons en parler ici, surtout que la médiatisation en France de cette affaire commence : un de nos collaborateurs est retenu contre son gré en Algérie depuis plus de 6 mois. Membre du Centre de Recherches Archéologiques sur les Landes, Didier Vignaud est un acteur de l’archéologie régionale depuis de nombreuses années et participe activement à plusieurs projets universitaires, notamment en matière de peuplement antique et en céramologie médiévale. Auteur de plusieurs articles, il s’apprêtait à lancer l’étude d’une nécropole du 2e Age du Fer lorsque l’affaire évoquée ce jour dans Sud Ouest a éclaté. Le Club Dubalen dans son entier lui témoigne une fois de plus tout son soutien dans ce moment difficile, ainsi qu’à ses proches qui vivent depuis trop longtemps cette situation digne d’un roman de Kafka. Voici un aperçu de l’article paru aujourd’hui (source : http://www.sudouest.fr/2015/06/13/il-risque-la-prison-en-algerie-1950525-3452.php) résumant assez bien l’ensemble de cette sinistre histoire (à un détail près, omis sans doute volontairement, celui de la dénonciation) :

Suspecté d’être un espion, un Landais risque la prison en Algérie

Un Montois en charge de la construction d’une centrale électrique dans le sud du pays est inquiété pour espionnage à cause d’un quadricoptère.

Suspecté d'être un espion, un Landais risque la prison en Algérie
Didier Vignaud, passionné d’archéologie et d’aéromodélisme ©

Le Lievre Nicolas

Il est des privations de liberté sans geôliers ni barreaux, où l’entrave est tout aussi durement ressentie. Voilà sept mois que le Montois Didier Vignaud, 44 ans, est confiné, la peur au ventre, sur une base de vie sécurisée dans le sud Sahara algérien. Chargé de la construction d’une centrale électrique à Hassi R’mel par le géant américain General Electric, cet ingénieur passionné d’archéologie et d’aéromodélisme vit « une histoire digne de James Bond », depuis novembre dernier.Le 19 du mois, dix jours après une visite de la commission de sécurité de la Wilaya (équivalent de la préfecture en France, NDLR), onze militaires algériens débarquent dans son bureau.

« Je n’ai eu aucune sommation, aucune explication. Ils m’ont juste dit qu’ils étaient là dans le cadre d’une procédure administrative, diligentée par le procureur général », témoigne-t-il depuis le site Hassi R’mel.Les envoyés militaires lui confisquent son passeport et ses ordinateurs et exigent les codes de ses comptes informatiques. De perquisitions en interrogatoires, ils lui posent mille questions sur son passé, sa vie privée. Jusque-là dans le flou, Didier Vignaud fait le lien avec une caméra numérique et un hélicoptère télécommandé saisis quelques jours plus tôt par la Wilaya.

Le verdict ce dimanche

Seul face aux hommes du Département de renseignement et de la sécurité (DRS), équivalent algérien de notre DST/DGSE, le Français se rapproche du doyen des avocats de Laghouat et écarte les soupçons appuyés d’espionnage. Mais il reste poursuivi pour l’utilisation de ces « jouets pour adultes » considérés comme hautement suspects mais dont des milliers d’exemplaires volent en Algérie. La procédure traîne jusqu’au 7 juin, date à laquelle le procureur général du tribunal de Laghouat réclame 1 an de prison ferme, une amende de 10 000 euros, et bien sûr la confiscation de son matériel.

Le jugement doit tomber ce dimanche (un jour de semaine en Algérie, NDLR). En attendant, Didier Vignaud tremble…

Vraiment « incroyable »

L’affaire est kafkaïenne. L’ancien technicien de la Base Aérienne 118 a construit des plates-formes pétrolières au Nigeria et en mer du Nord. Il a piloté l’édification d’une centrale électrique algérienne à Relizane avant d’en terminer une seconde à la frontière tunisienne, « sans aucun problème ». Sur le chantier d’Hassi R’mel, le passionné d’aéromodélisme mais aussi de vieilles pierres (il est bénévole actif au Centre de recherches archéologiques des Landes, NDLR) a rapporté un quadricoptère pour son loisir.

Son tort? Prendre régulièrement des clichés du chantier dans l’intérêt et à la demande de son employeur et du client…

Le « drone avec caméras sophistiquées de type infrarouge » dont a entendu parler la Sûreté algérienne suite à une dénonciation renvoie en réalité à un engin à hélices de 30 centimètres de diamètre sur lequel il est possible d’installer une caméra de type GoPro. Dans ses échanges avec le Montois, le consulat de France à Alger évoque une situation « incroyable ». « Tout ceci est complètement absurde car tenter d’espionner l’Algérie avec un quadricoptère, ce serait comme essayer de voir les côtes américaines depuis la pointe bretonne », image-t-il ébahi.

L’affaire le dépasse. Mais l’expatrié lutte. Jusqu’en janvier, le père célibataire en charge de deux enfants ne dit rien à ses proches, seulement qu’il est retenu pour raisons professionnelles. Didier compte les jours autant qu’il se prépare. « J’ai fait un rapport sur tout ce qui m’est arrivé. Pour attirer l’attention j’avais aussi posté plusieurs reportages sur YouTube. L’ambassade et le consulat m’avaient ensuite incité à les retirer », témoigne celui qui a déjà fait l’objet de plusieurs articles de presse en Algérie.

Lâché par son entreprise

« La justice me reproche d’avoir réalisé des prises de vue de sites économiquement sensibles, mais je ne faisais que des photos de mon site avec l’accord des responsables de la sécurité ! Elle me reproche aussi de ne pas avoir eu d’autorisation officielle des douanes pour entrer sur le territoire algérien avec mon modèle réduit. Mais ce produit ne figure pas dans leur liste de produits interdits », se défend celui qui a eu le malheur de perdre la « déclaration de valeur » faite à son arrivée.

Placé sous contrôle judiciaire pendant cinq semaines, Didier Vignaud est officiellement libre de se déplacer en Algérie depuis février. « Mais sans passeport cela reste impossible », explique-t-il dans la douleur. Le pire est sans doute arrivé en avril, avec le décès d’une sœur dans un accident de voiture. « Malgré toutes les preuves fournies et les demandes officielles je n’ai pas pu rejoindre ma famille », ressasse-t-il encore et encore.

À la veille du jugement, le manque de ses enfants, de ses parents et de sa liberté se mêle à l’angoisse et à la colère. « Je ne suis qu’un simple expatrié français en Algérie, je n’ai rien fait pour mériter ce tel déploiement de force et je trouve cette situation inadmissible », dénonce-t-il à bout de force.

Didier Vignaud est amer. Il en veut particulièrement à son employeur, qui « profitait des photos » au même titre que le client algérien. « On m’a répondu que mon problème avec la justice algérienne était personnel et que la multinationale n’avait pas à s’en mêler », rapporte-t-il en dénonçant sans ambage un grave défaut d’assistance.

À la veille du verdict, le Montois se rassure comme il peut à travers les paroles de son avocat. « Il pense que je n’irai pas en prison », lâche-t-il avec un détachement de circonstance. Il faut avoir les nerfs solides.

« On a vraiment hâte que ça se termine… »

À Mont-de-Marsan, les parents venus gérer la maison de la rue de l’Argenté le temps de sa mission en Algérie sont « sous le choc » depuis l’annonce des faits, en janvier, alors qu’il était au plus bas. Monique et Dominique restent autant qu’ils peuvent en contact avec leur fils retenu en Algérie. Mais ils se sentent dramatiquement « impuissants ».

« Le problème c’est qu’il n’y a rien dans ce dossier. S’il avait acheté le matériel sur place il n’y aurait même pas de procès », commente, fatigué, le père et grand-père de la famille. Le couple fier de celui qui a a employé directement 2 500 Algériens et participé à la construction de centrales qui produisent de l’électricité pour près de 2,5 millions d’Algériens a lui aussi essayé de faire bouger les lignes. Mais le ministère des Affaires étrangères a vite conseillé de « ne pas trop faire de bruit ».

Le coup est dur à avaler. Et les parents par procuration de deux adolescents commencent vraiment à trouver le temps long.

Une passion d’enfance

« L’essentiel maintenant c’est que ça s’arrête, qu’il revienne », espère de tout cœur la maman de l’ingénieur expatrié. Pour la jeune retraitée, Didier restera toujours cet enfant calme et appliqué qui allait acheter ses maquettes sur le Cours de l’intendance, à Bordeaux. Ce petit garçon resté accroché à ses rêves d’avion. Et qui continue encore, passé 40 ans, à jouer avec ses modèles réduits comme d’autres font du tennis ou une partie de golf.

Ses enfants de 15 et 18 ans ont été autant préservés que possible et n’en parleraient pas trop. « Ce n’est pas évident. On tient le choc comme on peut. Mais on a vraiment hâte que ça se termine », concluaient hier les parents.

Le couple originaire de Bordeaux semblait aussi épuisé que Didier. Et sans doute encore plus inquiet.

V. D.

Une loi très étonnante concernant les Basques était encore en vigueur en Islande depuis le XVIIe siècle. Elle est désormais abrogée, même si son application était impensable de nos jours (en revanche, la chasse à la baleine est toujours d’actualité…). Le quotidien Sud Ouest s’en fait l’écho (source : http://www.sudouest.fr/2015/04/29/en-islande-il-est-desormais-interdit-de-tuer-les-basques-1907363-4758.php) :

En Islande, il est désormais interdit de tuer les Basques

Une loi vieille de plusieurs siècles a été symboliquement abrogée en Islande. Au XVIIe siècle, les baleiniers basques risquaient gros en s’y aventurant

En Islande, il est désormais interdit de tuer les Basques
Si ce décret est aujourd’hui supprimé, il s’agit d’une décision dont la portée est uniquement symbolique. ©

CC-BY-NC-NDTerre et Côte Basques & CC-BY-NC-ND Loïc Lagarde

 

Depuis le 22 avril, une stèle est installée à Hólmavík, une petite commune de 375 âmes au nord-ouest de l’Islande. Elle est érigée en souvenir du massacre de 32 baleiniers basques en 1615. Présent lors de la cérémonie de commémoration, l’administrateur de la région du Vestfirðir (littéralement « les fjords de l’Ouest ») en a profité pour abroger un décret vieux de quatre siècles et qui était encore en vigueur jusque-là. Celui-ci autorisait ni plus ni moins à tuer les Basques qui se trouvaient dans la région !“Bien entendu, cette abrogation fait avant tout sourire : nous avons des lois dans notre pays qui interdisent de tuer des Basques » a lancé Jónas Guðmundsson, des propos relayés par le site Iceland Review. Il a également ajouté avec malice que cela pourrait s’avérer positif pour attirer les touristes venus d’Euskadi :

« Au moins, les lieux sont sans danger pour eux désormais ! »

32 baleiniers fusillés

Comme nous l’expliquions il y quelques jours, le différend date d’il y a quatre siècles. En 1615, les Basques chassent déjà la baleine depuis plusieurs décennies. Une traque vue d’un mauvais œil par les marins islandais, soumis à l’interdiction de pêcher le mammifère. L’Islande est alors l’un des plus pauvres pays d’Europe.

« Une mesure avant tout symbolique pour commémorer une page tragique de l’Histoire »

Quand un navire guipuzcoan s’échoue sur les côtes islandaises, le responsable du district ordonne l’exécution sommaire de ces naufragés. Seul un marin serait parvenu à s’échapper. L’hommage du 22 avril était le point d’orgue d’un cycle de conférences organisé tout au long de la semaine en Islande, par l’Institut culturel basque Etxepare. Des commémorations qui scellent officiellement la réconciliation entre Basques et Islandais, officieusement rabibochés depuis longtemps.

Le député général guipuzcoan, Martin Garitano était présent lors de la cérémonie aux côtés du ministre islandais de la Culture. Une visite fraternelle dont il partagé quelques souvenirs sur son compte Twitter :

http://twitter.com/mgaritano/status/590945301990658048/photo/1

Un décret oublié

Si ce décret est aujourd’hui supprimé, il s’agit d’une décision dont la portée est uniquement symbolique. Les touristes basques ne l’ont pas attendue pour découvrir les richesse de l’Islande et s’y rendre en toute sécurité. Il existe en effet, dans ce pays comme dans de nombreux autres, des lois anciennes qui n’ont jamais été supprimées. Remplacées par des législations ultérieures, elles sont simplement tombées dans les oubliettes de l’Histoire. Autant dire que voyager au pays des geysers était sans risque.

Notons que si le Pays basque ne compte aujourd’hui plus de baleinier, l’Islande n’a pas cessé de chasser les grands cétacés. Cette pratique traditionnelle, partagée avec le voisin norvégien, vaut d’ailleurs à ces pays de vives critiques des associations écologistes. Elle explique aussi en partie leur réticence à intégrer l’Union Européenne, qui est hostile à la chasse à la baleine.

Le quotidien Sud Ouest est revenu ce week-end, à travers un entretien exclusif, sur la trajectoire remarquable d’un des plus désintéressés chercheurs de l’Aquitaine méridionale (il y en a, heureusement!), à savoir le Dr Jacques Blot, dont la ténacité et les qualités scientifiques forcent encore aujourd’hui le respect (source : http://www.sudouest.fr/2015/03/14/sa-vie-de-recherches-1858769-2780.php).

Sa vie de recherches

Publié le 14/03/2015 à 06h00 , modifié le 14/03/2015 à 04h52 par

Pierre Mailharin

Jacques Blot, installé à Saint-Jean-de-Luz depuis 1964. Il vient d’être honoré par la société des sciences Aranzadi, pour ses 50 ans d’explorations archéologiques.

Médecin à la retraite, Jacques Blot a passé l’essentiel de son temps libre à sillonner les montagnes basques. ©

Photo P. M.

Inlassable prospecteur puis fouilleur bénévole de monuments funéraires dans les montagnes basques depuis cinquante ans, le Luzien Jacques Blot, 81 ans, a été intronisé membre d’honneur de l’institution donostiar le 27 février. Rencontre.

« Sud Ouest ». Que faut-il voir derrière cette distinction ?

Jacques Blot. On m’a rendu hommage pour le temps consacré à la recherche des monuments préhistoriques en Iparralde (Pays basque français, NDLR), et pour mes fouilles qui ont fait avancer la connaissance des rites funéraires de ces époques lointaines, dont on ne savait pas grand-chose.

Vous avez sondé les montagnes basques côté français, la Société des sciences est installée à Saint-Sébastien. Est-ce à dire que ces caractéristiques sont identiques, de part et d’autre de la frontière ?

Les monuments sont les mêmes, il n’y avait pas de frontière à l’époque ! Les recherches des uns valent donc pour les autres. Preuve en est, quand j’ai commencé à faire mes fouilles systématiques, les préhistoriens de l’autre côté se sont reportés sur des monuments différents, pour ne pas faire doublon. Mon travail complète le leur.

En quoi est-il nécessaire ?

C’est la question des racines du peuple. Ces tombes, qui datent d’entre – 1 000 et – 4 000 avant Jésus-Christ, ont été construites par les premiers pasteurs, qui étaient les premiers locuteurs de la langue basque. On défend cette dernière. Il faut aussi conserver les monuments de ses pre- miers locuteurs. Quand on sait d’où on vient, on sait mieux qui on est et où on va.

Que vous ont appris vos fouilles ?

J’ai fouillé 44 monuments. L’époque de ceux à inhumation (dolmens) reflète une société où le côté matériel compte beaucoup, avec des architectures mégalithiques faites pour être vues et des dépôts d’offrandes multiples. Les pratiquants du rite d’incinération (tumulus et cromlechs) avaient, eux, une mentalité plus spirituelle, avec des monuments discrets, des offrandes rares. La hiérarchisation de la société se retrouve, des règles existaient quant au choix et l’emplacement d’un monument pour un individu donné. Ce rite d’incinération a perduré près de 1 400 ans après Jésus-Christ, la christianisation n’ayant pénétré que très lentement le Pays basque.

Comment en êtes-vous venu à cette passion ?

À mon arrivée en 1964, je me suis demandé quelles étaient les connaissances sur le passé du Pays basque. J’étais sensibilisé à la préhistoire par mon père. Avec le livre du père Barandiaran, je suis allé en montagne et j’ai retrouvé les monuments décrits. Comme j’en voyais d’autres, j’en ai parlé à Jean Haritschelhar (alors directeur du Musée basque, NDLR). Il m’a permis de les publier dans le bulletin du Musée basque. C’est arrivé à la direction des Antiquités de Bordeaux, qui m’a nommé correspondant au Pays basque. J’ai alors prospecté, jusqu’en Vallée d’Aspe.

Un jour, en 1975, je me suis retrouvé devant un monument coupé par un bulldozer. À Bordeaux, ils m’ont dit de faire une fouille de sauvetage. J’en étais incapable ! J’ai fait venir un préhistorien qui m’a initié. Et j’ai commencé les fouilles.

Connaissiez-vous la région ?

Non. Mais maintenant, je la connais mieux qu’un Basque ! J’ai parcouru plus de 70 000 kilomètres à pied, en montagne !

Y reste-t-il beaucoup à découvrir ?

Tout ! Sur le plan de la prospection – je la continue avec des amis – il suffit d’un feu d’herbe, et on voit des monuments cachés jusqu’ici. Chaque fouille apporte aussi un élément nouveau parce qu’on ne peut faire des déductions que sur des statistiques. Avec l’âge, je les ai arrêtées. À Bordeaux aussi. Je serai très content si elles pouvaient être reprises par quelqu’un.

Recueilli par Pierre Mailharin