C’est tout bonnement incroyable! A l’occasion des Journées Nationales de l’Archéologie 2014, une découverte archéologique exceptionnelle et pour le moins inattendue a été réalisée dans les Landes, dans le petit village chalossais de Brassempouy. Celui-ci est connu dans le monde entier pour son site préhistorique qui livra la fameuse Dame à la capuche, sculpture du Gravettien en ivoire de mammouth.

Mais venons-en aux faits.

Le week-end dernier, des visiteurs de l’expo locale ont dégagé une structure faite de planches assemblées de telle sorte qu’elles forment à la fois un quadrilatère et permettent le maintien d’un substrat sableux sur la partie centrale (photo ci-dessous). Dans celui-ci, pierres et ossements d’animaux se côtoient, soit de manière anarchique, soit a priori de manière presque ordonnée. Après consultation d’avis experts, il semblerait que nous soyons là face  aux restes d’un authentique module de fouille des années 70 ! La communauté archéologique régionale reste sans voix tant la persistance de nos jours de ce type de structure fut pendant longtemps sujette à caution. Les chercheurs se perdent en conjectures quant à la signification profonde d’une telle réémergence : dépôt votif ? fonction apotropaïque ? manque de moyens ? méconnaissance des moyens actuels de médiation en archéologie ? tout cela à la fois? Nous ne nous permettrons pas de trancher ici, laissant à d’autres le soin de le faire.

brassempouyouillouille(crédit photo : page Facebook de l’espace muséographique de Brassempouy)

😉

8 Thoughts on “Découverte exceptionnelle en Chalosse (Landes)

  1. la Maison de la Dame de Brassempouy propose un atelier fouilles archéologiques qui consiste en une initiation à la fouille sur le terrain.
    Les vestiges qui y sont enfouis reconstituent un habitat du Paléolithique supérieur. Les pièces ont été sélectionnées par l’archéologue départemental, Aurélien SIMONET, dont la thèse porte sur le Gravettien et les sites à Vénus, comme Brassempouy.

    Il est vrai que les méthodes de fouilles peuvent varier d’un site à l’autre, suivant que l’on fouille un site médiéval, néolithique ou paléolithique. Néanmoins, sauf à n’avoir aucune connaissance en archéologie, vous ne pouvez nier que les méthodes de fouilles qui sont présentées à Brassempouy sont conformes à ce qui se fait sur les chantiers de fouilles programmées portant sur les périodes préhistoriques, avec notamment l’utilisation du carroyage…

    [note du modérateur après sabrage d’une partie du post : pas de pub sans notre accord, merci]

    Cordialement,
    l’équipe de la Maison de la Dame de Brassempouy

  2. Chère Madame, nous ignorons quel est votre titre dans la surface d’exposition sise à Brassempouy, mais une chose que nous savons de vous est que vous savez lire, nous vous en félicitons. En revanche, vous êtes incapable de percevoir une saillie drolatique et nous en concluons que vous n’avez aucun second degré, ce qui est fort dommage. [passage modéré après décision du bureau] Une dernière chose : notre modérateur s’est permis de supprimer les dates de votre programmation dans votre post ci-dessus. Nous n’avons en effet pas pour habitude que ce soit sur ce blog ou d’autres que nous administrons ailleurs sur d’autres thèmes, d’autoriser la publicité sans que nous en soyons avertis au préalable. A bon entendeur, salut.

  3. Nicolas Roux on 7 octobre 2014 at 9 h 03 min said:

    Quand la saillie drolatique est aussi absconse elle navre le lecteur, et temoigne de la pedanterie de son auteur.
    Par contre bravo a ceux qui tentent de rendre la science intelligible à tous.

  4. Il est où le problème avec Brassempouy? on croirait que l’on touche au sacré en plaisantant sur ce qui n’est, je suis désolé de le dire, qu’un lieu de valorisation en devenir niché au fin fond de l’Aquitaine, mais qui, jusqu’à preuve du contraire, n’a pas encore fait ses preuves. Ce n’est ni le PIP ni Cap’archéo (ni Isturitz pour rester dans une perspective locale). Encore moins un musée puisque je me suis laissé dire qu’il n’y avait nul conservateur ou attaché de conservation sur place (pas de collection -hors moulages et quelques éléments de mobilier épars- pas d’administration idoine). A titre personnel, je souhaite tout le meilleur du monde pour cette exposition permanente et son parc, puisque pour moi, plus la Préhistoire existe aux yeux du public, mieux je me porte (on n’oublie pas 20 ans de carrière sur le sujet comme cela). Mais franchement, il faut redescendre de son piédestal et arrêter de se prendre pour ce que l’on n’est pas. Brassempouy? Oui, très bien, un site archéologique intéressant, des fouilles bien menées aux résultats pertinents et une contribution non négligeable à l’histoire de l’art. Pour le reste? L’histoire est encore à écrire et des réactions aussi virulentes que la vôtre ou la précédente (bien plus virulente encore dans un mail envoyé à l’un de nous il y a quelques mois) me confortent dans la nécessité, non de raboter les portes pour laisser passer les egos, mais bien de procéder à une dépressurisation des encéphales. Vous parlez de pédanterie? Face à la suffisance, ça ne me dérange pas d’en user.
    Fab.

    • Nicolas Roux on 8 octobre 2014 at 8 h 25 min said:

      Je vous trouve bien sevère et un peu trop dogmatique… Et c’est dans un mouvement de fraternelle franchise que le lecteur de passage que je suis commente votre article de juillet : je le trouve mauvais.

  5. Bonjour,
    En toute franchise aussi et sans méchanceté, si le ton de ce blog vous déplaît, allez voir ailleurs, c’est tout. Nous, notre monde ne tourne pas autour de la planète Brassempouy et à titre personnel et contrairement à l’auteur du billet (billet que je trouve pour ma part assez drôle; ce n’est pas de la franche poilade non plus, mais nous sommes plusieurs à avoir trouvé ça amusant tout en ayant l’avantage de dénoncer de manière générale le manque de moyens des structures patrimoniales encadrées par des collectivités territoriales motivées bien plus par l’effet vitrine que par le bien être de ses salariés par exemple), j’aurais été davantage sévère sur le sujet, mais sur d’autres points que je trouve un peu plus gênants, notamment le contexte général de l’emploi territorial dans le domaine du Patrimoine et certains choix orientés. Vous parlez de dogmatisme : on y aurait été en plein dedans. Mais dans le CD nous sommes aussi capables de tenir une ligne de conduite en évitant le défoulement, la logorrhée cathartique. Nous n’avons de compte à rendre à personne sur ce blog, pas à nous justifier, ce n’est pas un blog institutionnel et si nous avons envie d’exprimer certains avis dans le respect de la loi, nous nous le permettons. C’est nous qui payons pour ce blog, qui passons du temps à repérer des articles pertinents sur le net durant notre temps libre, à les partager sur un groupe FB secret où nous les discutons avant de les publier ici; la moindre des choses est que nous puissions y commenter ou contextualiser nos sujets (en plus, le modé valide la publication de tous les coms des lecteurs : rien ne l’y oblige, mais nous acceptons les critiques, ce qui n’est pas le cas de tout le monde). C’est notre mode de fonctionnement.
    cordialement,

    l’administrateur.

    • Nicolas Roux on 9 octobre 2014 at 8 h 52 min said:

      Ne soyez pas si sévère avec le blog, quand il ne s’agit que d’un article… D’autant que sur le fond je trouve aussi déplorable l’indigence dans laquelle survivent les acteurs culturels. Mais quelle responsabilité en portent-ils? Tenter un (mauvais) rire à leurs dépens ne fait il pas finalement le jeu de systèmes technocratiques, si bien critiqués par le navarrais Henri Lefebvre? Et je ne crois pas utile d’envoyer paitre une critique,

  6. J’en connais qui diraient que tout dépend de qui rit de qui et que tout le monde n’est pas embarqué sur la même barque dans le vaste domaine de la culture et du patrimoine. Une autocensure assez évidente à comprendre nous poussera à nous abstenir d’en dire plus ici et je parle là au nom du CD…. Quant à Henri Lefebvre, Onfray me l’a fait découvrir dans une de ses chroniques et je suis agréablement étonné de le voir mentionné ailleurs.

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