Un article paru dans le quotidien Sud Ouest revient sur un échange fructueux autour d’un projet de sauvegarde et de restauration du château de Villandraut (source : http://www.sudouest.fr/2016/06/06/une-approche-franco-americaine-du-patrimoine-2389004-2757.php) Il aurait été intéressant de savoir, le cas échéant, s’il y a eu une contrepartie financière pour ce stage. En effet, il est. devenu habituel que des universités américaines paient cher pour permettre à leurs étudiants de s’immerger dans le Patrimoine ancien du vieux continent. C’est un échange de bons procédés puisqu’en retour cela permet à des sites de bénéficier d’une manne financière inespérée contribuant à une meilleure conservation des vestiges, voire au financement de recherches coûteuses ou à la création d’emplois d’agents de valorisation du Patrimoine.

Une approche franco-américaine du patrimoine

[LEG_LEGENDE_WW]Au programme de Go Villandraut : recherches archéologiques, taille de pierre, maçonnerie et mise à jour d’une source dans les douves.
Au programme de Go Villandraut : recherches archéologiques, taille de pierre, maçonnerie et mise à jour d’une source dans les douves. ©Photo St. S.

Du 16 au 31 mai, la Maison Labat a accueilli un groupe de jeunes composés de 8 Américains et 6 Français, dans le cadre du projet Go Villandraut. Son but est de réunir, autour d’une action de sauvegarde du patrimoine, de jeunes Américains venus de Pennsylvanie et des jeunes Français de tout horizon.

Ce dispositif d’échanges et de découverte a vu le jour en 2010, à la suite de la découverte du château de Villandraut par Lynne Palermo, lors d’un stage de taille de pierre auquel elle participait. Professeure de français à l’université américaine de Susquehanna, elle a puisé dans ce séjour l’idée de faire venir des étudiants pour une immersion culturelle et linguistique. Go Villandraut fait partie d’un cours précédé de deux mois de préparation, suivi de deux mois de réflexion. Cette opération, débutée en 2012, a été renouvelée en 2014.

Trois chantiers

Les étudiants américains volontaires, issus du milieu rural, ont apprécié l’environnement et le patrimoine pierre les a émerveillés, ce dernier n’étant pas légion dans leur pays. Favorisant les rencontres entre Américains et Français, Go Villandraut a uni les deux nationalités autour de trois chantiers : la restitution d’un arc de la galerie intérieure du château, avec taille et pose des pierres constituantes, la renaissance d’une source située dans les douves du château ainsi que la pratique de fouilles archéologiques.

Accompagnés d’animateurs, les 14 bénévoles ont ainsi pu s’initier à de nombreuses techniques. L’apprentissage était donc de mise, sans exigence de productivité ou de finalisation des travaux en cours.

Cette expérience aurait, semble-t-il, fait naître des vocations chez certains Français et donné envie de voyager aux jeunes étudiants d’outre Atlantique.

Sorties culturelles

De plus, le groupe a bénéficié de différentes visites afin de connaître d’autres richesses que le patrimoine bâti : une journée à Saint-Émilion, la visite du musée de Villandraut, des rencontres avec de jeunes élèves du collège de Saint-Symphorien.

Dimanche dernier, un concert donné par le groupe Bluff Grass et l’ouverture des chantiers au public ont clôturé l’édition 2016 de Go Villandraut avant que les bénévoles ne regagnent leur nation et régions respectives.

Stéphanie Seguin

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