Lu dans le quotidien Sud Ouest (source : http://www.sudouest.fr/2014/11/19/l-histoire-industrielle-1740442-3703.php) :

L’histoire industrielle

L’histoire industrielle
Vincent Joineau animera les deux journées d’études. © Photo

Photo M.d.

Pendant un an et demi, Vincent Joineau, docteur es archéologie industrielle, a reçu une bourse de Fumel communauté pour étudier l’histoire industrielle du territoire. Si le financement de son poste a été arrêté, le jeune historien a continué à travailler bénévolement et il tient à « rendre au fumélois ce qui lui a été donné ». C’est pour cela qu’il organise deux journées d’études, vendredi et samedi, avec l’Institut Ausonius de l’université Bordeaux – Montaigne et avec le soutien de la Région ainsi que de la communauté des communes.La construction du bassin

Pour Vincent Joineau, cet événement est une sorte d’avant-propos à la publication d’un livre qui devrait sortir à la fin 2015. « Ce programme a permis, outre de mettre au jour des fonds documentaires exceptionnels, de comprendre l’élaboration et les formes d’activités industrielles et leurs impacts paysagers et culturels », explique-t-il. C’est cette problématique de la construction du bassin, de sa structuration autour d’entreprises et des conditions qui ont prévalu à cette construction, mais également des débuts du délitement de la situation au début des années 70, qui sera au cœur des interventions et des débats.

Outre le chercheur, interviendront des spécialistes du fumélois (Yannick Zaballos, historien local, Pierre Simon, docteur en histoire du Moyen Âge, Philippe Delvit, auteur d’un ouvrage sur le Lot, ou encore Jean-Pierre Poussou, professeur d’histoire moderne) ou venus de plus loin apporter leur expertise.

Le colloque ne se veut pas simplement « passéiste » et réservé à des collectionneurs de souvenirs. « La mémoire industrielle ne doit pas se limiter au simple fait culturel mais elle a vocation à être valorisée dans le cadre de la revalorisation économique, urbanistique et paysagère », insiste le chercheur. « Il convient de s’interroger sur sa conservation et sa valorisation, d’identifier ce qui a de la valeur patrimoniale et culturelle et d’inventer un avenir », poursuit-il. Il compte sur les journées d’étude pour ouvrir les débats et pour que le fumélois se prenne en main. « Je sais qu’il y a déjà quelques mécènes parmi les entreprises locales qui sont prêtes à soutenir un comité scientifique. Il est temps de foncer ! »

Michel Debiard

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