{"id":787,"date":"2016-08-21T23:37:03","date_gmt":"2016-08-21T21:37:03","guid":{"rendered":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/?p=787"},"modified":"2017-08-19T17:43:35","modified_gmt":"2017-08-19T15:43:35","slug":"la-basse-vallee-de-la-leyre-a-lage-du-fer-partie-2","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/la-basse-vallee-de-la-leyre-a-lage-du-fer-partie-2\/","title":{"rendered":"La basse vall\u00e9e de la Leyre \u00e0 l&rsquo;Age du Fer (partie 2)"},"content":{"rendered":"<p><em>Paru initialement dans le bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 Historique et Arch\u00e9ologique d&rsquo;Arcachon en 2007. Merci \u00e0 l&rsquo;auteur de l&rsquo;article de nous avoir permis de le publier sur ce blog. <a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/la-basse-vallee-de-la-leyre-a-lage-du-fer-partie-1\/\">Premi\u00e8re partie d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9e ici.<\/a><br \/>\n<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Les s\u00e9pultures du Premier Age du Fer autour du bassin d\u2019Arcachon et de la basse vall\u00e9e de la Leyre (800-420 avant J.-C.), par Marie BILBAO &#8211; Deuxi\u00e8me Partie<\/strong><\/p>\n<p><strong>V. R\u00e9sultats de l\u2019\u00e9tude des ensembles fun\u00e9raires de la basse vall\u00e9e de la Leyre<\/strong><\/p>\n<ol>\n<li><strong> LES STRUCTURES FUNERAIRES\u00a0<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>a) Les structures tumulaires<\/p>\n<p>La taille des tumulus est tr\u00e8s variable : ces derniers mesurent entre huit et trente-quatre m\u00e8tres de diam\u00e8tre. La hauteur est difficile \u00e0 appr\u00e9hender, l\u2019\u00e9rosion ayant peut-\u00eatre eu un r\u00f4le \u00e0 jouer dans la conservation des structures tumulaires. Le tumulus le plus haut mesure deux m\u00e8tres cinquante alors que le moins pro\u00e9minent est \u00e0 peine marqu\u00e9 par un relief. Il reste difficile de <!--more-->tirer des conclusions de ces informations car la conservation diff\u00e9rentielle des structures peut amener \u00e0 des erreurs d\u2019interpr\u00e9tation. En effet, on ne note aucune coh\u00e9rence entre le diam\u00e8tre des tumulus et leur hauteur conserv\u00e9e. Par exemple, le tumulus D de la n\u00e9cropole de Pujaut poss\u00e8de un diam\u00e8tre de quinze m\u00e8tres (jug\u00e9 assez important) alors que B. Peyneau indique qu\u2019il n\u2019avait aucun relief<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. La question de la conservation de la structure tumulaire doit donc \u00eatre pos\u00e9e. En parall\u00e8le, on a d\u00e9couvert, au sein des n\u00e9cropoles tumulaires, des structures totalement d\u00e9pourvues de mobilier ou d\u2019un quelconque mat\u00e9riel anthropique. B. Peyneau a donc soulev\u00e9 la question de l\u2019existence de tumulus c\u00e9notaphes. Cependant, ces structures ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment assimil\u00e9es (lors de la fouille du tumulus S des Gaillards par S. Schwaller<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>) \u00e0 de petites dunes s\u2019\u00e9tant form\u00e9es par hasard sur le site et de mani\u00e8re totalement naturelle.On voit donc que la question de la taille des tumulus pose probl\u00e8me\u00a0: outre les probl\u00e8mes de conservation diff\u00e9rentielle des monuments, l\u2019existence de dunes naturelles peut amener \u00e0 des conclusions fauss\u00e9es par une documentation mal interpr\u00e9t\u00e9e. En ce qui concerne le creusement des tumulus, nous avons pu noter l\u2019existence de deux groupes\u00a0: les tumulus peu creus\u00e9s, dont la profondeur est inf\u00e9rieure \u00e0 0,50 m\u00a0; et les tumulus creus\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 l\u2019alios, dont la profondeur avoisine 0,50-0,60\u00a0m.<\/p>\n<p>Les structures en garluche sont tr\u00e8s rares dans la r\u00e9gion d\u2019Arcachon alors que ces derni\u00e8res sont de plus en plus fr\u00e9quentes et complexes au fur et \u00e0 mesure que l\u2019on descend vers de sud de l\u2019Aquitaine. Seuls trois tumulus pr\u00e9sentent ici de telles structures\u00a0: il s\u2019agit des trois tumulus de la n\u00e9cropole de Houn de la Peyre.<\/p>\n<p>Seuls quelques tumulus semblent pr\u00e9senter des foss\u00e9s d\u2019entourage mais l\u00e0 encore les donn\u00e9es anciennes peuvent nous induire en erreur\u00a0: il est donc possible que les foss\u00e9s aient \u00e9t\u00e9 plus nombreux mais qu\u2019ils n\u2019aient pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9cel\u00e9s par B. Peyneau.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9tude des tumulus a amen\u00e9 \u00e0 en faire une typologie (figure 1) tr\u00e8s simple et qui sera s\u00fbrement amen\u00e9e \u00e0 \u00eatre compl\u00e9t\u00e9e et corrig\u00e9e si de nouvelles fouilles sont un jour organis\u00e9es\u00a0:<\/p>\n<p><u>&#8211; Type 1a<\/u>\u00a0: creusement peu profond (inf\u00e9rieur \u00e0 0,50m.)<\/p>\n<p><u>&#8211; Type 1b<\/u>\u00a0: creusement peu profond (inf\u00e9rieur \u00e0 0,50m.) + garluche<\/p>\n<p><u>&#8211; Type 2a<\/u>\u00a0: creusement profond (0,50m au minimum)<\/p>\n<p><u>&#8211; Type 2b<\/u>\u00a0: creusement profond (0,50m au minimum) + foss\u00e9<\/p>\n<p><u>&#8211; Type 3<\/u>\u00a0: non creus\u00e9<\/p>\n<p>Une derni\u00e8re remarque concerne le seul exemplaire de tumulus non creus\u00e9<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>. En effet, la fouille de ce tumulus a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 deux s\u00e9pultures, dont une du Premier Age du Fer. Cette derni\u00e8re est plac\u00e9e comme une s\u00e9pulture secondaire dans la masse tumulaire alors que le tertre ne pr\u00e9sente aucune s\u00e9pulture centrale. De plus, la stratigraphie pr\u00e9sent\u00e9e dans le rapport de fouille<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a> peut amener \u00e0 penser qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une dune naturelle. On<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig1.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-775\" src=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig1.jpg\" alt=\"part2_fig1\" width=\"219\" height=\"528\" srcset=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig1.jpg 219w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig1-124x300.jpg 124w\" sizes=\"(max-width: 219px) 100vw, 219px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Figure 1 : typologie des tumulus<\/p>\n<p>peut donc se demander si certaines dunes naturelles n\u2019auraient pas \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es bien\u00a0 apr\u00e8s leur formation. Bien qu\u2019hypoth\u00e9tique, cela am\u00e8ne \u00e0 se poser la question des crit\u00e8res de choix pr\u00e9c\u00e9dant la mise en terre des restes du d\u00e9funt mais \u00e9galement celle de la pr\u00e9sence ou non d\u2019autres structures en mat\u00e9riaux p\u00e9rissables indiquant les tombes<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>.<\/p>\n<p>b) Les tombes en fosses<\/p>\n<p>Les tombes plates sont caract\u00e9ris\u00e9es par la pr\u00e9sence d\u2019une fosse, o\u00f9 est plac\u00e9e l\u2019urne cin\u00e9raire. Ces fosses, bien que rarement fouill\u00e9es de mani\u00e8re minutieuse, semblent correspondrent \u00e0 deux types, caract\u00e9ris\u00e9s par leur comblement. Malheureusement, les fouilles r\u00e9centes, uniquement pr\u00e9ventives, n\u2019ont pas eu le temps de s\u2019attarder sur ce point\u00a0: les seules remarques faites concernaient la visibilit\u00e9 de la fosse. B. Peyneau, quant \u00e0 lui, a r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9finir pour la n\u00e9cropole du Truc du Bourdiou des fosses remplies de sable qu\u2019il dit naturel et de sable charbonneux.<\/p>\n<p>La question de la fosse s\u00e9pulcrale et de son comblement peut para\u00eetre anodine, mais elle peut toutefois apporter des informations sur les pratiques fun\u00e9raires. Certains croquis, notamment ceux de A. Coffyn lors de sa fouille de la n\u00e9cropole de Balanos en 1974<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>, semblent montrer que certaines fosses poss\u00e9daient, dans leur fond, une concentration importante de charbons. La situation de la zone charbonneuse, passant sous l\u2019urne, nous permet d\u2019affirmer que la fosse avait \u00e9t\u00e9 remplie d\u2019un peu de terre charbonneuse avant la mise en place de l\u2019urne cin\u00e9raire. Toutefois, le manque de documentation ne nous permet pas de tirer davantage d\u2019informations de ces donn\u00e9es. Cela nous permet toutefois de comprendre progressivement et avec plus d\u2019exactitude des gestes li\u00e9s \u00e0 la mise en terre d\u2019un d\u00e9funt.<\/p>\n<p>Outre les fosses fun\u00e9raires, les n\u00e9cropoles de tombes plates ont livr\u00e9 des structures dont la fonction reste encore obscure. Il s\u2019agit de fosses, combl\u00e9es de sable et pr\u00e9sentant une concentration de charbons tr\u00e8s importante. Ces fosses semblent n\u2019avoir livr\u00e9 que tr\u00e8s peu de mat\u00e9riel anthropique, mais seules les fouilles de B. Peyneau nous apportent des informations sur ces derni\u00e8res. En effet, les fouilles pr\u00e9ventives r\u00e9centes ont seulement mis en \u00e9vidence ces fosses, et une seule a \u00e9t\u00e9 fouill\u00e9e de mani\u00e8re partielle.<\/p>\n<p>Ces fosses posent souvent probl\u00e8me. Dans la n\u00e9cropole du Truc du Bourdiou (figure 2), leur nombre est tr\u00e8s important, mais selon leur taille, toutes n\u2019ont pas pu servir d\u2019<em>ustrina<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><sup><strong>[7]<\/strong><\/sup><\/a><\/em>. Il serait int\u00e9ressant, \u00e0 l\u2019avenir, de tenter de mieux comprendre ces fosses, peut-\u00eatre en travaillant d\u2019abord sur leur morphologie et sur le mat\u00e9riel, si peu nombreux soit-il, qu\u2019elles nous livrent (quelques esquilles osseuses et quelques micro-tessons). Les n\u00e9cropoles de tombes plates ont \u00e9galement livr\u00e9 des structures de pierres. La plupart de ces derni\u00e8res ne nous sont pas parvenues intactes. N\u00e9anmoins, certaines, mieux conserv\u00e9es, nous apportent des informations pr\u00e9cieuses.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig2.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-776\" src=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig2.jpg\" alt=\"part2_fig2\" width=\"267\" height=\"379\" srcset=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig2.jpg 267w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig2-211x300.jpg 211w\" sizes=\"(max-width: 267px) 100vw, 267px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Figure 2 : n\u00e9cropole du Truc du Bourdiou, plan d&rsquo;apr\u00e8s B. Peyneau<\/p>\n<p>A l\u2019heure actuelle, seule la n\u00e9cropole de Balanos n\u2019a livr\u00e9 aucune structure de ce type, mais la proximit\u00e9 d\u2019une route et les d\u00e9g\u00e2ts qu\u2019elle a subi lors de la construction de cette derni\u00e8re peut nous faire penser que ces derni\u00e8res ont pu \u00eatre endommag\u00e9es. La n\u00e9cropole du Martinet, quant \u00e0 elle, a livr\u00e9 quelques structures de pierres\u00a0: en forme de demi-cercle, elles n\u2019entourent pas que les s\u00e9pultures, mais circonscrivent \u00e9galement des fosses remplies de charbons.<\/p>\n<p>Notre compr\u00e9hension de ces entourages de pierre et de leur relation avec les tombes et les fosses est tr\u00e8s limit\u00e9e. Leur mauvaise conservation rend plus difficile le travail \u00e0 ce sujet. M\u00eame si ces structures ne sont pas toujours bien conserv\u00e9es, il est assez facile de les rapprocher de celles rencontr\u00e9es dans d\u2019autres n\u00e9cropoles de tombes en fosses (exemple de la n\u00e9cropole de Laglorieuse \u2013Landes- en cours de publication)<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a>.<\/p>\n<p>La n\u00e9cropole du Truc du Bourdiou a livr\u00e9 des structures en pierres compl\u00e8tement diff\u00e9rentes. Il semble que la structure la plus commune consiste en une enceinte de pierre, v\u00e9ritable petit muret, regroupant des s\u00e9pultures mais \u00e9galement des fosses. On remarque, de plus, que certaines fosses sont plus anciennes et sont situ\u00e9es sous les murets. L\u2019entr\u00e9e de ces enceintes est marqu\u00e9e par des bornes de pierres.<\/p>\n<ol start=\"2\">\n<li><strong> Pratiques Fun\u00e9raires<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>a) La cr\u00e9mation et le b\u00fbcher fun\u00e9raire.<\/p>\n<p>Nos connaissances sur le sujet sont peu d\u00e9velopp\u00e9es. Les traces du b\u00fbcher fun\u00e9raire sont surtout visibles dans les n\u00e9cropoles tumulaires : on d\u00e9couvre g\u00e9n\u00e9ralement au sein de la masse tumulaire une ou plusieurs zones charbonneuses \u00e9paisse de quelques centim\u00e8tres (figure 3). Pour ce qui est des n\u00e9cropoles implant\u00e9es sur des terrains argileux, on constate l\u2019existence d\u2019une plaque de terre cuite que B. Peyneau interpr\u00e9tait comme des sols d\u2019habitations. Ce dernier a \u00e9galement d\u00e9couvert des poutres et des essences de bois carbonis\u00e9es dans certaines structures tumulaires. Nous ne sommes pas en mesure de donner des informations sur les b\u00fbchers relatifs aux n\u00e9cropoles de tombes en fosses, les donn\u00e9es \u00e9tant trop partielles pour se risquer \u00e0 \u00a0en tirer des conclusions. Toutefois, il est probable que certaines des fosses \u00e0 charbon d\u00e9couvertes \u00e0 proximit\u00e9 des tombes aient eu \u00e0 tenir ce r\u00f4le. Les d\u00e9couvertes \u00e0 venir viendront peut-\u00eatre nous \u00e9clairer sur le sujet.<\/p>\n<p>En ce qui concerne la cr\u00e9mation propre, nous ne pouvons trop nous prononcer, aucune \u00e9tude anthropologique n\u2019ayant \u00e9t\u00e9 men\u00e9e sur le sujet. Toutefois, les esquilles osseuses retrouv\u00e9es dans les urnes nous am\u00e8nent \u00e0 penser que les ossements ont subi un traitement thermique (jet d\u2019eau sur le b\u00fbcher par exemple) ou m\u00e9canique apr\u00e8s cr\u00e9mation\u00a0: en effet, une cr\u00e9mation n\u2019am\u00e8ne pas \u00e0 l\u2019\u00e9clatement des ossements (except\u00e9 le cr\u00e2ne).<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig3.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-777\" src=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig3.jpg\" alt=\"part2_fig3\" width=\"370\" height=\"554\" srcset=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig3.jpg 370w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig3-200x300.jpg 200w\" sizes=\"(max-width: 370px) 100vw, 370px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Figure 3 : utilisation d&rsquo;un tumulus<\/p>\n<p>b) d\u00e9p\u00f4t du mobilier fun\u00e9raire<\/p>\n<p>Dans la tombe, les \u00e9l\u00e9ments c\u00e9ramiques peuvent s\u2019organiser de diverses mani\u00e8res. Voil\u00e0 les cas les plus fr\u00e9quents\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; urne et couvercle\u00a0: 71 cas sur 119 (cas o\u00f9 le mobilier est connu en int\u00e9gralit\u00e9)<\/p>\n<p>&#8211; une urne et un vase accessoires\u00a0: 9 cas sur 119<\/p>\n<p>&#8211; urne, couvercle, vase accessoire\u00a0: 35 cas sur 119<\/p>\n<p>G\u00e9n\u00e9ralement, l\u2019urne cin\u00e9raire, recouverte par un plat tronconique renvers\u00e9<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a>, contient (en plus des ossements) le vase accessoire. Cependant, dans les tombes dites \u00ab\u00a0doubles\u00a0\u00bb, on remarque que le vase accessoire est plac\u00e9 entre les deux urnes composant la s\u00e9pulture. A l\u2019heure actuelle, les vases accessoires ext\u00e9rieurs \u00e0 l\u2019urne cin\u00e9raire correspondent toujours \u00e0 ce type de tombe. La s\u00e9pulture du tumulus O de la n\u00e9cropole des Gaillards pr\u00e9sente une configuration unique\u00a0: le vase accessoire se situait en effet entre les deux couvercles, pos\u00e9s en sens inverse l\u2019un sur l\u2019autre.<\/p>\n<p>Le mobilier m\u00e9tallique, quant \u00e0 lui, peut \u00eatre d\u00e9pos\u00e9 en divers endroits. On peut le trouver dans l\u2019urne cin\u00e9raire, sur le fond du couvercle et, dans le cas des s\u00e9pultures \u00ab\u00a0doubles\u00a0\u00bb, entre les deux urnes. Il nous est impossible de savoir si le d\u00e9p\u00f4t de ce mobilier correspondait \u00e0 des r\u00e8gles pr\u00e9cises, notamment au sujet de sa disposition. De nouvelles fouilles pourraient peut-\u00eatre nous apporter un compl\u00e9ment d\u2019information.<\/p>\n<p>Il est \u00e9galement int\u00e9ressant de remarquer de B. Peyneau insiste dans son ouvrage sur la d\u00e9couverte de silex dans les tombes. Il affirme que s\u2019il avait \u00e9t\u00e9 plus attentif, il en aurait s\u00fbrement trouv\u00e9 bien plus. En repla\u00e7ant cette remarque dans le contexte arch\u00e9ologique de l\u2019\u00e9poque, on remarque que de nombreuses publications de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ces silex, que l\u2019on retrouve \u00e0 la fois dans les n\u00e9cropoles tumulaires et dans les n\u00e9cropoles de tombes en fosses.<\/p>\n<p>c) Conclusion\u00a0: des structures fun\u00e9raires plurielles<\/p>\n<p>Les deux types de structures fun\u00e9raires rencontr\u00e9es s\u2019organisent autour du rituel de l\u2019incin\u00e9ration. Toutefois, les pratiques fun\u00e9raires diff\u00e8rent tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement d\u2019un type \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n<p>&#8211; La premi\u00e8re diff\u00e9rence r\u00e9side dans le lieu de cr\u00e9mation. En effet, dans les n\u00e9cropoles tumulaires, la surface du tumulus est creus\u00e9e et le b\u00fbcher fun\u00e9raire a lieu \u00e0 cet endroit, le plus souvent sur le c\u00f4t\u00e9 ouest du tertre. Nous n\u2019avons pas pu identifier de zones de cr\u00e9mation dans les n\u00e9cropoles de tombes plates, mais cela peut \u00eatre d\u00fb \u00e0 notre incapacit\u00e9 \u00e0 les identifier correctement et avec certitude.<\/p>\n<p>&#8211; La seconde diff\u00e9rence r\u00e9side dans l\u2019absence de v\u00e9ritable fosse fun\u00e9raire dans le tumulus. En effet, dans les n\u00e9cropoles de tombes plates, le mobilier est d\u00e9pos\u00e9 dans une fosse. D\u2019apr\u00e8s B. Peyneau, les tumulus ne semblent pas pr\u00e9senter de structures fossoy\u00e9es accueillant les restes du d\u00e9funt. Par contre, une calotte de cendres et de poussi\u00e8res est souvent jet\u00e9e sur le mobilier fun\u00e9raire et finit par cr\u00e9er un amas compact. Dans les n\u00e9cropoles de tombes plates, des cendres semblent parfois \u00eatre m\u00eal\u00e9es au remplissage, mais pas dans de telles proportions.<\/p>\n<p>&#8211; Les n\u00e9cropoles de tombes plates pourraient correspondre \u00e0 deux types\u00a0: le premier, le plus fr\u00e9quent, livre des structures de pierres r\u00e9guli\u00e8res, en demi-cercle, alors que dans le cas de la n\u00e9cropole du Truc du Bourdiou, les structures sont irr\u00e9guli\u00e8res et leur entr\u00e9e semble \u00eatre marqu\u00e9e par des bornes.<\/p>\n<p>&#8211; Les tumulus livrent des structures regroupant plusieurs s\u00e9pultures. En g\u00e9n\u00e9ral, les tombes secondaires sont plac\u00e9es dans la masse du tertre et non \u00e0 la base, de part et d\u2019autre de la s\u00e9pulture centrale. Les tumulus les plus tardifs ne sont pas configur\u00e9s de la m\u00eame mani\u00e8re\u00a0: en effet, toutes les tombes se trouvent \u00e0 la base. Cela nous emp\u00eache en partie de conna\u00eetre la succession chronologique des s\u00e9pultures par l\u2019absence de stratigraphie du tertre, bien que la s\u00e9pulture centrale soit consid\u00e9r\u00e9e comme la premi\u00e8re.<\/p>\n<ol start=\"3\">\n<li><strong> CHRONOLOGIE DES ENSEMBLES FUNERAIRES<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>a) d\u00e9finition de la chronologie\u00a0: m\u00e9thode de travail.<\/p>\n<p>Ce travail sur les n\u00e9cropoles de la r\u00e9gion d\u2019Arcachon, s\u2019il a en partie consist\u00e9 en une exploitation bibliographique des donn\u00e9es, a aussi consist\u00e9 en une nouvelle \u00e9tude du mobilier, dont la majeure partie est toujours conserv\u00e9e au Mus\u00e9e Oc\u00e9anographique et Arch\u00e9ologique d\u2019Arcachon. Une moindre partie de ce mobilier est expos\u00e9e au Mus\u00e9e d\u2019Aquitaine. En premier lieu, il a \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire d\u2019\u00e9tablir une base de donn\u00e9es pr\u00e9sentant chaque structure. Les fiches de cette base de donn\u00e9e concernent des aspects de plus en plus pr\u00e9cis de l\u2019\u00e9tude\u00a0: on s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la n\u00e9cropole, aux structures tumulaires si tumulus il y a, \u00e0 la s\u00e9pulture, au mobilier c\u00e9ramique et pour finir au mobilier m\u00e9tallique. Cela permet \u00e0 l\u2019arch\u00e9ologue une exploitation des donn\u00e9es rapide et efficace.<\/p>\n<p><strong>Dessin et analyse du mobilier arch\u00e9ologique<\/strong><\/p>\n<p>Le mobilier issu des fouilles a de nouveau \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment\u00a0: les mesures des vases ont \u00e9t\u00e9 prises, les dessins jug\u00e9s insatisfaisants ont \u00e9t\u00e9 refaits. L\u2019\u00e9tude de la c\u00e9ramique se concentre sur divers aspects de cette derni\u00e8re\u00a0: il ne suffit pas la dessiner, mais aussi d\u2019examiner la p\u00e2te, de d\u00e9terminer le mode de cuisson et parfois, gr\u00e2ce aux marques laiss\u00e9es par le potier, de comprendre les gestes de production. Des fiches raisonn\u00e9es (figure 4) avaient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9alablement \u00e9tablies afin de perdre le moins de temps possible. L\u2019\u00e9tude de ces donn\u00e9es pr\u00e9cises n\u2019aboutit pas toujours \u00e0 des conclusions satisfaisantes, mais l\u2019arch\u00e9ologue ne travaille pas que pour lui\u00a0: il est possible que ces donn\u00e9es servent \u00e0 un autre chercheur, aujourd\u2019hui ou dans quelques ann\u00e9es, alors que les collections arch\u00e9ologiques subissent souvent des al\u00e9as impr\u00e9visibles (probl\u00e8mes de conservation, d\u00e9placement du mobilier\u2026 qui am\u00e8ne parfois \u00e0 la perte d\u2019objets).<\/p>\n<p>Tous les objets ont \u00e9t\u00e9 dessin\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9chelle 1, sur place, dans les mus\u00e9es, qui n\u2019ont pas vu d\u2019inconv\u00e9nient \u00e0 m\u2019accueillir pendant l\u2019ann\u00e9e. Le dessin arch\u00e9ologique permet d\u2019appr\u00e9hender les c\u00e9ramique de mani\u00e8re globale\u00a0: sur le dessin est pr\u00e9sent\u00e9 un profil du vase et l\u2019\u00e9paisseur de ce dernier (l\u2019\u00e9paisseur varie souvent entre le col, la panse\u2026). L\u2019autre moiti\u00e9 du dessin permet de pr\u00e9senter l\u2019aspect ext\u00e9rieur de la c\u00e9ramique et le d\u00e9cor lorsque d\u00e9cor il y a. Certains dessins pr\u00e9sentent m\u00eame, gr\u00e2ce \u00e0 ce que l\u2019on appelle le dessin au point, le volume de la c\u00e9ramique\u00a0: cette derni\u00e8re est plac\u00e9e selon un certain angle sous la lumi\u00e8re et l\u2019arch\u00e9ologue repr\u00e9sente par une plus grande fr\u00e9quence de points les parties ombr\u00e9es. Cela permet une meilleure appr\u00e9hension de la c\u00e9ramique mais implique un temps de travail important.<\/p>\n<p>Le dessin m\u00e9tallique pr\u00e9sente quant \u00e0 lui les divers profils de l\u2019objet\u00a0: face, profil, dos selon le type d\u2019objet. Tous ces dessins ont ensuite \u00e9t\u00e9 repris sur un logiciel de dessin informatique.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig4.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-778\" src=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig4.jpg\" alt=\"part2_fig4\" width=\"372\" height=\"520\" srcset=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig4.jpg 372w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig4-215x300.jpg 215w\" sizes=\"(max-width: 372px) 100vw, 372px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Figure 4 : fiche pr\u00e9-\u00e9tablie pour l&rsquo;\u00e9tude du mobilier c\u00e9ramique<\/p>\n<p><strong>La typologie<\/strong><\/p>\n<p>Les donn\u00e9es m\u00e9triques relev\u00e9es sur les vases sont d\u2019un grand int\u00e9r\u00eat pour le type de travail qui nous concerne. En effet, l\u2019arch\u00e9ologue doit r\u00e9aliser une typologie de ces vases. Il s\u2019agit de d\u00e9terminer selon des crit\u00e8res plus ou moins pr\u00e9cis (variables d\u2019une \u00e9tude arch\u00e9ologique \u00e0 l\u2019autre car il n\u2019existe pas une seule m\u00e9thode typologique) des classes homog\u00e8nes de c\u00e9ramiques. Les vases ainsi class\u00e9s forment des ensembles que l\u2019on consid\u00e8re comme appartenant \u00e0 la m\u00eame phase chronologique<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>. Ces vases sont class\u00e9s selon leur forme g\u00e9n\u00e9rale (figure 5) mais\u00a0 il est g\u00e9n\u00e9ralement n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 des calculs simples qui nous permettent d\u2019obtenir des \u00ab\u00a0indices\u00a0\u00bb, caract\u00e9ristiques d\u2019un \u00e9l\u00e9ment du vase\u00a0: par exemple, pour calculer l\u2019indice du pied, on divise la hauteur par le diam\u00e8tre de ce dernier. Chaque \u00e9l\u00e9ment du vase, qu\u2019il s\u2019agisse de ces indices ou de crit\u00e8res g\u00e9n\u00e9raux visuels est donc caract\u00e9ris\u00e9 (il est important de savoir que ces vases sont mont\u00e9s sans l\u2019aide du tour et ne peuvent donc pas \u00eatre r\u00e9guliers\u00a0: il faut donc utiliser les indices avec parcimonie et pour des \u00e9l\u00e9ments de petite taille comme les pieds ou les cols). Au final, on obtient une classification raisonn\u00e9e des vases (figures 6a, 6b et 6c pour la typologie des grands vases ferm\u00e9s).<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig5.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-779\" src=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig5.jpg\" alt=\"part2_fig5\" width=\"835\" height=\"495\" srcset=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig5.jpg 835w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig5-300x178.jpg 300w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig5-768x455.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 835px) 100vw, 835px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Figure 5 : m\u00e9thode typologique employ\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig6a.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-780\" src=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig6a.jpg\" alt=\"part2_fig6a\" width=\"370\" height=\"491\" srcset=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig6a.jpg 370w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig6a-226x300.jpg 226w\" sizes=\"(max-width: 370px) 100vw, 370px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Figure 6a : typologie des grands vases ferm\u00e9s (1\/3)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig6b.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-781\" src=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig6b.jpg\" alt=\"part2_fig6b\" width=\"370\" height=\"470\" srcset=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig6b.jpg 370w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig6b-236x300.jpg 236w\" sizes=\"(max-width: 370px) 100vw, 370px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Figure 6b\u00a0: typologie des grands vases ferm\u00e9s (2\/3)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig6c.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-782\" src=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig6c.jpg\" alt=\"part2_fig6c\" width=\"370\" height=\"463\" srcset=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig6c.jpg 370w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig6c-240x300.jpg 240w\" sizes=\"(max-width: 370px) 100vw, 370px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Figure 6c\u00a0:<\/strong> <strong>typologie des grands vases ferm\u00e9s (3\/3)<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>La s\u00e9riation<\/strong><\/p>\n<p>La typologie n\u2019est pas un objectif en soi. Comme nous l\u2019avons dit, on consid\u00e8re que des formes identiques correspondent \u00e0 la m\u00eame phase chronologique. Pr\u00e9cisons toutefois que certaines formes sont utilis\u00e9es durant de longues p\u00e9riodes et ne sont donc pas consid\u00e9r\u00e9es comme de bons indicateurs chronologiques. L\u2019arch\u00e9ologue choisit certains crit\u00e8res qu\u2019il consid\u00e8re comme \u00e9ventuellement typiques d\u2019une phase\u00a0: il peut s\u2019agir d\u2019une forme c\u00e9ramique mais aussi de la pr\u00e9sence\/absence de certains objets\u00a0; il peut m\u00eame s\u2019agir d\u2019une seule caract\u00e9ristique appartenant \u00e0 un vase. On peut par exemple prendre pour crit\u00e8re les vases accessoires \u00e0 col haut sans prendre en compte la forme de la panse\u00a0: en effet, on ne peut affirmer qu\u2019une seule forme c\u00e9ramique existe par phase chronologique.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s ce choix de crit\u00e8re, l\u2019arch\u00e9ologue r\u00e9alise un tableau pr\u00e9sentant en abscisse les s\u00e9pultures compl\u00e8tes<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a> et en ordonn\u00e9es les crit\u00e8res qu\u2019il a choisi (figure 7). Il coche ensuite les cases qui correspondent aux crit\u00e8res de chaque s\u00e9pulture. Il tente ensuite de r\u00e9aliser, en d\u00e9pla\u00e7ant les lignes et les colonnes, de mettre en place une diagonale constitu\u00e9e des cases noircies. Il est possible d\u2019obtenir une diagonale de qualit\u00e9 lorsque les crit\u00e8res choisis sont vraiment de bons indicateurs chronologiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig7.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-783\" src=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig7.jpg\" alt=\"part2_fig7\" width=\"370\" height=\"516\" srcset=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig7.jpg 370w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig7-215x300.jpg 215w\" sizes=\"(max-width: 370px) 100vw, 370px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Figure 7 : s\u00e9riation des s\u00e9pultures retenues<\/p>\n<p>Pour autant, la diagonale n\u2019est pas parfaite\u00a0: on remarque que se d\u00e9tachent plusieurs groupes, qui correspondent en fait aux diff\u00e9rentes phases chronologiques\u00a0: gr\u00e2ce \u00e0 ce tableau, l\u2019arch\u00e9ologue peut savoir quelles s\u00e9pultures correspondent \u00e0 quelle phase chronologique et conna\u00eetre ainsi le mobilier caract\u00e9ristiques de chaque phase. Pour les s\u00e9pultures qu\u2019il n\u2019aurait pu prendre en compte, il est souvent possible de d\u00e9duire la phase chronologique qui correspond simplement par la pr\u00e9sence de certains des crit\u00e8res choisis.<\/p>\n<p>b) Les trois phases d\u2019occupation des n\u00e9cropoles<\/p>\n<p>La s\u00e9riation a permis de d\u00e9finir trois phases d\u2019occupation des n\u00e9cropoles (figure\u00a08), chaque phase correspond \u00e0 une \u00e9volution du mobilier arch\u00e9ologique. Malgr\u00e9 de nombreuses tentatives de mise en relation de cette chronologie avec les diff\u00e9rentes structures fun\u00e9raires, peu d\u2019informations ont pu \u00eatre apport\u00e9es.<\/p>\n<p><u>PHASE 1\u00a0: 800-650 avant J.-C.<\/u><\/p>\n<p>La phase 1, la plus ancienne, est caract\u00e9ris\u00e9e par la pr\u00e9sence d\u2019une urne cin\u00e9raire \u00e0 panse globulaire, \u00e0 pied annel\u00e9e et \u00e0 grand col \u00e9vas\u00e9. Cette derni\u00e8re est g\u00e9n\u00e9ralement recouverte d\u2019un plat-couvercle pr\u00e9sentant des cannelures internes. Cependant, un autre type d\u2019urne cohabite avec le plat-couvercle \u00e0 cannelure\u00a0: il s\u2019agit d\u2019un vase \u00e9lanc\u00e9 pr\u00e9sentant une l\u00e9g\u00e8re car\u00e8ne sur le haut de la panse.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig8.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-784\" src=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig8.jpg\" alt=\"part2_fig8\" width=\"370\" height=\"529\" srcset=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig8.jpg 370w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part2_fig8-210x300.jpg 210w\" sizes=\"(max-width: 370px) 100vw, 370px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Figure 8 : les trois phases d&rsquo;occupation des n\u00e9cropoles<\/p>\n<p>\u00a0Il est difficile de se prononcer sur la contemporan\u00e9it\u00e9 de ces deux types de vases, le type \u00e0 car\u00e8ne n\u2019ayant jamais \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 au c\u00f4t\u00e9 d\u2019un vase accessoire qui nous aurait peut-\u00eatre donn\u00e9 plus d\u2019indications. Cependant, la forme g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019urne rappelle celles que l\u2019on trouve durant la seconde phase d\u2019occupation et pourraient hypoth\u00e9tiquement correspondre \u00e0 une phase de transition. Le troisi\u00e8me type d\u2019urne que l\u2019on rencontre est beaucoup plus ouvert mais est aussi associ\u00e9 au plat-couvercle \u00e0 cannelures. De plus, des exemplaires similaires dat\u00e9s du d\u00e9but du Premier Age du Fer ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts en Lot-et-Garonne.<\/p>\n<p>Le d\u00e9cor des c\u00e9ramiques est g\u00e9n\u00e9ralement compos\u00e9 de cannelures horizontales, parfois accompagn\u00e9es d\u2019\u00e9l\u00e9ments verticaux\u00a0: cannelures ou impressions \u00e0 la cordelette.<\/p>\n<p>Le m\u00e9tal est tr\u00e8s rare\u00a0: on note simplement l\u2019existence d\u2019une \u00e9pingle en bronze de type pyr\u00e9n\u00e9en, dat\u00e9e du d\u00e9but du Premier Age du Fer, et d\u2019anneaux de bronze dont la fonction n\u2019est pas d\u00e9finie.<\/p>\n<p>Pour finir, on remarque la majorit\u00e9 de ces tombes est \u00e0 rattacher aux n\u00e9cropoles de tombes en fosse.<\/p>\n<p><u>PHASE 2\u00a0: 650-520 avant J.-C.<\/u><\/p>\n<p>La seconde phase est caract\u00e9ris\u00e9e par l\u2019utilisation d\u2019urnes de grande taille, au profil \u00e9lanc\u00e9. Les couvercles sont rares. Les s\u00e9pultures de cette phase sont pr\u00e9sentes dans les n\u00e9cropoles de tombes plates mais aussi dans les n\u00e9cropoles tumulaires, bien qu\u2019en moins grand nombre. Les d\u00e9cors, peu fr\u00e9quents, sont g\u00e9n\u00e9ralement compos\u00e9s de cannelures et de cupules. On remarque la pr\u00e9sence d\u2019un mobilier m\u00e9tallique relatif \u00e0 la parure\u00a0: parure vestimentaire (fibules) et parure annulaire (bracelets et torques). Un exemplaire de plaque de ceinturon a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert. Les s\u00e9pultures ayant livr\u00e9 du mobilier m\u00e9tallique appartiennent toutes aux n\u00e9cropoles tumulaires. On peut donc se poser la question du statut social\u00a0 des d\u00e9funts par rapport \u00e0 un \u00e9ventuel choix correspondant au type de n\u00e9cropole. Cependant, nous ne poss\u00e9dons pas assez de s\u00e9pultures pour nous prononcer sur ce sujet.<\/p>\n<p><u>PHASE 3\u00a0: 540-420 avant J.-C.<\/u><\/p>\n<p>Cette phase, bien que n\u2019\u00e9tant repr\u00e9sent\u00e9e que par un nombre restreint de s\u00e9pultures est la phase la plus riche au niveau du mobilier. On voit appara\u00eetre des formes c\u00e9ramiques caract\u00e9ristiques du secteur, au d\u00e9cor travaill\u00e9. Deux types semblent coexister\u00a0: des c\u00e9ramiques poss\u00e9dant un fond \u00e0 cupule et des urnes pr\u00e9sentant un pied \u00e9lev\u00e9. Les autres c\u00e9ramiques ont pu \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 cette phase gr\u00e2ce \u00e0 la datation pr\u00e9cise du mobilier m\u00e9tallique ou par leur d\u00e9cor complexe et parfois similaire \u00e0 celui d\u00e9couvert sur les urnes pr\u00e9c\u00e9demment mentionn\u00e9es.<\/p>\n<p>Le mobilier m\u00e9tallique est quant \u00e0 lui important\u00a0: on note l\u2019apparition de s\u00e9pultures \u00e0 vocation guerri\u00e8re, caract\u00e9ris\u00e9e par la pr\u00e9sence d\u2019armes (\u00e9l\u00e9ments de lances, \u00e9p\u00e9es \u00e0 antennes, couteaux). Les \u00e9l\u00e9ments de parure sont \u00e9galement pr\u00e9sents\u00a0: on trouve notamment des fibules \u00e0 ressort tr\u00e8s allong\u00e9 qui existent partout en Aquitaine.<\/p>\n<p>On remarque pour terminer que contrairement aux phases pr\u00e9c\u00e9dentes, les s\u00e9pultures de cette p\u00e9riode sont plus fr\u00e9quentes dans les tumulus.<\/p>\n<p>On peut donc imaginer une certaine \u00e9volution des pratiques fun\u00e9raires durant le Premier Age du Fer. L\u2019\u00e9volution sur les deux premi\u00e8res phases est difficilement perceptible, le corpus \u00e9tudi\u00e9 ne regroupant qu\u2019une centaine de s\u00e9pultures et une partie de ce dernier n\u2019ayant pu \u00eatre \u00e9tudi\u00e9. La derni\u00e8re phase montre pourtant un changement important\u00a0: les armes en m\u00e9tal apparaissent dans les tombes et montrent ainsi le prestige d\u2019une classe guerri\u00e8re qui se fait alors enterrer sous tumulus.<\/p>\n<p><strong>VI Conclusion<\/strong><\/p>\n<p>Cette nouvelle \u00e9tude des n\u00e9cropoles de la r\u00e9gion d\u2019Arcachon a amen\u00e9 \u00e0 reprendre une chronologie ancienne largement d\u00e9pass\u00e9e et \u00e0 exploiter de mani\u00e8re plus pouss\u00e9e les travaux du Docteur B. Peyneau. Ainsi, les pratiques et les structures fun\u00e9raires ont pu \u00eatre un peu mieux appr\u00e9hend\u00e9es.<\/p>\n<p>Toutefois, cette \u00e9tude ne peut s\u2019arr\u00eater l\u00e0. De nombreux points de comparaison avec le reste de l\u2019Aquitaine et m\u00eame avec le nord de l\u2019Espagne ont \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence. L\u00e0 encore, les anciennes publications devront \u00eatre reprises, mais le travail qui a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 fait sur certains de ces textes a amen\u00e9 \u00e0 d\u2019int\u00e9ressantes conclusions. On ne peut maintenant que souhaiter que de nouvelles fouilles arch\u00e9ologiques viennent \u00e9tayer ces hypoth\u00e8ses, qui restent malgr\u00e9 tout encore quelque peu fragiles.<\/p>\n<p><strong>REPERES BIBLIOGRAPHIQUES<\/strong><\/p>\n<p><strong><u>DAUTANT (A.), JACQUES (P.), LESCA-SEIGNE (A.), SEIGNE (J.) : <\/u><\/strong><\/p>\n<p><strong>1985<\/strong> : \u00ab\u00a0occupation protohistorique du littoral\u00a0\u00bb, in <em>Bulletin de la SHAA<\/em>, 43, Arcachon, 1985, p.17-29.<\/p>\n<p><strong><u>DAUTANT (A.), LESCA-SEIGNE (A.), SEIGNE (J.) <\/u><\/strong><u>:<\/u><\/p>\n<p><strong>1984<\/strong> : \u00ab\u00a0S\u00e9pulture \u00e0 incin\u00e9ration d\u2019un couple \u00e0 Biganos (Gironde)\u00a0\u00bb, in GOMEZ DE SOTO (dir.) <em>: Aspects des Ages du Fer en Centre-Ouest, livret-guide de l\u2019exposition au mus\u00e9e d\u2019Angoul\u00eame, 15 avril-15 juin 1984, <\/em>Angoul\u00eame, 1984.<\/p>\n<p><strong><u>GIRAUD (J.-P.)\u00a0<\/u><\/strong><strong><u>:<\/u><\/strong><\/p>\n<p><strong>1994 <\/strong>: \u00ab\u00a0Les s\u00e9pultures en plaine de l\u2019Aquitaine\u00a0: tumulus et tombes plates\u00a0\u00bb, <em>Aquitania<\/em>, 12, p.125-137.<\/p>\n<p><strong><u>MOHEN (J.-P.) <\/u><\/strong><u>:<\/u><\/p>\n<p><strong>1972<\/strong>\u00a0: \u00ab\u00a0Rapport entre les habitats et les n\u00e9cropoles du Premier Age du Fer en Gironde\u00a0\u00bb, in <em>Actes du 1<sup>er<\/sup> colloque arch\u00e9ologique de la 4<sup>\u00e8me<\/sup> section de l\u2019Ecole Pratique des Hautes Etudes, Paris, 1972<\/em>, Paris 1975, p.32-36.<\/p>\n<p><strong>1980<\/strong> : <em>L\u2019Age du Fer en Aquitaine, du VIIIe au IIIe si\u00e8cle avant J.-C.<\/em>, MSPF, 14, Paris, 1980.<\/p>\n<p><strong><u>MOHEN (J.-P.), COFFYN (A.) <\/u><\/strong><u>:<\/u><\/p>\n<p><strong>1970 <\/strong>: <em>Les n\u00e9cropoles hallstattiennes du bassin d\u2019Arcachon<\/em>, vol. XI, Bibliotheca Praehistorica Hispana, Madrid, 1970.<\/p>\n<p><strong><u>PEYNEAU (B.) <\/u><\/strong><u>: <\/u><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/em><strong>1926<\/strong><strong> (a)<\/strong> : <em>D\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques dans le pays de Buch<\/em>, <em>Tome 1\u00a0: depuis l\u2019\u00e2ge de la pierre jusqu\u2019\u00e0 la conqu\u00eate romaine<\/em>, Bordeaux, 1926.<\/p>\n<p><strong>1926 (b)<\/strong>\u00a0: <em>D\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques dans le pays de Buch, Tome 2\u00a0: depuis la conqu\u00eate romaine jusqu\u2019\u00e0 nos jours<\/em>, Bordeaux, 1926.<\/p>\n<p><strong><u>ROUSSOT-LARROQUE (J.) <\/u><\/strong><strong><u>: <\/u><\/strong><\/p>\n<p><strong>1994 : <\/strong>\u00ab\u00a0L\u2019Age du Fer en Aquitaine littorale, hommes et milieux naturels\u00a0\u00bb, <em>Aquitania<\/em>, 12, 1994, p.13-25.<\/p>\n<p><strong>Notes :<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Peyneau (B.), 1926 (a), p.63.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Rapports SRA Aquitaine.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Les Gaillards, tumulus U.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Documentation SRA Aquitaine.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Certaines s\u00e9pultures sous tumulus des Landes et des Pyr\u00e9n\u00e9es sont surmont\u00e9es de plusieurs galets qui pourraient \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s comme des galets de calage. On peut imaginer un syst\u00e8me de signalisation en mat\u00e9riau p\u00e9rissable.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Documentation SRA Aquitaine.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> <em>Ustrina<\/em>\u00a0: fosse cr\u00e9matoire. Interpr\u00e9tation qui \u00e9tait g\u00e9n\u00e9ralement fournie pour expliquer ces structures.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Informations aimablement fournies par J.-C. Merlet.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Nous avons d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9 le probl\u00e8me des plats tronconiques bris\u00e9s dans les urnes et de notre impossibilit\u00e9 \u00e0 savoir dans quel sens ils \u00e9taient pos\u00e9s.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> Attention \u00e0 la distinction qui doit \u00eatre faite entre la notion de phase chronologique et de contemporan\u00e9it\u00e9\u00a0: des vases appartenant \u00e0 la m\u00eame phase chronologique ne sont par forc\u00e9ment contemporains. Une phase chronologique peut recouvrir plus d\u2019un si\u00e8cle\u00a0:\u00a0c\u2019est le cas pour certaines phases de la r\u00e9gion d\u2019Arcachon.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> il est fr\u00e9quent, lorsque l\u2019on \u00e9tudie du mobilier issu des fouilles anciennes, que ce dernier ait disparu alors que les publications de r\u00e9f\u00e9rences ne donnent pas d\u2019informations assez pr\u00e9cises sur l\u2019objet en question. Dans ce cas, la s\u00e9pulture n\u2019est pas prise en compte.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paru initialement dans le bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 Historique et Arch\u00e9ologique d&rsquo;Arcachon en 2007. Merci \u00e0 l&rsquo;auteur de l&rsquo;article de nous avoir permis de le publier sur ce blog. Premi\u00e8re partie d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9e ici. 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