{"id":770,"date":"2016-08-21T22:49:37","date_gmt":"2016-08-21T20:49:37","guid":{"rendered":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/?p=770"},"modified":"2017-08-19T17:44:21","modified_gmt":"2017-08-19T15:44:21","slug":"la-basse-vallee-de-la-leyre-a-lage-du-fer-partie-1","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/la-basse-vallee-de-la-leyre-a-lage-du-fer-partie-1\/","title":{"rendered":"La basse vall\u00e9e de la Leyre \u00e0 l&rsquo;Age du Fer (partie 1)"},"content":{"rendered":"<p><em>Paru initialement dans le bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 Historique et Arch\u00e9ologique d&rsquo;Arcachon en 2006. Merci \u00e0 l&rsquo;auteur de l&rsquo;article de nous avoir permis de le publier sur ce blog.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Les s\u00e9pultures du Premier Age du Fer autour du bassin d\u2019Arcachon et de la basse vall\u00e9e de la Leyre (800-420 avant J.-C.), par Marie BILBAO &#8211; Premi\u00e8re Partie<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 5px;\" width=\"5\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/belleyme2.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-large wp-image-772\" src=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/belleyme2-1024x599.jpg\" alt=\"belleyme2\" width=\"580\" height=\"339\" srcset=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/belleyme2-1024x599.jpg 1024w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/belleyme2-300x175.jpg 300w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/belleyme2-768x449.jpg 768w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/belleyme2.jpg 1730w\" sizes=\"(max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Ce travail de recherche sur les s\u00e9pultures du Premier Age du Fer de la basse vall\u00e9e de la Leyre a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 dans le cadre d\u2019une ma\u00eetrise (ann\u00e9e 2004-2005) soutenue \u00a0\u00e0 l\u2019universit\u00e9 Michel de Montaigne (Bordeaux 3). Ce sujet, r\u00e9alis\u00e9 sous la direction d\u2019A. Colin, a \u00e9t\u00e9 choisi en relation avec la recherche actuelle\u00a0: de nouveaux travaux sur le Premier Age du Fer sont <!--more-->en cours ou ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s r\u00e9cemment<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Il a donc \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 n\u00e9cessaire de r\u00e9actualiser la synth\u00e8se sur ces s\u00e9pultures mais aussi de reprendre les donn\u00e9es anciennes qui jusque l\u00e0 n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9es \u00e0 leur juste valeur.<\/p>\n<p><strong>Introduction<\/strong><\/p>\n<p>La r\u00e9gion d\u2019Arcachon a livr\u00e9 un nombre important d\u2019ensembles fun\u00e9raires dat\u00e9s du Premier Age du Fer. Ces n\u00e9cropoles sont class\u00e9es en deux types distincts (figure 1)\u00a0:<\/p>\n<p>&#8211; <u>les n\u00e9cropoles tumulaires<\/u>\u00a0: une ou plusieurs s\u00e9pultures sont install\u00e9es sous un tumulus de terre.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part1_fig1.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-771\" src=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part1_fig1.jpg\" alt=\"part1_fig1\" width=\"370\" height=\"425\" srcset=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part1_fig1.jpg 370w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part1_fig1-261x300.jpg 261w\" sizes=\"(max-width: 370px) 100vw, 370px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Figure 1 : Carte de r\u00e9partition des sites fun\u00e9raire du Premier Age du Fer de la basse vall\u00e9e de la Leyre<\/p>\n<p>&#8211; <u>les n\u00e9cropoles de tombes en fosses<\/u> (appel\u00e9es aussi n\u00e9cropoles de tombes plates)\u00a0: le mobilier fun\u00e9raire et les restes incin\u00e9r\u00e9s sont plac\u00e9s dans une fosse, creus\u00e9e \u00e0 m\u00eame le sol. Aucun syst\u00e8me de signalisation (comme les tumulus) n\u2019est visible aujourd\u2019hui mais l\u2019on note la pr\u00e9sence r\u00e9p\u00e9t\u00e9e de structures d\u2019entourage en pierre ou en garluche, formant soit un demi-cercle soit un v\u00e9ritable petit enclos. Ces derni\u00e8res sont toutefois mal appr\u00e9hend\u00e9es.<\/p>\n<p>L\u2019objectif de cet article est de pr\u00e9senter aux lecteurs \u00e0 la fois les structures rencontr\u00e9es, et ce de mani\u00e8re pr\u00e9cise, mais aussi d\u2019expliquer la m\u00e9thode de travail utilis\u00e9e, afin que ces derniers se familiarisent avec le travail qui incombe aux arch\u00e9ologues.<\/p>\n<p><strong>I &#8211; Environnement<\/strong><\/p>\n<p>Avant de se lancer dans la description des sites arch\u00e9ologiques \u00e9tudi\u00e9s, il est n\u00e9cessaire de replacer ces n\u00e9cropoles protohistoriques dans leur contexte environnemental, ce dernier \u00e9tant indissociable de la r\u00e9flexion arch\u00e9ologique.<\/p>\n<ol>\n<li><strong> CONTEXTE GEOGRAPHIQUE ET SITES ARCHEOLOGIQUES<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>La reconstitution des paysages anciens est de premi\u00e8re importance. On a pendant longtemps omis de prendre en consid\u00e9ration les variations du paysage dans les \u00e9tudes arch\u00e9ologique, ce qui a parfois amen\u00e9 \u00e0 de mauvaises interpr\u00e9tations des donn\u00e9es. Certaines r\u00e9gions peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme relativement stables au niveau de leur environnement, mais notre r\u00e9gion n\u2019entre pas dans ce cadre. Elle subit en effet des changements extr\u00eamement rapides, changements qui ont affect\u00e9 bien \u00e9videmment l\u2019implantation des hommes sur ce territoire. On ne peut pour illustrer ce fait que citer l\u2019exemple des trois occupations successives du lac de Sanguinet, chaque occupation correspondant \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e9vation du niveau de l\u2019eau<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p>Divers facteurs doivent \u00eatre pris en consid\u00e9ration lorsque l\u2019on \u00e9tudie la zone du bassin d\u2019Arcachon\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>la pr\u00e9sence d\u2019un cordon dunaire<\/li>\n<li>les niveaux d\u2019\u00e9pandage sableux<\/li>\n<li>les variations du niveau marin<\/li>\n<li>l\u2019\u00e9volution du trait de c\u00f4te<\/li>\n<\/ul>\n<p>a) Epandages sableux et dunes littorales.<\/p>\n<p>La c\u00f4te littorale girondine est caract\u00e9ris\u00e9e par un cordon dunaire important qui s\u2019avance \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des terres. La dune la plus c\u00e9l\u00e8bre est sans nul doute celle du Pilat, qui est la plus importante d\u2019Europe et mesure entre 100 et 110 m\u00e8tres de haut.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait jusque l\u00e0 commun\u00e9ment admis que les dunes s\u2019\u00e9taient mises en place aux \u00e9poques pr\u00e9historiques. Cependant, en 2003<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>, une \u00e9tude a d\u00e9montr\u00e9 que ces derni\u00e8res \u00e9taient bien plus r\u00e9centes et pouvaient \u00eatre dat\u00e9es des p\u00e9riodes historiques. S\u2019appuyant sur une m\u00e9thode physique bas\u00e9e sur la luminescence (IRSL : \u00ab Infrared Stimulated Luminescence \u00bb ou luminescence infrarouge stimul\u00e9e), les chercheurs ont d\u00e9fini deux g\u00e9n\u00e9rations de dunes.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration s\u2019est mise en place sur les sols gallo-romains durant le Haut Moyen-Age : ces dunes paraboliques ont envahi les zones c\u00f4ti\u00e8res entre 500 et 1000 de notre \u00e8re. Peu visibles, on ne les remarque que sur les contreforts internes du cordon dunaire, notamment \u00e0 l\u2019ouest des \u00e9tangs de Carcans et de Sanguinet. Elles correspondent au pal\u00e9osol 3 de la dune du Pilat. Apr\u00e8s l\u2019an 1000, elles ont \u00e9t\u00e9 recouvertes naturellement par les for\u00eats (Moyen-Age \u00ab classique \u00bb).<\/p>\n<p>A partir de 1450, au d\u00e9but du Petit Age Glaciaire, une deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration de dunes, dites modernes, s\u2019est mise en place et a recouvert et remani\u00e9 celles de la g\u00e9n\u00e9ration pr\u00e9c\u00e9dente. Elles ont \u00e9t\u00e9 fix\u00e9es d\u00e9finitivement lors de l\u2019implantation de la for\u00eat de pins maritimes. Ces dunes sont connues pour avoir envahi villages (Cap de Buch, L\u00e8ge, Mimizan) et cultures. De cette \u00e9poque date la dune de la Grave, qui depuis s\u2019est remise \u00e0 bouger et a form\u00e9 l\u2019actuelle dune du Pilat.<\/p>\n<p>Ces nouveaux r\u00e9sultats, contredisant les acquis pr\u00e9c\u00e9dents, posent la question de la pr\u00e9sence ou non de dunes \u00e0 l\u2019\u00e9poque qui nous int\u00e9resse.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes g\u00e9ologiques ont montr\u00e9 que l\u2019\u00e9poque protohistorique a connu des \u00e9pandages \u00e9oliens, qui sont visibles \u00e9galement \u00e0 Sanguinet, dans le M\u00e9doc mais aussi \u00e0 la dune du Pilat. Les plus anciens se sont produits entre 2000 et 1000 avant J.-C. Il semble y avoir eu une alternance de p\u00e9riodes \u00e9oliennes et de p\u00e9riodes de d\u00e9veloppement de la v\u00e9g\u00e9tation.<\/p>\n<p>Une seconde \u00e9tape d\u2019\u00e9pandage a eu lieu entre 750 et 200 avant J.-C. et concerne la p\u00e9riode qui nous int\u00e9resse. Cette couche tr\u00e8s modeste est peu visible au Pilat et n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9e dans le M\u00e9doc.<\/p>\n<p>Pour autant, et malgr\u00e9 ce que l\u2019on sait, on ne peut se permettre d\u2019affirmer cat\u00e9goriquement l\u2019absence de dunes \u00e0 ces p\u00e9riodes. Il est possible qu\u2019elles aient disparu suite \u00e0 l\u2019\u00e9rosion ou par la mise en place des g\u00e9n\u00e9rations de dunes post\u00e9rieures. Il est toutefois plausible que le climat de l\u2019\u00e9poque ait emp\u00each\u00e9 leur cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>b) Variation du niveau marin et \u00e9volution du trait de c\u00f4te<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9volution du niveau marin est un param\u00e8tre important dans la d\u00e9finition des paysages anciens, bien qu\u2019il soit difficile de l\u2019appr\u00e9hender. Les sch\u00e9mas d\u2019\u00e9volution qui sont g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9sent\u00e9s sont lin\u00e9aires mais il faut avoir conscience que chaque r\u00e9gion a d\u00fb subir des micro-variations que nous ne sommes pas encore en mesure de d\u00e9tecter.<\/p>\n<p>A l\u2019heure actuelle, on sait seulement que le niveau marin est pass\u00e9 de -120 m\u00e8tres \u00e0 -12 m\u00e8tres entre 18000 B.P.<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a> et 6000 B.P. Par contre, il est maintenant admis que le trait de c\u00f4te actuel est r\u00e9cent puisqu\u2019il date du Petit Age Glaciaire \u00bb (1450 \u00e0 1850 environ). Les p\u00e9riodes ant\u00e9rieures ne devaient pas pr\u00e9senter un trait de c\u00f4te aussi rectiligne. On peut imaginer un paysage tel que celui de la Charente maritime, au niveau des marais poitevins et du marais de Rochefort, c&rsquo;est-\u00e0-dire beaucoup plus d\u00e9coup\u00e9, mais l\u00e0 encore il ne s\u2019agit que d\u2019hypoth\u00e8ses<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>.<\/p>\n<p>En revanche, pour la p\u00e9riode qui nous concerne, nous ne sommes pas en mesure de savoir o\u00f9 se situait le rivage. On peut imaginer un trait de c\u00f4te plus \u00e0 l\u2019ouest. Au fil du temps, l\u2019\u00e9rosion et la remont\u00e9e du niveau marin auraient fait reculer la c\u00f4te jusqu\u2019\u00e0 sa situation actuelle. M\u00eame en croisant ces donn\u00e9es avec l\u2019arch\u00e9ologie, notamment la d\u00e9couverte de sites \u00e0 sel, il reste difficile d\u2019appr\u00e9hender le rivage ancien. La dune du Pilat a par exemple livr\u00e9 un niveau arch\u00e9ologique du Premier Age du Fer\u00a0 contenant des augets, typiques de la production de sel. Il ne faut pas pour autant en d\u00e9duire la proximit\u00e9 imm\u00e9diate du bord de mer, les sites \u00e0 sel pouvant \u00eatre situ\u00e9s dans des zones mar\u00e9cageuses recevant l\u2019influence de la mar\u00e9e<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>.<\/p>\n<p>Pendant longtemps, les reconstitutions de l\u2019\u00e9volution du bassin ont \u00e9t\u00e9 erron\u00e9es puisque pr\u00e9sentant une c\u00f4te absolument rectiligne correspondant au littoral actuel. Malgr\u00e9 cette rectification, il nous est encore impossible de proposer une reconstitution de l\u2019\u00e9volution du littoral aquitain pour la p\u00e9riode qui nous int\u00e9resse.<\/p>\n<p>c) Quelques donn\u00e9es sur le couvert v\u00e9g\u00e9tal<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1990, L. Marambat<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a> a effectu\u00e9 de nombreux pr\u00e9l\u00e8vements palynologiques en Gironde et a ainsi tent\u00e9 de comprendre l\u2019\u00e9volution du paysage v\u00e9g\u00e9tal depuis la protohistoire.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019au d\u00e9but de l\u2019Age du Bronze, vers 1.600 avant J.-C., la ch\u00eanaie mixte (ch\u00eane, orme, tilleul) est le groupe v\u00e9g\u00e9tal dominant autour du bassin d\u2019Arcachon. Elle se d\u00e9veloppe \u00e9galement sur les bords de la Leyre et autour de l\u2019estuaire. C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque que l\u2019on remarque les premiers signes de d\u00e9gradation du couvert forestier. Cette d\u00e9gradation est caract\u00e9ris\u00e9e par un net recul du ch\u00eane. Au m\u00eame moment apparaissent des esp\u00e8ces sp\u00e9cifiques de l\u2019appauvrissement des sols : noisetier, bouleau. Les spectres polliniques mettent en \u00e9vidence la pr\u00e9sence de plantes rud\u00e9rales<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a> et de c\u00e9r\u00e9ales, t\u00e9moins d\u2019une activit\u00e9 anthropique.<\/p>\n<p>L\u2019implantation humaine \u00e0 l\u2019Age du Bronze est plus importante qu\u2019\u00e0 la p\u00e9riode N\u00e9olithique. La d\u00e9gradation du couvert forestier est tr\u00e8s marqu\u00e9e : on note une alternance d\u2019esp\u00e8ces pionni\u00e8res, comme le bouleau et le noisetier, et d\u2019essences foresti\u00e8res (ch\u00eane). Cela \u00ab indique une suite de d\u00e9frichements et de phases de reforestation, s\u2019achevant sur le syst\u00e8me des landes r\u00e9gressives \u00e0 bruy\u00e8re. \u00bb<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a>\u00a0 L\u2019Age du Fer n\u2019est pas repr\u00e9sent\u00e9 dans les spectres polliniques : les raisons ne sont pas clairement d\u00e9finies mais il peut s\u2019agir d\u2019un simple manque de pr\u00e9l\u00e8vements.<\/p>\n<p>La mise en place de la Lande \u00e0 bruy\u00e8re date donc de l\u2019\u00e2ge du Bronze. Il semble que les populations des \u00e2ges du Fer n\u2019aient pas connu la ch\u00eanaie mixte originelle.<\/p>\n<ol start=\"2\">\n<li><strong> APPROCHE PHYSIQUE DU MILIEU<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Le bassin d\u2019Arcachon, situ\u00e9 administrativement dans le d\u00e9partement de la Gironde, est g\u00e9omorphologiquement identique \u00e0 celui que l\u2019on trouve dans les Landes<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>. C\u2019est une zone o\u00f9 l\u2019on rencontre divers \u00e9l\u00e9ments g\u00e9ologiques caract\u00e9ristiques\u00a0: tout d\u2019abord, le sable, puis l\u2019alios, la garluche et pour finir le fer des marais.<\/p>\n<p>a) le sable landais<\/p>\n<p>Il existe deux types de sables dans les Landes.<\/p>\n<p>Le premier est le sable littoral, d\u2019origine \u00e9olienne et de couleur claire. Il a \u00e9t\u00e9 mis en place au Quaternaire par de forts vents d\u2019ouest et recouvrit le plateau landais dans son int\u00e9gralit\u00e9. Il est aussi \u00e0 l\u2019origine des dunes continentales.<\/p>\n<p>Le sable noir, quant \u00e0 lui, est d\u2019origine podzolique. Le podzol est une roche siliceuse couverte d\u2019une v\u00e9g\u00e9tation acidifiante. Sa couleur fonc\u00e9e provient de l\u2019humus brut fourni par les feuilles et les tiges en d\u00e9composition.<\/p>\n<p>b) L\u2019alios (figure\u00a02)<\/p>\n<p>L\u2019alios est \u00ab un agr\u00e9gat de sable et de compos\u00e9s humo-ferriques\u00a0 plus ou moins consolid\u00e9s. \u00bb<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a>\u00a0 Il est compos\u00e9 \u00e0 96% de sable quartzeux et \u00e0 4% de compos\u00e9s humo-ferriques.<\/p>\n<p>Selon H. Enjalbert, on peut distinguer<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[12]<\/a> :<\/p>\n<p>&#8211; l\u2019alios humique : 0,1%\u00a0 \u00e0\u00a0 0,8%<\/p>\n<p>&#8211; l\u2019alios ferrugineux : 1%\u00a0 \u00e0\u00a0 4,6%<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part1_fig2.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-773\" src=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part1_fig2.jpg\" alt=\"part1_fig2\" width=\"370\" height=\"216\" srcset=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part1_fig2.jpg 370w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part1_fig2-300x175.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 370px) 100vw, 370px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Figure 2 : situation g\u00e9ologique de l&rsquo;alios.<\/p>\n<p>Il s\u2019av\u00e8re que l\u2019alios est un compos\u00e9 podzolique au pH acide (entre 4 et 5), compos\u00e9 d\u2019un taux important de carbone et d\u2019un taux d\u2019hydroxyde de fer le plus souvent inf\u00e9rieur \u00e0 1%, sauf exception.<\/p>\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, l\u2019alios fait 40 \u00e0 60 centim\u00e8tres d\u2019\u00e9paisseur mais il peut parfois atteindre 1,20 m\u00e8tre. Il se rencontre d\u2019ordinaire sous 30 ou 40 centim\u00e8tres de sable noir mais peut aussi bien affleurer ou ne se rencontrer qu\u2019\u00e0 1,20 m\u00e8tres de profondeur.<\/p>\n<p>Le lessivage des sols podzoliques permet sa formation : les compos\u00e9s argileux et ferriques vont se fixer avec l\u2019humus brut plus bas que l\u2019horizon compos\u00e9 de sable noir. C\u2019est \u00e9galement pourquoi une couche de sable blanc se rencontre entre le sable noir et l\u2019alios. L\u2019humus ayant migr\u00e9, il reprend sa couleur d\u2019origine.<\/p>\n<p>c) La garluche<\/p>\n<p>La garluche est un gr\u00e8s ferrugineux riche en fer, autrefois consid\u00e9r\u00e9e comme appartenant \u00e0 la famille des alios.\u00a0 Elle est intimement li\u00e9e \u00e0 la nappe phr\u00e9atique et se rencontre le long des cours d\u2019eau se jetant dans la Leyre. Elle est compos\u00e9e de grains de quartz (environ 80%) ciment\u00e9s par des oxy-hydroxydes de fer Fe2O3 (entre 18% et 21%) de couleur rouille.<\/p>\n<p>Sa formation daterait de la p\u00e9riode Bor\u00e9ale, soit aux alentours de 7.000-6.500 avant J.-C.<\/p>\n<p>d) Le fer des marais<\/p>\n<p>D\u2019apr\u00e8s N. Gourdon-Platel<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[13]<\/a>, l\u2019existence du fer des marais est attest\u00e9e mais il n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 en place g\u00e9ologiquement. Il semble qu\u2019il se soit form\u00e9 dans des d\u00e9pressions mar\u00e9cageuses \u00e0 proximit\u00e9 des lacs landais mais l\u00e0 encore, les pr\u00e9cautions de rigueur sont \u00e0 prendre quant \u00e0 cette hypoth\u00e8se. Un seul \u00e9chantillon a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent : le carbone 14 (14C) a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour dater les \u00e9l\u00e9ments organiques \u00a0contenu dans la masse ferrique. Le r\u00e9sultat obtenu est le suivant : 2574-2294 avant J.-C. (\u00e2ge calibr\u00e9).<\/p>\n<p>Le fer des marais est compos\u00e9 de granules de fer alors que les grains de quartz, pr\u00e9sents dans la garluche \u00e0 80%, sont en tr\u00e8s faible quantit\u00e9. Son taux en fer est tr\u00e8s important\u00a0: il est de l\u2019ordre de 82%.<\/p>\n<p>Le fer des marais a \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9 d\u00e8s le Deuxi\u00e8me Age du Fer dans la r\u00e9gion, comme l\u2019atteste le nombre important de scories trouv\u00e9es sur le site de l\u2019Estey du Large sous les eaux du lac de Sanguinet. Le fanum du site de Losa (1er-4\u00e8me si\u00e8cle), \u00e9galement sous les eaux du lac a \u00e9t\u00e9 \u00e9difi\u00e9 dans ce mat\u00e9riau : sa construction aurait n\u00e9cessit\u00e9 30 tonnes de ce minerai<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\">[14]<\/a>.<\/p>\n<ol start=\"3\">\n<li><strong> LE RESEAU HYDROGRAPHIQUE DE LA LEYRE<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>La question du drainage de la lande a longtemps interrog\u00e9. D\u2019apr\u00e8s les s\u00e9rieuses \u00e9tudes men\u00e9es par H. Enjalbert dans les ann\u00e9es 1960<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\">[15]<\/a>, et contrairement \u00e0 ce que l\u2019on pensait jusqu\u2019alors, le d\u00e9bit de la Leyre et des cours d\u2019eau landais ainsi que la d\u00e9clinaison du terrain n\u2019est pas un frein au drainage. D\u2019autres hypoth\u00e8ses concernant l\u2019imperm\u00e9abilit\u00e9 du terrain (qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019alios ou d\u2019argile) ont aussi \u00e9t\u00e9 remises en question, car il n\u2019existe pas un horizon unique dans le sous-sol landais.<\/p>\n<p>Le mauvais drainage de la lande est en r\u00e9alit\u00e9 d\u00fb \u00e0 l\u2019insuffisance du r\u00e9seau hydrographique. Ce dernier est trop jeune et ne poss\u00e8de pas assez de ramifications. \u00ab Si la lande est mal drain\u00e9e, c\u2019est peut-\u00eatre parce qu\u2019elle est en marge des grandes rivi\u00e8res du Bassin aquitain \u00bb<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\">[16]<\/a>. Les Landes s\u2019\u00e9tendent entre la Garonne au nord et l\u2019Adour au sud. Seule la Leyre y prend sa source et se jette dans le bassin d\u2019Arcachon.<\/p>\n<ol>\n<li>Enjalbert a \u00e9galement d\u00e9montr\u00e9 que les interfluves poss\u00e9daient trois zones bien distinctes (figure\u00a03)\u00a0avant les travaux d\u2019assainissement du 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle :<\/li>\n<\/ol>\n<p>&#8211; La premi\u00e8re (A) se situe sur les abords des cours d\u2019eau. C\u2019est une zone bien drain\u00e9e qui \u00e9vacue rapidement les eaux hivernales mais qui devient tr\u00e8s s\u00e8che en \u00e9t\u00e9. En effet, au printemps, les eaux retenues par le sol remontent rapidement vers la surface. Cette zone n\u2019est absolument pas propice \u00e0 la culture.<\/p>\n<p>&#8211; La seconde zone (B) subit un drainage imparfait. Elle peut \u00eatre inond\u00e9e l\u2019hiver pendant de tr\u00e8s courtes p\u00e9riodes. En \u00e9t\u00e9, elle ne s\u2019ass\u00e8che pas. C\u2019est dans cette zone que la mise en culture est la plus judicieuse. C\u2019est aussi l\u00e0 que l\u2019on trouve les implantations humaines.<\/p>\n<p>&#8211; La troisi\u00e8me zone (C) est tr\u00e8s mal drain\u00e9e, c\u2019est la Haute-Lande. Elle est inond\u00e9e l\u2019hiver, parfois jusqu\u2019\u00e0 avril ou mai.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part1_fig3.jpg\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-774\" src=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part1_fig3.jpg\" alt=\"part1_fig3\" width=\"370\" height=\"330\" srcset=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part1_fig3.jpg 370w, http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/08\/part1_fig3-300x268.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 370px) 100vw, 370px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Figure 3 : les zones de drainages de la Leyre, d&rsquo;apr\u00e8s H. Enjalbert.<\/p>\n<ol start=\"4\">\n<li><strong> Conclusion<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>Voici pour finir un rappel des points les plus importants de cette \u00e9tude :<\/p>\n<p>&#8211; Le bassin d\u2019Arcachon et sa r\u00e9gion environnante ont beaucoup \u00e9volu\u00e9 : ces changements ont pu influencer l\u2019installation des populations.<\/p>\n<p>&#8211; Ces changements ont affect\u00e9 la repr\u00e9sentativit\u00e9 des sites : nombreux sont ceux engloutis sous le sable ou les eaux (exemples du Pilat et de Sanguinet).<\/p>\n<p>&#8211; L\u2019\u00e9tude du r\u00e9seau de drainage des Landes a permis de donner un aspect pratique \u00e0 l\u2019implantation des n\u00e9cropoles : ces derni\u00e8res sont situ\u00e9es dans une zone qui ne subit aucune inondation mais qui est trop s\u00e8che pour favoriser les implantations humaines.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>II &#8211; Historiographie<\/strong><\/p>\n<p>Les premiers travaux arch\u00e9ologiques sur les ensembles fun\u00e9raires de la basse vall\u00e9e de la Leyre sont anciens. Les d\u00e9couvertes sont g\u00e9n\u00e9ralement li\u00e9es au d\u00e9veloppement de la voirie. En 1829, F.-V. Jouannet d\u00e9crit succinctement une d\u00e9couverte importante qui aurait eu lieu sur le trac\u00e9 de la route nationale franchissant la Leyre au niveau de Lamothe-Biganos<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\">[17]<\/a>. Malheureusement, les informations qu\u2019il nous livre sont impr\u00e9cises et ne nous permettent absolument pas d\u2019appr\u00e9hender le site en question. Malgr\u00e9 cela, la description du mobilier retrouv\u00e9 nous am\u00e8ne \u00e0 nous poser des questions quant \u00e0 la datation du site\u00a0: si les n\u00e9cropoles tumulaires du secteur sont dat\u00e9es du Premier Age du Fer, on ne peut exclure une utilisation plus tardive, de l\u2019\u00e9poque gallo-romaine<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\">[18]<\/a>.<\/p>\n<p>Un peu plus tard, au d\u00e9but du 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, le docteur B. Peyneau, qui est aussi le maire de la commune de Mios, entreprend la fouille d\u2019un nombre consid\u00e9rable de sites arch\u00e9ologiques en Pays de Buch. Entre 1913 et 1917, ses recherches se portent surtout sur les ensembles fun\u00e9raires du Premier Age du Fer. La qualit\u00e9 de son travail est in\u00e9gale mais on ne peut critiquer son \u00e9tude des structures fun\u00e9raires, plus ou moins pr\u00e9cise mais tout de m\u00eame d\u2019une grande qualit\u00e9. Quoi qu\u2019il en soit, il publia \u00e0 la suite de ses travaux \u00ab\u00a0D\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques en Pays de Buch\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\">[19]<\/a>, qui reste l\u2019ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence pour l\u2019\u00e9tude de la r\u00e9gion. Son travail sur les structures fun\u00e9raires est pr\u00e9cis compar\u00e9 \u00e0 ce que l\u2019on trouve g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Il d\u00e9crit chaque structure en donnant les dimensions et m\u00eame le type de terrain sur lequel elle est implant\u00e9e.<\/p>\n<p>Il faut ensuite attendre les ann\u00e9es 1970 pour que le mobilier arch\u00e9ologique issu des fouilles de B. Peyneau soit de nouveau \u00e9tudi\u00e9. La majorit\u00e9 du mobilier, conserv\u00e9 au Mus\u00e9e Oc\u00e9anographique et Arch\u00e9ologique d\u2019Arcachon, a en effet \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9tudi\u00e9 par A. Coffyn et J.-P. Mohen. Ce travail aboutit \u00e0 la publication de l\u2019ouvrage\u00a0: \u00ab\u00a0Les n\u00e9cropoles hallstattiennes de la r\u00e9gion d\u2019Arcachon\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\">[20]<\/a>. Pour autant, l\u2019exploitation du texte originel de B.Peyneau n\u2019est que partielle. La confrontation avec les ensembles fun\u00e9raires situ\u00e9s aux alentours n\u2019est \u00e9galement que peu pouss\u00e9e.<\/p>\n<p>En 1980, J.-P. Mohen publie une th\u00e8se intitul\u00e9e \u00ab\u00a0L\u2019Age du Fer en Aquitaine\u00a0\u00bb, travail qui reprend en partie son \u00e9tude sur les sites de la basse vall\u00e9e de la Leyre. Il s\u2019agit d\u2019une des premi\u00e8res synth\u00e8ses r\u00e9gionales concernant le Premier Age du Fer. Un catalogue des sites est pr\u00e9sent\u00e9, ainsi que le mobilier, qui est \u00e0 la fois d\u00e9crit et pr\u00e9sent\u00e9. On assiste aussi \u00e0 une tentative de classification des c\u00e9ramiques et du mobilier m\u00e9tallique qui conduit \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019une chronologie qui commence juste \u00e0 \u00eatre remise en cause par de nouveaux travaux de recherche, concernant notamment le mobilier m\u00e9tallique.<\/p>\n<p>Une nouvelle \u00e9tude s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e n\u00e9cessaire afin de prendre en compte de nouvelles d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques, dat\u00e9es des ann\u00e9es 1970 et 1980. L\u2019expansion urbaine amena \u00e0 mettre au jour de nouvelles n\u00e9cropoles de tombes en fosses, qui sont invisibles dans le paysage actuel et qui ne peuvent \u00eatre d\u00e9couvertes que gr\u00e2ce aux travaux urbains. La fouille la plus r\u00e9cente concerne la n\u00e9cropole du Martinet (commune de Salles) dont les derni\u00e8res fouilles sont dat\u00e9es de 2002.<\/p>\n<p><strong>III &#8211; Les sites arch\u00e9ologiques<\/strong><\/p>\n<p>Voici une br\u00e8ve pr\u00e9sentation des sites arch\u00e9ologiques pris en compte dans ce sujet de ma\u00eetrise\u00a0:<\/p>\n<p><u>Nom du site<\/u>\u00a0: Certes<\/p>\n<p><u>Commune<\/u>\u00a0: Audenge<\/p>\n<p><u>Type<\/u>\u00a0: tumulus isol\u00e9<\/p>\n<p><u>Description<\/u>\u00a0: D\u00e9couvert en 1931, nous n\u2019avons que peu d\u2019informations sur ce tumulus. Le mobilier a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 \u00e0 B. Peyneau par la suite. Le tumulus est situ\u00e9 sur la rive droite de la Leyre, \u00e0 cent m\u00e8tres du ruisseau de Certes. Il semble qu\u2019il ne contenait qu\u2019une s\u00e9pulture.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Nom du site<\/u>\u00a0: Bos de Caubet<\/p>\n<p><u>Commune<\/u>\u00a0: Biganos<\/p>\n<p><u>Type<\/u>\u00a0: n\u00e9cropole tumulaire<\/p>\n<p><u>Description\u00a0<\/u>: Cette n\u00e9cropole a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gralement fouill\u00e9e par B. Peyneau. Elle est install\u00e9e sur la rive droite de la Leyre, sur les bords du ruisseau de la Mole et sur un terrain argileux d\u00e9pourvu d\u2019alios. Les trois tumulus qui la composent n\u2019abritaient qu\u2019une s\u00e9pulture chacun.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Nom du site<\/u>\u00a0: Lamothe<\/p>\n<p><u>Commune<\/u>\u00a0: Biganos<\/p>\n<p><u>Type<\/u>\u00a0: n\u00e9cropole tumulaire<\/p>\n<p><u>Description<\/u>\u00a0: Les tumulus ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits lors de la construction de la route reliant La Teste et Bordeaux entre 1816 et 1819. Un mat\u00e9riel important fut sorti de terre puis perdu. F.-V. Jouannet nous d\u00e9crit succinctement ce mobilier mais cela ne nous permet pas de le dater pr\u00e9cis\u00e9ment. B. Peyneau pense qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une n\u00e9cropole du Premier Age du Fer. Une r\u00e9utilisation \u00e0 l\u2019\u00e9poque gallo-romaine n\u2019est pas \u00e0 exclure.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Nom du site<\/u>\u00a0: Houn de la Peyre<\/p>\n<p><u>Commune<\/u>\u00a0: Biganos<\/p>\n<p><u>Type<\/u>\u00a0: n\u00e9cropole tumulaire<\/p>\n<p><u>Description<\/u>\u00a0: La n\u00e9cropole est situ\u00e9e sur la rive droite de la Leyre et surplombe le ruisseau de la Mole. Elle est elle aussi compos\u00e9e de trois tumulus contenant chacun une s\u00e9pulture. C\u2019est la seule n\u00e9cropole dont les tumulus pr\u00e9sentent une structuration interne en garluche. Malheureusement, l\u2019organisation des blocs entre eux nous est inconnue.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Nom du site<\/u>\u00a0: Les Gaillards<\/p>\n<p><u>Commune<\/u>\u00a0: Biganos<\/p>\n<p><u>Description<\/u>\u00a0: Il s\u2019agit d\u2019une n\u00e9cropole tr\u00e8s \u00e9tendue qui n\u2019a \u00e9t\u00e9 fouill\u00e9e que partiellement par B. Peyneau. Des fouilles de sauvetage ont \u00e9t\u00e9 entreprises dans les ann\u00e9es 1980 lors de l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un lotissement dans la zone. La n\u00e9cropole est distante de huit-cent m\u00e8tres de la Leyre. Cette n\u00e9cropole est la plus importante de notre zone d\u2019\u00e9tude\u00a0: elle a livr\u00e9 dix-neuf tumulus mais il est possible que certains aient \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits. Le nombre de s\u00e9pultures ne peut \u00eatre correctement appr\u00e9hend\u00e9\u00a0: B. Peyneau l\u2019a lui-m\u00eame avou\u00e9, la fouille de ce site n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 men\u00e9e selon une bonne m\u00e9thode et de nombreuses donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 perdues. Il est toutefois int\u00e9ressant de remarquer qu\u2019un tumulus de cette n\u00e9cropole a livr\u00e9 une s\u00e9pulture gallo-romaine.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Nom du site<\/u>\u00a0: Balanos Les Couyouns<\/p>\n<p><u>Commune<\/u>\u00a0: Le Teich<\/p>\n<p><u>Type<\/u>\u00a0: n\u00e9cropole de tombes en fosses<\/p>\n<p><u>Descripition<\/u>\u00a0: Situ\u00e9e sur la rive gauche de la Leyre, au niveau de l\u2019autoroute reliant Bordeaux \u00e0 Arcachon, cette n\u00e9cropole a fait l\u2019objet de fouilles pr\u00e9ventives en 1974 et 1975. Elle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 fouill\u00e9e en int\u00e9gralit\u00e9 mais a tout de m\u00eame livr\u00e9 quinze s\u00e9pultures.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Nom du site<\/u>\u00a0: Pujaut<\/p>\n<p><u>Commune<\/u>\u00a0: Mios<\/p>\n<p><u>Type<\/u>\u00a0: n\u00e9cropole tumulaire<\/p>\n<p><u>Description\u00a0<\/u>: la n\u00e9cropole est situ\u00e9e sur la rive gauche de la Leyre, \u00e0 proximit\u00e9 du marais du Rebec. Elle regroupe huit tumulus, contenant une ou plusieurs s\u00e9pultures chacun. Elle a livr\u00e9 au total seize s\u00e9pultures. Elle semble organis\u00e9e en deux lignes parall\u00e8les. Un des tumulus se distingue par son importance\u00a0: il mesure en effet trente-quatre m\u00e8tres de diam\u00e8tre pour deux m\u00e8tres cinquante de haut.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Nom du site<\/u>\u00a0: Truc du Bourdiou<\/p>\n<p><u>Commune\u00a0<\/u>: Mios<\/p>\n<p><u>Type\u00a0<\/u>: n\u00e9cropole de tombes en fosses<\/p>\n<p><u>Description\u00a0<\/u>: La n\u00e9cropole est situ\u00e9e \u00e0 environ quatre cent m\u00e8tres de la Leyre mais \u00e9galement \u00e0 proximit\u00e9 du ruisseau de la Saye, situ\u00e9 au fond d\u2019un ravin. Elle est positionn\u00e9e en hauteur par rapport au fleuve, \u00e0 vingt m\u00e8tres au dessus de ce dernier. Cinquante-trois s\u00e9pultures ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvertes mais la n\u00e9cropole n\u2019est pas connue dans son int\u00e9gralit\u00e9. Elle a \u00e9galement subi de nombreux dommages li\u00e9 \u00e0 l\u2019extraction de sable pratiqu\u00e9e sur la zone arch\u00e9ologique. Les tombes sont parfois entour\u00e9es de murets en garluche (\u00e0 diff\u00e9rencier des cercles de pierres ou de garluche). De nombreuses fosses remplies de charbon ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mises au jour.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Nom du site<\/u>\u00a0: Castandet<\/p>\n<p><u>Commune\u00a0<\/u>: Mios<\/p>\n<p><u>Type<\/u>\u00a0: tumulus isol\u00e9<\/p>\n<p><u>Description<\/u>\u00a0: Le tumulus est situ\u00e9 sur la rive gauche de la Leyre, et nous ne savons que tr\u00e8s peu de choses de ce dernier, except\u00e9 le fait qu\u2019il ne contenait qu\u2019une s\u00e9pulture.<\/p>\n<p><u>Nom du site<\/u>\u00a0: Berceau<\/p>\n<p><u>Commune<\/u>\u00a0: Mios<\/p>\n<p><u>Type<\/u>\u00a0: n\u00e9cropole tumulaire<\/p>\n<p><u>Description<\/u>\u00a0: Cette n\u00e9cropole est situ\u00e9e sur la rive gauche de la Leyre, \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019un marais et de sources naturelles. B. Peyneau n\u2019a fouill\u00e9 qu\u2019un seul tumulus sur les quatre qu\u2019il avait r\u00e9pertori\u00e9 mais ce dernier est relativement \u00e9loign\u00e9 des trois autres. Il ne renfermait qu\u2019une s\u00e9pulture.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Nom du site<\/u>\u00a0: Coularre<\/p>\n<p><u>Commune<\/u>\u00a0: Mios<\/p>\n<p><u>Type<\/u>\u00a0: tumulus isol\u00e9.<\/p>\n<p><u>Description<\/u>\u00a0: fouill\u00e9 par B. Peyneau en 1926, non publi\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Nom du site<\/u>\u00a0: Camping Municipal<\/p>\n<p><u>Commune<\/u>\u00a0: Mios<\/p>\n<p><u>Type<\/u>\u00a0: ind\u00e9termin\u00e9<\/p>\n<p><u>Description<\/u>\u00a0: Des fouilles\u00a0 pr\u00e9ventives ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es lors de la pause de c\u00e2bles \u00e9lectriques dans le camping. Le site est situ\u00e9 sur la rive droite de la Leyre, \u00e0 moins de cent m\u00e8tres de celle-ci. Elle est aussi situ\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 du ruisseau de l\u2019Andron. Les fouilles ne nous permettent pas d\u2019appr\u00e9hender les structures fun\u00e9raires de mani\u00e8re claire\u00a0: des sondages ont \u00e9t\u00e9 faits \u00e0 la pelle m\u00e9canique et le mobilier a \u00e9t\u00e9 ramass\u00e9 par tamisage.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Nom du site<\/u>\u00a0: Bourg de Salles<\/p>\n<p><u>Commune<\/u>\u00a0: Salles<\/p>\n<p><u>Type<\/u>\u00a0: ind\u00e9termin\u00e9<\/p>\n<p><u>Description<\/u>\u00a0: Le site a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert lors de travaux chez des particuliers \u00e0 l\u2019\u00e9poque de B. Peyneau. Ce dernier a r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 le mobilier d\u2019une s\u00e9pulture. Aujourd\u2019hui, l\u2019endroit est compl\u00e8tement couvert de constructions. L\u00e0 encore, le site est situ\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9 de la Leyre, sur un plateau sablonneux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><u>Nom du site<\/u>\u00a0: Le Martinet<\/p>\n<p><u>Commune<\/u>\u00a0: Salles<\/p>\n<p><u>Type<\/u>\u00a0: n\u00e9cropole de tombes en fosses<\/p>\n<p><u>Description\u00a0<\/u>: Cette n\u00e9cropole n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 fouill\u00e9e en int\u00e9gralit\u00e9. Une premi\u00e8re mention de mobilier fun\u00e9raire date de 1860. Le site fut ensuite \u00ab\u00a0perdu\u00a0\u00bb, jusqu\u2019\u00e0 ce que des travaux sur le complexe sportif ne mettent au jour des structures fun\u00e9raires du Premier Age du Fer. Plusieurs campagnes pr\u00e9ventives r\u00e9v\u00e9l\u00e8rent vingt-deux s\u00e9pultures. Toutefois se pose la question de la relation entre ces structures mises au jour au d\u00e9but du 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle\u00a0: en effet, le mobilier d\u00e9couvert \u00e0 cette \u00e9poque, sur les pentes du ruisseau du Martinet, est assez \u00e9loign\u00e9 de la zone couverte par les s\u00e9pultures d\u00e9gag\u00e9es depuis les ann\u00e9es 1980. Peut-\u00eatre existe une autre n\u00e9cropole \u00e0 proximit\u00e9\u2026<\/p>\n<p>Comme nous venons de le montrer, il existe plusieurs types de structures fun\u00e9raires dont nous ne poss\u00e9dons souvent que des donn\u00e9es lacunaires\u00a0: si le mobilier est en grande partie conserv\u00e9, les fouilles anciennes et les fouilles pr\u00e9ventives ne nous permettent pas de les comprendre compl\u00e8tement. Pour appr\u00e9hender les structures, il a fallu comparer avec les autres sites fun\u00e9raires connus dans les environs, ce qui nous a permis de mieux interpr\u00e9ter les dires de B. Peyneau. Toutefois, une grande partie de ce travail a consist\u00e9 en l\u2019\u00e9tude pr\u00e9cise du mobilier arch\u00e9ologique.<\/p>\n<p><strong>Rep\u00e8res bibliographiques<\/strong><\/p>\n<p><strong><u>ENJALBERT (H.)<\/u><\/strong><u> : <\/u><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/em><strong>1960 <\/strong>: <em>Les Pays Aquitains, T1 : le model\u00e9 et les sols, th\u00e8se de 3<sup>\u00e8me<\/sup> cycle, Bordeaux, janvier 1956<\/em>, Bordeaux, 1960.<\/p>\n<p><strong><u>ESCUDE-QUILLET (J.-M.) <\/u><\/strong><strong><u>:<\/u><\/strong><\/p>\n<p><strong>1998<\/strong>\u00a0: <em>Du complexe Pyr\u00e9n\u00e9en au complexe Aquitain\u00a0: la fin de l\u2019Age du Bronze et l\u2019Age du Fer de l\u2019Aquitaine m\u00e9ridionale, th\u00e8se de doctorat<\/em>, universit\u00e9 Toulouse le Mirail, 1998.<\/p>\n<p><strong><u>LAPORTE (L.) (dir.)\u00a0: <\/u><\/strong><\/p>\n<p><strong>1998<\/strong>\u00a0: <em>L\u2019estuaire de la Charente de la protohistoire au Moyen-Age<\/em>, DAF, 72, Paris, 1998.<\/p>\n<p><strong><u>MARAMBAT (L.) <\/u><\/strong><u>: <\/u><\/p>\n<p><strong><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/em><\/strong><strong>1995 <\/strong>: <em>Paysages de la fa\u00e7ade atlantique girondine et de la Saintonge au post-glaciaire. L\u2019empreinte de l\u2019homme<\/em>, Cahiers du Quaternaire, 21, Paris, 1995, p.83-101.<\/p>\n<p><strong><u>MOHEN (J.-P.) <\/u><\/strong><u>:<\/u><\/p>\n<p><strong>1972<\/strong>\u00a0: \u00ab\u00a0Rapport entre les habitats et les n\u00e9cropoles du Premier Age du Fer en Gironde\u00a0\u00bb, in <em>Actes du 1<sup>er<\/sup> colloque arch\u00e9ologique de la 4<sup>\u00e8me<\/sup> section de l\u2019Ecole Pratique des Hautes Etudes, Paris, 1972<\/em>, Paris 1975, p.32-36.<\/p>\n<p><strong>1980<\/strong> : <em>L\u2019Age du Fer en Aquitaine, du VIIIe au IIIe si\u00e8cle avant J.-C.<\/em>, MSPF, 14, Paris, 1980.<\/p>\n<p><strong><u>MOHEN (J.-P.), COFFYN (A.) <\/u><\/strong><u>:<\/u><\/p>\n<p><strong>1970 <\/strong>: <em>Les n\u00e9cropoles hallstattiennes du bassin d\u2019Arcachon<\/em>, vol. XI, Bibliotheca Praehistorica Hispana, Madrid, 1970.<\/p>\n<p><strong><u>PEYNEAU (B.) <\/u><\/strong><u>: <\/u><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/em><strong>1926<\/strong><strong> (a)<\/strong> : <em>D\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques dans le pays de Buch<\/em>, <em>Tome 1\u00a0: depuis l\u2019\u00e2ge de la pierre jusqu\u2019\u00e0 la conqu\u00eate romaine<\/em>, Bordeaux, 1926.<\/p>\n<p><strong>1926 (b)<\/strong>\u00a0: <em>D\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques dans le pays de Buch, Tome 2\u00a0: depuis la conqu\u00eate romaine jusqu\u2019\u00e0 nos jours<\/em>, Bordeaux, 1926.<\/p>\n<p><strong>Notes :<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Escud\u00e9-Quillet (J.-M.), 1998\u00a0; B\u00e9hague \u00a0(B.) (\u00e0 venir)<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Cette derni\u00e8re ne pouvait en effet plus se d\u00e9verser dans la mer.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Tastet (J.-P.), 2004.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> BP = Before Present. Terme g\u00e9n\u00e9ralement employ\u00e9 dans les parutions scientifiques. Le \u00ab\u00a0pr\u00e9sent\u00a0\u00bb correspond \u00e0 l\u2019ann\u00e9e 1950.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Donn\u00e9es issues d\u2019un entretien avec D. Coquillas.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> C\u2019est notamment le cas en Charente Maritime \u2013 voir Laporte (L.), 1998.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Marambat (L.), \u00a01995<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> une plante rud\u00e9rale est une plante qui cro\u00eet dans les endroits o\u00f9 il y a eu occupation humaine, notamment dans les ruines. Exemple\u00a0: l\u2019ortie.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Marambat (L.), 1995, p.98.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> Mention est faite bien s\u00fbr du paysage et non du d\u00e9partement au sens strict.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Enjalbert (H.), 1960, p.316-317.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> H. Enjalbert pla\u00e7ait la garluche dans la cat\u00e9gorie des alios. Aujourd\u2019hui, la garluche est une cat\u00e9gorie \u00e0 part.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> CRP2A, laboratoire de Physique Appliqu\u00e9e \u00e0 l\u2019Arch\u00e9ologie, Universit\u00e9 Bordeaux 3.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> Donn\u00e9es recueillies lors de la conf\u00e9rence de N. Gourdon-Platel, le 6 mai 2005 \u00e0 Sanguinet.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> Enjalbert (H.), 1960.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a> \u00a0Enjalbert (H.), 1960, p.247.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> Communication \u00e0 l\u2019intention de la Soci\u00e9t\u00e9 Royale des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux (avril 1829).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\">[18]<\/a> Fait av\u00e9r\u00e9 sur un tumulus fouill\u00e9 r\u00e9cemment. De plus, on note la proximit\u00e9 du site antique de Boios.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\">[19]<\/a> Peyneau (B.), 1926.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\">[20]<\/a> Mohen (J.-P.), Coffyn (A.), 1970.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paru initialement dans le bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 Historique et Arch\u00e9ologique d&rsquo;Arcachon en 2006. Merci \u00e0 l&rsquo;auteur de l&rsquo;article de nous avoir permis de le publier sur ce blog. Les s\u00e9pultures du Premier Age du Fer autour du bassin d\u2019Arcachon et de la basse vall\u00e9e de la Leyre (800-420 avant J.-C.), par Marie BILBAO &#8211; <span class=\"ellipsis\">&hellip;<\/span> <span class=\"more-link-wrap\"><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/la-basse-vallee-de-la-leyre-a-lage-du-fer-partie-1\/\" class=\"more-link\"><span>Read More &rarr;<\/span><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[5],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/770"}],"collection":[{"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=770"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/770\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":897,"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/770\/revisions\/897"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=770"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=770"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=770"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}