{"id":588,"date":"2016-02-29T23:21:14","date_gmt":"2016-02-29T22:21:14","guid":{"rendered":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/?p=588"},"modified":"2016-02-29T23:21:14","modified_gmt":"2016-02-29T22:21:14","slug":"beret-vascon","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/beret-vascon\/","title":{"rendered":"B\u00e9ret vascon !"},"content":{"rendered":"<p>Le quotidien Sud Ouest propose, \u00e0 l&rsquo;occasion de la r\u00e9\u00e9dition d&rsquo;un classique, de revenir sur l&rsquo;origine du b\u00e9ret. Il est quand m\u00eame \u00e9trange de devoir tant s&rsquo;\u00e9charper sur une suppos\u00e9e appartenance, \u00e0 qui basque, \u00e0 qui b\u00e9arnais au lieu de faire de cette coiffe r\u00e9gionale un \u00e9l\u00e9ment f\u00e9d\u00e9rateur d&rsquo;une appartenance plus large, bien que moins consensuelle, celle de vascon (on se souviendra qu&rsquo;un ouvrage fondateur du nouveau nationalisme basque se nomme Vasconia, \u00e9crit par Federico Krutwig, et qu&rsquo;y figure une carte de ce territoire d&rsquo;entre Ebre et Garonne, avec des districts aux noms basquis\u00e9s, comme une incitation \u00e0 relever le d\u00e9fi de l&rsquo;union pour les uns, \u00e0 justifier une h\u00e9g\u00e9monie pour les autres). Basques ou Gascons, apr\u00e8s tout, la d\u00e9nomination a \u00e9t\u00e9 commune au d\u00e9but du Moyen Age, et avant encore, tous \u00e9taient Aquitani. (source : <a href=\"http:\/\/www.sudouest.fr\/2016\/02\/28\/le-beret-revient-sur-la-table-2286101-4483.php\" target=\"_blank\">http:\/\/www.sudouest.fr\/2016\/02\/28\/le-beret-revient-sur-la-table-2286101-4483.php<\/a>)<\/p>\n<blockquote>\n<h1 class=\"title extra-large bitter entry-title\">Le b\u00e9ret est-il basque ou b\u00e9arnais ?<\/h1>\n<div class=\"thema-links-inline\"><span class=\"publishing\"> <span class=\"downfrom-tablet\">Publi\u00e9<\/span> <time class=\"published downfrom-tablet\" datetime=\"2016-02-28T03:28:09\"> le 28\/02\/2016 . <\/time> Mis \u00e0 jour \u00e0 <time class=\"updated\" datetime=\"2016-02-28T09:28:23\"> 09h28 <\/time> par <span class=\"author\"> patrice sanchez <\/span> <\/span><\/div>\n<\/blockquote>\n<section class=\"article \">\n<blockquote>\n<figure class=\"hmedia marged-bottom\"><img decoding=\"async\" class=\"photo\" src=\"http:\/\/images.sudouest.fr\/images\/2016\/02\/28\/2286101_132_12986659_1000x500.jpg?v=1\" alt=\"Le b\u00e9ret, un des symboles des Pyr\u00e9n\u00e9es, est syst\u00e9matiquement offert aux personnalit\u00e9s comme en novembre dernier lors du passage \u00e0 Pau du pr\u00e9sident bolivien, Evo Moral\u00e8s.\" \/><figcaption> <span class=\"fn\">Le b\u00e9ret, un des symboles des Pyr\u00e9n\u00e9es, est syst\u00e9matiquement offert aux personnalit\u00e9s comme en novembre dernier lors du passage \u00e0 Pau du pr\u00e9sident bolivien, Evo Moral\u00e8s.<\/span> <em><em> \u00a9<\/em><\/em><\/p>\n<div class=\"contributor vcard\">\n<div class=\"fn\">archives jj sentucq<\/div>\n<\/div>\n<\/figcaption><\/figure>\n<h2 class=\"entry-summary\">La r\u00e9\u00e9dition du livre du Landais Ren\u00e9 Cuzacq mettra-t-elle enfin d\u2019accord tout le monde sur l\u2019origine du b\u00e9ret ? Basque ou b\u00e9arnaise ? Un d\u00e9bat fondamental.<\/h2>\n<\/blockquote>\n<div class=\"entry-content\">\n<blockquote><p><span class=\"lettrine\">F<\/span>aut-il porter le b\u00e9ret sur la droite ou sur la gauche ? En avant ou en arri\u00e8re ? Peu importe. Une seule question compte : le couvre-chef est-il basque ou b\u00e9arnais ? Le d\u00e9bat fondamental est aujourd&rsquo;hui tranch\u00e9. <strong>Et c&rsquo;est un Landais qui met tout le monde d&rsquo;accord.<\/strong><\/p>\n<p>Auteur de deux \u00e9tudes sur le sujet, en 1941 et 1951, Ren\u00e9 Cuzacq, en bon Gascon, ne se mouille pas. Selon lui, l&rsquo;origine est\u2026 pyr\u00e9n\u00e9enne ! Sans pour autant d\u00e9douaner les Basques et les B\u00e9arnais d&rsquo;avoir activement particip\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;un des symboles les plus forts de la France. La r\u00e9\u00e9dition de son livre, une bible introuvable depuis plusieurs ann\u00e9es (1), permet n\u00e9anmoins d&rsquo;en savoir davantage.<\/p>\n<p>R\u00e9glons l&rsquo;essentiel une bonne fois pour toutes. Les m\u00e9tropoles historiques de la fabrication des b\u00e9rets sont belles et bien b\u00e9arnaises. Nay et Oloron, suivie, plus tard, de Mirepeix ont permis au d\u00e9partement de produire autour d&rsquo;un million de b\u00e9rets par an \u00e0 partir de 1918. Transform\u00e9s progressivement en usine, les ateliers y employaient beaucoup de main-d&rsquo;\u0153uvre.<\/p>\n<h3>Le concurrent de la casquette<\/h3>\n<p>Ren\u00e9 Cuzacq rappelle que le concurrent de la casquette anglaise passait dans dix-huit mains diff\u00e9rentes avant d&rsquo;\u00eatre vendu. \u00c0 Nay, la premi\u00e8re unit\u00e9 de production de b\u00e9rets issue d&rsquo;une longue tradition textile, remonte \u00e0 1830. C&rsquo;\u00e9tait celle de Prosper Blancq. La situation d&rsquo;Oloron est, semble-t-il, comparable et assure le lien avec le temps o\u00f9 on y fabriquait des bonnets ronds, rue Labarraque.<\/p>\n<p>Que nous dit Ren\u00e9 Cuzacq, en revanche, sur la production basque ? Il ne rejoint pas l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un h\u00e9ritage des guerres carlistes n\u00e9es de la succession de Ferdinand VII d&rsquo;Espagne, d\u00e8s la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle. \u00ab Le b\u00e9ret est une chose pyr\u00e9n\u00e9enne. Il \u00e9tait tricot\u00e9 \u00e0 la maison : exactement comme par le berger de la Lande. Si la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 du Pays basque lui a donn\u00e9 son nom (venu certainement de Paris avec la r\u00e9putation grandissante de nos r\u00e9gions), nul doute que des Landes aux Pyr\u00e9n\u00e9es, on n&rsquo;ait de tout temps port\u00e9 le b\u00e9ret par une tradition continue qui aboutit au b\u00e9ret basque \u00bb, \u00e9crit l&rsquo;auteur.<\/p>\n<p>Il ne minimise pas, par ailleurs, le r\u00f4le des B\u00e9arnais, notamment dans la fixation des formes alors que le b\u00e9ret \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 depuis longtemps la coiffure caract\u00e9ristique de l&rsquo;identit\u00e9 du Sud-Ouest.<\/p>\n<h3>Premi\u00e8res traces en 1531<\/h3>\n<p>D&rsquo;aucuns le pr\u00e9sentaient pourtant comme provenant de Gr\u00e8ce. Les Romains s&rsquo;en servaient pour se couvrir dans l&rsquo;amphith\u00e9\u00e2tre. Les Ph\u00e9niciens l&rsquo;auraient apport\u00e9 au Pays basque. Ren\u00e9 Cuzacq rel\u00e8ve aussi la l\u00e9gende selon laquelle les soldats de Napol\u00e9on l&rsquo;avaient retrouv\u00e9 chez les Russes de Pologne. \u00ab Dans l&rsquo;histoire du b\u00e9ret, il est difficile de remonter plus que les XVe et XVIe si\u00e8cle \u00bb, raconte le Landais. Il cite le t\u00e9moignage d&rsquo;un p\u00e8lerin de Saint-Jacques \u00e0 la fin du XVe si\u00e8cle. Le texte est accompagn\u00e9 d&rsquo;un dessin o\u00f9 un homme porte une toque noire.<\/p>\n<p>Ren\u00e9 Cuzacq n&rsquo;y voit pas la naissance du b\u00e9ret. Mais peut-\u00eatre bien le d\u00e9but d&rsquo;une \u00e9volution. M\u00eame si on retrouve une forme de b\u00e9ret d\u00e8s 1280 sur le portail de l&rsquo;\u00e9glise de Bellocq, Cuzacq pr\u00e9f\u00e8re placer la premi\u00e8re trace du mot b\u00e9ret \u00ab dans les archives de Bayonne \u00bb, entre 1531 et 1538. L&rsquo;inventaire de P\u00e8s de Camyade \u00e9voque ainsi un b\u00e9ret noir \u00e0 deux revers. Mais en v\u00e9rit\u00e9, les couleurs ont r\u00e9guli\u00e8rement chang\u00e9.<\/p>\n<h3>Rouge et bleu<\/h3>\n<p>En 1549, la rencontre entre Gramont et le roi de Navarre s&rsquo;organise en compagnie de \u00ab 2 000 vassaux en b\u00e9rets noirs \u00bb. Chose surprenante : les B\u00e9arnais avaient particip\u00e9 \u00e0 la r\u00e9ception en\u2026 \u00ab b\u00e9rets rouges \u00bb ! En 1660 les matelots des chaloupes qui accueillaient Louis XIV \u00e0 Bayonne avaient aussi des bonnets rouges. Bien plus tard, en 1788, ces m\u00eames b\u00e9rets rouges port\u00e9s dans la r\u00e9gion de Monein poussent le voyageur Arthur Young \u00e0 faire un lien avec l&rsquo;\u00c9cosse.<\/p>\n<p>\u00c0 la m\u00eame p\u00e9riode, un r\u00e9giment fond\u00e9 par le chevalier basque de B\u00e9la porte le b\u00e9ret \u00ab bleu de ciel \u00e0 la Navarraise. \u00bb Une couleur reprise dans la \u00ab Statistique du d\u00e9partement des Basses-Pyr\u00e9n\u00e9es \u00bb au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>\u00c0 lire Ren\u00e9 Cuzacq, on peut en d\u00e9duire que le noir a fini par s&rsquo;imposer apr\u00e8s 1914, quand le b\u00e9ret a d\u00e9finitivement conquis les c\u0153urs et surtout les t\u00eates. C&rsquo;est bien en tout cas le gascon qui emploie le terme de \u00ab berret \u00bb, m\u00eame si \u00ab lou cap\u00e8t \u00bb a surv\u00e9cu au temps. Ren\u00e9 Cuzacq rappelle d&rsquo;ailleurs que les premi\u00e8res \u00e9ditions du dictionnaire de l&rsquo;Acad\u00e9mie ignorait totalement le b\u00e9ret.<\/p>\n<p>(1) \u00ab <a href=\"http:\/\/livre.fnac.com\/a8968251\/R-Cuzaq-Petite-histoire-du-beret-basque\">Petite histoire du b\u00e9ret basque<\/a> \u00bb aux \u00e9ditions des r\u00e9gionalismes (11,95 \u20ac)<\/p><\/blockquote>\n<\/div>\n<\/section>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le quotidien Sud Ouest propose, \u00e0 l&rsquo;occasion de la r\u00e9\u00e9dition d&rsquo;un classique, de revenir sur l&rsquo;origine du b\u00e9ret. Il est quand m\u00eame \u00e9trange de devoir tant s&rsquo;\u00e9charper sur une suppos\u00e9e appartenance, \u00e0 qui basque, \u00e0 qui b\u00e9arnais au lieu de faire de cette coiffe r\u00e9gionale un \u00e9l\u00e9ment f\u00e9d\u00e9rateur d&rsquo;une appartenance plus large, bien que moins <span class=\"ellipsis\">&hellip;<\/span> <span class=\"more-link-wrap\"><a href=\"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/beret-vascon\/\" class=\"more-link\"><span>Read More &rarr;<\/span><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[67,4,3],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/588"}],"collection":[{"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=588"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/588\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":589,"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/588\/revisions\/589"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=588"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=588"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/clubdubalen.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=588"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}